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 Shaporo

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Capitaine de l'Eden Garden


☠ Messages : 149
☠ Âge du Personnage : 20 ans
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☠ Localisation RP : South Blue
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Capitaine de l'Eden Garden

MessageSujet: Shaporo   Sam 27 Jan - 15:50



Shaporo Yuhao







Prénom et Nom: Shaporo Yuhao
Âge : 20 ans
Sexe : Masculin
Avatar : Okita Souji - Hakuouki
Groupe : Pirate
Métier : Cuisinier
Espèce : Humain
But : Atteindre le "sommet" du monde de la piraterie

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Fruit du Démon : //
Autres capacités : Bretteur


Description physique

C’est sous un rayon lumineux que coule l’ombre de sa gestuelle.

Si ce n’est dans une pureté inégalée que trouve refuge l’attitude de ce jeune homme, on le doit à sa formalité si noble. Rares sont les gestes déplacés qui occurrent au milieu de ses gracieux mouvements. Une allure sans aucun doute suivi grâce à la flamme qui brûle pour l’honneur. Respectant le code des guerriers, il en vient à garder cette démarche princière, sans perdre sa modestie. Ceci dit, la clarté se révèle souvent être un reflet des ténèbres. L’obscurité rongeant l’âme de cet homme n’étant toutefois des plus envahissantes, son aura en reste séduisante ne se plongeant point encore dans un abîme noir et profond.

Ce crépuscule se manifeste toutefois sous la forme d’un visage orné d’un constant sourire. Si celui-ci démontre des notes variées, il ne représente en aucun cas ses sentiments intérieurs. La chaleur de ses véritables expressions ne se dévoilent que lors de moments réellement particuliers, une heure à noter dans son carnet. Néanmoins, son attitude n’en est pas pour autant agressif, gardant des traits calmes, voire même jovials. Il est aisé d’attribuer cet état de joie à ce personnage tant son éclat se trouve être persuasif et naturel. Malgré tout, sous une profonde analyse, il est aussi possible d’apercevoir ce côté regrettable qu’il émet parfois, ce regard embrasé se perdant dans le passé.

Cette braise enchanteresse libère un fort halo d’innocence, ajoutant une certaine profondeur à l’émeraude de ses yeux. Si le reste de son visage ordonne une cohésion essentielle afin de le rendre crédible dans son sérieux, il détache toutefois cet aspect noble qu’il est possible de ressentir. Les fines lignes qui tissent son faciès associent aise à optimisme, laissant paraître ce radieux sourire de nombreuses fois, harmonisant l’élégance de sa frimousse. Cette crinière ne fait que renforcer cette globale impression de sa teinte châtaine aux reflets ébènes.

Prenant en compte son naturel vaniteux, son style vestimentaire suit une logique rationnelle à en perdre sa cohérence. Il n’est pas rare de le voir porter un accoutrement tout particulièrement léger et exotique. Le jeune homme se permet d’afficher une note orientale à l’aide de kimono ou d'un haori plus ou moins colorés.


Description mentale

Une fleur, aussi belle soit-elle de surface, ne révèle sa merveille qu’une fois avoir été découverte en son terrain magique.

D’une façade de lumière, se traduit une attitude envoûtante. Si noble, si aimable, l’atmosphère se dégageant du jeune homme formerait presque une aura princière. Ses agissements accompagnent sans crainte l’effet qu’il émane, accentuant son pseudo statut d’inaccessibilité. Toutefois, Yuhao Shaporo est ce que l’on appelle un pur hypocrite.

Notre cher ami n’oublie en rien à la règle de l’image publique, imprégnant celle qu’il a choisi dans sa façon de se comporter. En l’observant un minimum, il est aisé de percevoir ce sourire constamment affiché sur son faciès. Cette affreuse placidité subsiste malgré les mauvaises situations et les drames. Ce n’est guère qu’il est dénué de sentiments, mais il s’efforce de garder un masque de neutralité pour éviter que l’on ne lit sur son visage. Ainsi, il protège au mieux les manigances qu’il pourrait préparer, même s’il est possible qu’une telle attitude puisse éveiller certains soupçons, bien qu’il adopte toujours un sourire adéquat en la situation à laquelle il se trouve. Pour lui, au lieu de vouloir cacher à tout prix le fait qu’il pourrait commettre des actes suspects, il préfère cacher du mieux possible les pistes pouvant amener à le défaire.

Son parlé quelque peu courtois découle donc de ce premier aspect. Le pirate emploie un langage assez soutenu, ou du moins respectable, autant pour ses ennemis que ses potentiels proches amis ou tout simplement camarades. De cela s’ajoute une éloquence remarquable. Il a développé une charmante façon de conquérir l’attention d’autrui par le biais de la communication verbale.

L’ombre de son cœur démontre une facette bien plus obscure que cette fausse apparence qui lui donne cette impression de bonté. Loin de lui d’être complètement machiavélique, mais il est aussi impossible de le définir comme étant un ange. On peut voir son véritable fond comme étant celui d’un manipulateur.

Étrangement, un quasi-contraire vient faire perdre la cohérence de l’esprit du jeune. Sachant qu’il adore avoir les choses en main, il ne devrait pas réellement jouir d’un affront, d’un problème qui le pousserait à revisiter ses plans. Pourtant, étant donné qu’il démontre un franc sourire en face de la difficulté, il ne peut s’empêcher de savourer la résistance et l’opposition. Ainsi, en contradiction, ou en addition à son vice se démarque une nature assez libre, qui lui permet d’apprécier chaque moment de sa vie, bon comme mauvais. Se dérivant de cela, son tempérament joueur vient compléter son caractère malsain. Bien qu’il aime lorsque tout se déroule comme prévu, il ne peut s’empêcher de vouloir une once de défi en face de lui.

Par la suite, il lui arrive d’être provocateur, rien que pour satisfaire ses pulsions. Si ces provocations se révèlent en tant que sarcasmes, inutile de préciser qu’il est prêt à sacrifier sa figure d’ange pour démontrer une partie de sa nature démoniaque, s’il est sûr de pouvoir rectifier le tir après s’être amusé.

Si tout semble le porter comme étant un homme seul préférant voir le monde comme ses ennemis, il garde néanmoins des sentiments se rapportant à l’amitié. Sans pour autant changer du tout au tout avec ceux qui sont proches de lui, Shaporo s’expose un peu plus, se montrant plus franc envers ses véritables camarades. Toutefois, le terme protecteur ne pourrait pas vraiment le définir. Même s’il tient beaucoup à ses frères d’armes, il n’a pas le cœur assez tendre pour se sacrifier entièrement pour eux pour que ceux-ci tombent avec lui la seconde suivante. Évidemment, il les aidera au mieux possible, mais il ne fera jamais preuve d’impulsivité et abordera d’abord un raisonnement logique avant d’agir. Ses amis comptent beaucoup, mais sa vie encore plus.

Avec cela, il est probable de percevoir un futur empli de lâcheté, de trahison et de péripéties de ce genre, mais ce jeune pirate n’est en rien un couard. Certes, il valorise bien plus sa vie que celle de ses compagnons, mais cela ne veut pas pour autant dire que ces dernières ne valent rien. S’il doit aider un ami, il ne se défilera point, même si de nombreux obstacles lui font face. Il restera calme et se mettra en route.

Toutefois, on peut remarquer que cet individu se recherche encore. Il se connaît globalement, mais n’arrive toujours pas à concevoir la raison pour laquelle il est comme cela. Suite aux événements de sa vie, il est bien plus en alerte sur ses propres actions, cherchant à atteindre un idéal plus saint, tout en gardant cette partie de lui qui ne l’empêche pas d’apprécier les plaisirs de la piraterie. En somme, il aimerait bien pouvoir accorder plus d’importance à ses amis qu’à lui-même, entre autres petites choses.

En dehors de ces qualités et défauts, on remarque aussi un changement de comportement envers le sexe opposé. Sans être complètement subjugué par la beauté féminine, leur charme arrive tout de même à faire légèrement vaciller ses principes. Il est ainsi facile d’en dire qu’il est un simple pervers parmi d’autres, mais au final, le pirate n’espère même pas conclure avec les demoiselles. En toute vérité, il n’essaie pas réellement de séduire les belles, mais aime tout particulièrement jouer avec elles à ce jeu.

Par ailleurs, il est aussi vrai que Shaporo se montre bien plus franc avec les femmes qu’il ne devrait l’être, et il en a conscience. Il ne peut tout simplement pas corriger ce fait facilement. On raconte qu’il ferait aussi davantage d’effort pour les charmantes jeune dames… Au final, c’est peut-être vraiment un pervers.


Histoire

Les lieux n’avaient guère pour habitude d’accueillir une foule pareille, apportant les premières pierres d’une ambiance méconnue par là. Pour tout dire, c’était assez réjouissant que cet air nouveau parcourait notre petit commerce. Sans doute était-ce là le signe que notre bar gagnait en influence, mais je ne savais pas réellement si c’était pour le mieux. Pour tout dire, les environs n’étaient pas un endroit des plus fréquentables. Nombreux étaient les brigands à s’installer dans ce village, celui-ci s’étant construit à l’aide de ces derniers. Il était même possible de dire que c’était une ville entièrement habitée de bandits.

Ce n’était pas rare de percevoir des hameaux de pirates ou autres criminels, mais il était difficile de vivre à l’intérieur de ces localités de façon paisible. La force et la violence prônaient au-dessus des lois installées, rendant ce genre de localité pratiquement invivable pour les plus faibles. Dans mon cas, je logeais dans la taverne de mon paternel. Je l’aidais à gérer le travail en tant qu’employé. Principalement, je faisais la cuisine et je servais les clients. Le bar étant un lieu public, il était possible d’y voir toute sorte de violence chaque jour. Toutefois, jamais on ne chercha à nuire au personnel de ce bâtiment. La raison pour laquelle on y trouvait encore un léger équilibre dans notre foyer n’était autre que la peur. Personne n’osait vraiment s’en prendre à nous. Certaines fois pour s’amuser ou se tester, mais aucun cas sérieux comme une envie de conquérir le commerce ne s’était manifesté. Si malheureusement ce n’était pas à cause de moi que les clients se tenaient à l’ordre, c’était grâce à mon père qui dégageait une certaine puissance qui les calmaient.

On disait qu’il était fort, très fort. Il aurait été un ancien pirate plutôt renommé, mais aurait prit sa retraite pour s’installer dans les parages avec quelques uns de ses collègues. Son petit groupe était redouté de beaucoup de gens, voilà pourquoi on y trouvait un semblant d’ordre par chez moi.

Si mon père était puissant, j’étais loin d’avoir hérité naturellement de son génie. J’apprenais à me battre avec lui depuis ma toute enfance mais je n’arrivais toujours pas à voir l’ampleur de ses capacités. Je suais sang et eaux pour tenter de le rattraper, mais à chaque fois que je pensais m’être rapproché de lui, il démontrait une nouvelle force qui surpassait de loin celle qu’il révélait juste avant. Bien que cela ne me décourageait pas totalement, j’en prenais un léger coup au moral, à chaque fois. J’en vins à croire que jamais je ne le rattraperais. Cependant, j’étais encore jeune et j’avais toute ma vie devant moi pour pouvoir le dépasser un jour. Je ne lâchais donc pas mes efforts pour autant, et continuais de m’entraîner sans relâche durant mon temps libre.

Malgré cette détermination, il vint un jour où les exercices seuls ne me suffisaient plus. Sans doute avais-je légèrement changé ou maturé, mais cette pureté simple de seulement vouloir devenir plus fort s’était estompée. En quelque sorte, je n’étais pas satisfait de ma vie. La routine journalière me déplaisait. Je commençais à en saturer. Il manquait grandement d’actions et de surprises, même si on pouvait trouver une ou deux bagarres le soir. Après avoir grandement réfléchi, je remarquais facilement que ce n’était pas le genre de vie que je voulais avoir. Toutefois, bien que je savais que ce n’était pas ce que je souhaitais, je ne savais pas encore ce que je voulais vraiment. Je me rappelais m’être émerveillé en écoutant les aventures de mon père étant plus jeune, était-ce là ce que je recherchais ? Voulais-je vraiment à mon tour vivre des épopées magiques et magnifiques ? Ce jour-là, suite à cette réflexion, j’avais vraiment changé.

Je me mis alors à découvrir la ville sous un nouvel angle, à marcher par mes propres pas comme si c’était la première fois que j’explorais les lieux. Je n’arrivais toujours pas à comprendre ce qui m’arrivait, mais ce genre de renouveau ne pouvait être que bénéfique selon mon point de vue. J’arrivais alors à voir où la violence éclatait le plus souvent et où la pauvreté était la plus présente. Bien que cela ne changeait pas grand-chose à ma vie, cela arrivait à modifier ma vision des choses, comme si je voyais par mes propres yeux pour la première fois. Je prenais cela comme un signe, le signe d’arrêter de vouloir suivre les traces de mon père, ou du moins d’arrêter de le suivre lui et d’écouter ses ordres et ses demandes. Il était peut-être fort, mais ce n’était pas non plus une raison pour dicter ce que je devais faire. Ainsi commença l’âge rebelle.

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Voilà seize années que je vivais dans ce village perdu. Je résidais toujours dans ce bar en compagnie de mon père, mais je m’étais détaché de lui. J’avais perdu ma dépendance pour vivre de mes propres ailes, ou presque. Bien que je suivais toujours certaines de ses instructions, notamment pour devenir plus fort, je ne consacrais plus tout mon temps là-dessus. J’en passais davantage avec mon entourage, m’étant fait quelques camarades de mon âge. Il nous arrivait de discuter de tout et de rien, mais principalement de nos rêves et de nos convictions. Si chacun avait une réponse assez précise, je ne pouvais donner la mienne étant donné le flou qui envahissait toujours mon esprit quant à mes envies. Tant que je m’amusais, tant que ce sentiment de vide à l’intérieur de moi se comblait, j’étais heureux. Alors, quand je vins à entendre si je partageais les idées de mes confrères, je ne pouvais leur répondre honnêtement.

L’un d’eux souhaitaient pouvoir démanteler le gouvernement actuel pour pouvoir régir sa propre direction. D’ailleurs, beaucoup d’entre nous avaient un objectif similaire me faisant croire qu’ils allaient vite rejoindre cette organisation nommée les francs-marins que mon père m’avait parlé. Certains voulaient même créer leur propre groupe pour envahir le monde et régner sur lui. D’autres cherchaient juste à parcourir les mers en exerçant la même chose que ce qu’ils faisaient sur terre, les faisant devenir des pirates à part entière. Tous avaient déjà un but en tête dans lequel ils mettraient toute leur force pour l’accomplir au péril de leur vie. Cependant, moi, je n’arrivais à en choisir un. On me proposa chacun leur tour de me joindre à leurs idéaux, mais rien de tout cela n’avait d’importance à mes yeux. Sans doute ne voyais-je guère les choses en grand, ou bien je n’avais pas assez vécu d’aventures pour pouvoir me décider, mais je ne pouvais aucunement me ranger d’un côté comme d’un autre. A la place, je restais neutre. C’était par ailleurs une des raisons pour laquelle j’étais beaucoup sollicité, en dehors de mon appartenance à la taverne.

Le pire dans tout cela était que je ne savais même pas ce qui pouvait me combler réellement. J’aimais me battre… Mais c’était vraiment tout ce que je savais. Non, en toute vérité, j’avais aussi le pressentiment d’être légèrement différent des autres bandits du coin. Contrairement à eux, j’aimais beaucoup servir autrui, en toute amabilité, même si faire du mal aux autres ne me déplaisait pas pour autant. Piller une ville serait des plus faciles moralement parlant, mais autant que protéger quelqu’un… J’avais une attitude assez proche de ce que l’on recherche d’un mercenaire. Je ne cherchais pas la gloire, je ne cherchais pas à inscrire mon nom dans les légendes ou à accomplir quelque chose d’exceptionnelle, je cherchais uniquement à m’amuser. Selon mon humeur, il m’était possible de prendre mon pied à faire le mal comme à faire le bien, ce qui était assez étrange. Je n’arrivais pas à me comprendre…

« Eh père, quand tu étais jeune, avais-tu un idéal auquel t’accrocher en parcourant les mers ? »

Mon paternel aussi était étrange. C’était un ancien pirate, mais il m’avait élevé pour que j’aie un comportement respectable alors que l’on se trouvait dans une zone rouge, là où de nombreux brigands cohabitaient. J’avais beau cherché une logique dans tout cela depuis longtemps, je n’arrivais toujours pas à la trouver.

« J’ai parcouru les mers pour trouver une raison d’être, rien de bien fabuleux.

- L’as-tu trouvée alors ? Je veux dire, tu as arrêté d’être un pirate et tu t’es réfugié par-là, il y a bien une raison à cela non ?

- Pas vraiment, la vie en mer ne me plaisait pas tant que ça, c’est tout. Mener la vie que j’ai actuellement me suffit amplement, mais je te conseille pas de suivre ma voie. Elle est chiante.

- Sauf que moi non plus, je sais pas quoi en faire de ma vie. C’est de ta faute. Tu ne m’as pas insufflé d’objectif autre que de te rattraper quand j’étais gosse. J’ai pas vraiment envie de reprendre ce bar, j’veux pas non plus renverser le gouvernement et je cherche pas à devenir célèbre non plus. Ça fait plus de trois ans que j’arrête de te suivre pas pour pas, mais j’arrive pas à entrevoir un but qui m’irait. T’as une idée pour ça ?

- Comme tu le dis, je t’ai bien trop dicté plus jeune… C’est à toi de découvrir ce que t’as à faire. Essaye juste d’éviter de croiser la marine sur ton chemin, ou tu finiras peut-être comme ton vieux père. J’ai été obligé de me retirer complètement après avoir lamentablement perdu contre un contre-amiral.

- Eeeh, alors t’aimais bien les mers hein ? Par ailleurs, t’es sûr que la marine risque pas de débarquer dans le coin ? Ça fait un moment déjà, mais tu crois qu’ils sont sur ta trace ?

- Même si tu crois que je suis fort, je suis insignifiant. Ils ne vont pas s’emmerder pour moi. C’est par miracle que je suis encore en vie. Et puis, après t’avoir eu, j’pouvais pas reprendre les mers fiston.

- Oui oui, t’aurais juste pu me laisser à cette pute et repartir à l’aventure. Avoue que t’as trop honte pour reprendre.

- C’est quoi ces manières ? Je t’ai pas élevé pour que tu sois comme ça p’tit garnement !

- Oh c’est vrai. Pourquoi donc m’as-tu élevé pour avoir un parlé légèrement courtois ?

- Les demoiselles raffolent des nobles, je te facilite la tâche en t’apprenant à te montrer courtois. Avec ta gueule, tu risques de faire fureur plus tard. Et puis, c’est pas comme si t’avais à tout le temps adopter ce type de langage, tu peux très bien parler comme tu l’fais avec moi par moment. »

Pour les femmes hein… Mensonge. Je ne savais pas pourquoi mon père cherchait tant à garder la vérité pour lui, mais j’étais sûr qu’il n’aspirait pas vraiment à prendre les mers et à devenir pirate. Dans le ton qu’il donnait, j’avais l’impression qu’il regrettait ses voyages en tant que bandits des eaux. C’était comme s’il avait voulu devenir un marine et qu’il essayait de me transmettre cette envie. Si je désirais vraiment connaître la vérité sur son passé, je respectais tout de même son choix de la protéger. Après tout, même s’il était mystérieux, il restait mon père, et je le respectais quoi que pourrait être son passé.

Bien que je n’avais point eu une réponse satisfaisante de sa part, j’avais tout de même une piste sur la suite des événements. Mon paternel avait dit qu’il avait pris les mers pour trouver son but. Même si cela n’était pas forcément vrai, je pouvais faire de même. Je pouvais très bien me lancer dans des aventures pour aviser par la suite de ce que je pourrais bien faire. Néanmoins, je ne me sentais pas totalement prêt à partir au large. Je ne savais pas si j’avais les capacités requises pour pouvoir me lancer dans un périple quelconque. En dehors de mes combats contre mon parent, je ne m’étais jamais battu sérieusement. Je pouvais très bien laisser parler mon impulsivité, mais je préférais être sûr avant de le regretter.

Je pouvais demander directement à mon père si j’étais assez bon pour partir, mais il était préférable que je le découvre d’une autre manière et par moi-même. Si je n’avais pas confiance en moi, cela risquait forcément de mal finir. L’autre choix que je pouvais prendre pour découvrir mes valeurs était de participer au prochain pillage dans les villes voisines. C’était une solution risquée, mais aussi celle étant la plus directe et efficace. Avec cela, j’aurais une première expérience sur le terrain, ce qui n’était pas négligeable. De plus, il serait possible que je prenne conscience de ce que je recherche, même si je doutais que ça serait aussi facile.

Quoi qu’il en soit, j’avais déjà décidé de faire ainsi. Par ailleurs, je n’étais pas le seul à vouloir m’embarquer dans un tel défi. Certains de mes amis rejoignaient aussi le groupe pour se jauger. Des fils et filles de bandits devenant à leur tour des brigands de bas étage… Sans doute était-ce prédestiné, que notre chemin était tout tracé, que l’on se devait de suivre le chemin des parents… Briser ce cercle infernal relaterait du génie et ce n’était que très peu de cas qui arrivaient à changer les rails du train. Bien entendu, je n’en faisais point parti. Et puis franchement, même si c’était le cas, je n’avais aucune raison de le faire.

J’avais bel et bien été élevé de sorte à ne pas succomber aux tentations du mal, à rester éloigné de tout acte malveillant, mais vivre dans un tel bazar ne faisait que développer mon cœur mauvais. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir cette parcelle de moi qui réclamait violence. Mon père, malgré lui, restait un pirate. Il n’avait pu éviter de me léguer cette part de lui.

Bref, on était donc assez nombreux à s’attaquer à cette ville côtière. Un quart était des nouveaux comme moi, mais la plupart avaient déjà participé à ce genre d’activité. En somme, c’était une expérience de terrain qui comportait quelques risques, mais qui restaient relativement sûre. C’était comme cela que l’on formait les novices.

« Dis Shapow’, on fait un petit pari ? »

Le jeune homme qui me tira de mes songes se prénommait Kyle. C’était l’un de mes plus proches amis, et l’une des rares personnes en qui j’avais confiance. Je ne pouvais pas affirmer que l’on était camarades depuis toujours, mais cela faisait un certain temps que je le connaissais. Il avait toujours été un excellent musicien, et par moment il apportait son aide à la taverne familiale. Je le considérais comme un frère, ce qui était loin d’être impossible sachant que personne n’était certain de connaître ses véritables parents. Par exemple, il avait été dit que mon père m’avait conçu avec une prostituée avant qu’elle ne fuit, mais mère n’était sans doute pas la seule qui avait couché avec lui. Il se pourrait très bien que j’aie des frères et sœurs et… Bon, ce n’était pas si important que ça. Ce qui importait était ma relation avec ce type.

« Pourquoi pas ? J’imagine que c’est encore une chose idiote venant de ta part.

- T’as tout compris hehe. Puisque l’on va piller des maisons et tout ce bazar, que dis-tu de compter celui qui a rapporté le plus à la bande hein ?

- Oh, ça pourrait être intéressant… Celui qui perd dansera nu au bar.

- Tu veux vraiment perdre les clients qui viennent à ton bar miteux ? Tu veux pas miser des berrys plutôt ?

- Nan… Celui qui perd devra soutirer le soutif de la lady rousse qui passe tout le temps. Et devant tout le monde, ça te branche ? C’est un bon gage tu trouves pas ?

- Haha ! Je demande pas mieux. Je te vois bien à jouer les marioles pour te racheter après l’avoir fait.

- Tu sais bien que je suis plus fort que toi, tu risques pas de gagner. »

Ce n’était pas totalement vrai. Certes, en terme de puissance brute, j’étais sans doute plus fort que lui, mais emporter un butin ne demandait pas uniquement de la force, mais aussi de plein d’autres paramètres. Sur ce coup là, on jouait jeu égal.

Le chemin vers cette communauté s’était passé sans encombre, ce qui m’étonnait sensiblement. On racontait que ce n’était pas la première fois que notre groupe de bandits attaquait le village. Bien que je m’y connaissais peu dans le domaine, je m’attendais à un minimum de résistance, de la part de la marine par exemple. Ce n’était pas tout à fait leur rôle, mais ils restaient des forces de l’ordre, soi-disant. Si je trouvais cela louche, je gardais quand même le profil bas. Je n’allais pas me faire remarquer alors que c’était ma première expédition. Je continuais juste à converser avec mes chers amis, gardant tout de même un œil vif aux alentours, jusqu’à atteindre le lieu de destination.

Si tout était aussi facile, je ne voyais pas pourquoi je devrais avoir peur de prendre les mers comme le fit mon père autrefois. La résistance était peu présente, ce qui m’exaspérait légèrement. Sans combat, tout cela n’avait aucune importance… Était-ce aussi facile dans les autres îles ? Peut-être que le nombre était crucial dans ce genre d’excursion, et qu’il était aisé de remporter la victoire rien qu’avec plusieurs dizaines d’assaillants. En tout cas, avec tout ça, je savais que ce n’était pas tellement ce que je recherchais. Je ne ressentais aucune émotion en moi en pillant et détruisant pour le « plaisir » et l’argent.

Des coups de feu retentirent alors, forçant mon attention à se diriger vers la source du bruit. Derrière toute notre troupe se cachait une escouade de marines. On s’était fait prendre à revers. Notre chef nous assurait que c’était du tout cuit, que tout allait être d’une simplicité ennuyante, mais pourtant on commençait à perdre nos hommes, un par un. C’était bien plus rapide que je l’imaginais, la surprise avait joué contre nous de la plus mauvaise des manières. Ce fut à cet instant précis, sur cette nouvelle charge qui nous paraissait si anodine que notre cœur s’était fracturé, que notre corps se brisait et que notre esprit se lamentait de cris d’agonie.

« Ne vous dispersez pas ! Restez près de vos équipiers et ripostez de toute votre force ! »

Notre avancée s’était terminée tout droit dans un traquenard camouflé de la plus merveilleuse des façons alors que notre cupidité nous empêchait d’y voir clair. Il était possible d’entendre les meurs de nos compagnons, de ressentir la férocité de la bataille à laquelle on était le centre, de percevoir le bruit des lames s’entrechoquer et même de sentir le sang des victimes. Malgré cette tragédie, il était impossible de souffler une minute sous peine de se faire transpercer par l’épée d’un soldat. Malgré cette pagaille, je survivais, défaisant les quelques belliqueux qui tentaient de m’anéantir.

Ce fut uniquement à l’aide de cette voix familière que la plupart d’entre nous tenaient bon. Celle-ci se faisait assez forte et se distinguait aisément au milieu de ce désordre, nous guidant alors à travers ce dédale mental.

« Tenez bon ! Montrons leur qui nous sommes ! On ne périra pas de cette farce, on rira de cette mésaventure ! Découp-… Découpez les têtes de vos ennemis et hissez vous vers un terrain libre ! »

Dès lors que notre courage faillait, la brève intervention de notre chef suffisait à nous remplir d’ardeur pour éviter de trépasser. Cependant, malgré notre acharnement, l’adversaire était bien trop préparé. Il n’avait pas que l’avantage, mais aussi la certitude de remporter la victoire. Notre défaite était assurée, notre complète élimination n’était plus qu’une question de temps. Tous, absolument tout le monde en était arrivé à cette conclusion, j’en étais certain. Pourtant, ce n’était pas pour autant que cette étincelle d’espoir qui transformait nos pupilles en joyau s’éteignait. Au contraire, plus le combat s’éternisait, plus cette lumière s’embellissait.
Néanmoins, je n’étais pas dupe. Si l’on se battait davantage, nos vies seraient emportées. Notre commandant avait certes un charisme capable de hausser le moral de nos guerriers, mais l’ennemi était bien plus féroce. Ils avaient la tactique, la conviction et aussi le moral. On devait fuir, à tout prix. Tant pis si nos pertes étaient nombreuses, la survie était la seule chose qui m’importait. Étrangement, cette situation là… Comblait ce vide en moi. Ce n’était pas le pur bonheur, mais une certaine joie naissait de cet affront alors que l’on perdait à vue d’œil. Avec cela, j’avais compris une chose. C’était ce genre de vie que je voulais.

« Shapow’ ! On dirait qu’on s’en sortira pas si… ‘Fin t’sais !

- Je sais. Laisse moi réfléchir. »

Kyle avait lui aussi un bon instinct. Mais cela seul n’allait pas suffire pour trouver une solution à nos problèmes. Devant nous se trouvait l’armée du gouvernement mondial, et derrière nous le fameux village et le bleu de l’eau. Il n’y avait pas d’échappatoire visible. Si on continuait de forcer pour se frayer un chemin à travers les chemises blanches, on n’avait pratiquement aucune chance de survivre tandis que l’on ne pouvait pas réellement se cacher dans la ville portuaire.

« J’ai une idée. Suis-moi. »

Profitant de la confusion, j’avais décidé de prendre un risque : nous enfuir par les mers. Même s’il était réticent à abandonner tout le monde, je ne pouvais emporter que mon très cher ami avec moi. Si jamais j’attirais plus de nos congénères, notre possibilité de fuite serait de nouveau très faible. Ce n’était déjà pas de toute sûreté, ainsi il était préférable de maximiser nos chances en nous montrant discrets. Si personne n’avait pensé à faire pareil, c’est que personne n’était digne de survivre à cette attaque.

On se faufila alors jusqu’au port où l’on tomba nez à nez avec une demoiselle qui semblait pétrifiée à nous voir plein de sang, le sabre en main.

« Charmante dame, ce n’est pas ce que vous croy-…

- On a pas le temps pour ces conneries ! »

Mon compagnon qui avait l’air de toujours tirer la gueule depuis notre retraite des plus stratégiques souleva la jeune femme après m’avoir coupé la parole, avant de sauter sur une embarcation. Jetant un rapide regard en arrière, je fis de même avant que l’on ne prenne les voiles. Fort heureusement, aucun piège ne nous attendait une fois sur l’eau et on put se retirer sagement.

« Haaaa… C’était amusant. On devrait refaire ça un jour.

- T’es vraiment…

- Quoi qu’il en soit… Pourquoi tu l’as emmenée elle ? C’est un trophée ? »

La lady que l’on avait kidnappé, ou plutôt que Kyle avait kidnappé, était dans les vapes. Mon confrère avait sans doute été un peu brusque, ce qui lui fit perdre connaissance.

« Eh bien… Pour tout dire c’était vraiment sur le coup, j’y ai pas pensé…

- Qu’est-ce qu’on va faire d’elle ? Tu vas la garder ? Elle risque de mordre.

- J’sais pas… Elle est mignonne, elle peut rester avec nous nan ?

- Pourquoi tu me demandes ? C’est toi qui joue les kidnappeurs, pas moi. Essaye juste de pas trop lui faire du mal, c’est une fille après tout.

- Oh je sais ! Avec ce genre d’événement, on risque pas de pouvoir rentrer tout de suite pas vrai… Donc on risque pas de rentrer de sitôt…

- Où veux-tu en venir ?

- A ça. »

Il sortit alors une bourse de sa poche qu’il agita devant moi avec un sourire presque malsain.

« Tu as mieux ?

- Oh non t’es sérieux ?

- On dirait bien que j’ai gagné haha ! On attendra qu’elle se réveille pour le gage.

- Tu veux vraiment le faire à cette pauvre victime ? On était sensé faire ça au bar avec une autre dame non ?

- On change de rousse ? Comme je t’ai dit, on risque pas de rentrer tout de suite.

- Très bien, t’as gagné. Bon, sinon, qu’est-ce qu’on fait ? »

En dehors de ce pari que je devais honorer, on devait d’abord déterminer où est-ce qu’on pourrait aller. On était peut-être sauf pour le moment, mais en toute évidence on manquait de rations pour tenir longtemps sur l’eau. Sachant que l’on n’avait jamais navigué auparavant, on ne savait pas où se diriger pour atteindre une île qui serait assez proche afin que l’on s’y cache un certain temps. Avec un peu de chance, on trouverait une terre non loin, mais dans le cas contraire on serait contraint de faire demi-tour.

« On est monté là pour avoir du temps pour réfléchir pas vrai ? A ton avis, qu’est-ce qu’il s’est passé ? La marine n’était sûrement pas là par hasard.

- On a été vendu. Il est impossible que ces types aient formé un tel piège d’eux-mêmes avec ce timing parfait. Ils nous attendaient clairement, et je doute qu’ils nous surveillaient. Ils ne prendraient pas cette peine. Ce qui voulait dire que quelqu’un chez nous a vendu la mèche pour un bénéfice. M’enfin je peux comprendre, la vie par ici est une misère.

- Eh… Tu crois que notre village est en danger ?

- Possible.

- Pourquoi tu souris ? T’es pas plus inquiet que ça ?!

- Père est avec eux. Et puis… Tu ne trouves pas ce bouleversement excitant ? C’est la première fois que je me sens vivre. Je suis peut-être fait pour vivre des aventures, tu crois pas ?

- Parfois tu me fais peur, toi. Tu te fous vraiment de la vie de tes camarades ? T’as pas hésité à t’enfuir et… J’ai l’impression que tu serais aussi prêt à me jeter pour sauver ta vie. Dis moi que j’ai faux…

- Que dis-tu ? T’es mon meilleur ami. Je ne vais pas t’abandonner comme ça. Toutefois. Je ne suis pas du genre à jeter ma vie pour un autre, et tu devrais en faire de même. C’est ce que mon père m’a appris. Tu as le droit de te soucier de tes amis, c’est un comportement humain.

- Alors quoi ? Tu le fais pas toi ?

- Bien sûr que si. Mais si tu cherches vraiment à tout savoir… Je n’arrive pas à concevoir l’idée de sacrifice pour sauver un être aimé. Et… Je préfère sourire en pensant aux défunts que pleurer pour eux. A quoi bon déprimer ? Cela ne les ramènera pas. Mieux vaut apprécier d’être encore en vie pour honorer celles qui sont perdues.

- Ça répond pas à ma question… T’abandonnerais vraiment ceux que t’aimes pour te sauver toi ?

- S’il n’y a aucun autre choix, je le ferais sans hésiter. Navré de te décevoir, gentil criminel. »

Je ne l’avais jamais remarqué, mais il était vrai que je semblais être sans cœur. J’arrivais à agir sans prendre en compte mes sentiments en ne faisant uniquement ce qui était le mieux pour moi et moi seul. Était-ce ce que l’on appelait l’égoïsme ? Maintenant que j’y réfléchissais, il était simple de voir que mes actes concordaient avec ce défaut. Je me souciais effectivement de mes camarades, mais ce n’était à priori pas de la bonne façon. Cependant, je ne voyais pas mon erreur dans tout cela, et je n’arrivais pas non plus à voir ce que sous-entendais mon confrère dans ses propos.

« Pense-y, est-ce que tu tiens vraiment à tes camarades Shapow ? A mon avis, tu ne les vois que comme des outils. M’enfin, je t’en veux pas. On est de beaux mécréants après tout. »

Comme des outils… ? Ce n’était pas tout à fait vrai, mais il n’avait pas tort non plus. Il était toujours bon de se découvrir, même si ce n’était pas une très belle trouvaille. J’étais un sacré morceau d’enfoiré, et cela ne m’affectait même pas. Au contraire, je trouvais cela intéressant. Peut-être étais-je idiot, mais je n’y pouvais rien. C’était plus fort que moi. Et puis je ne voyais toujours pas l’utilité de s’accabler sur son sort au lieu d’en rire. J’étais idiot, infâme et étrange. Pas mal pour une petite frappe.

La jeune rousse reprit enfin conscience. Si la peur la paralysa de nouveau, je tentai de la rassurer de mon plus tendre sourire, ce qui n’avait pas eu l’effet escompté. Même si j’étais légèrement déçu, je pouvais la comprendre. Kyle l’avait kidnappée sans raison et elle se trouvait au milieu de la mer en compagnie de deux brigands avec les vêtements tâchés de sang. Cette pauvre femme ne pouvait qu’être effrayée de nous, malgré notre jeunesse. Elle dédaignait dire un mot depuis qu’elle s’était remise de l’attaque.

« Éloigne-toi d’elle Kyle, tu vois pas que tu la fais peur ?

- Hein !? Et tu veux que je me mette où ? Tu crois vraiment qu’on a la place dans cette barque ? Et puis tu crois vraiment qu’elle se sent bien avec ton sourire pervers !?

- C’est toi le pervers, moi j’apprécie uniquement la compagnie des demoiselles, pas leur corps.

- Menteur ! T’apprécierais sûrement pas qu’un laideron soit à tes côtés !

- Je sais aussi apprécier la beauté corporelle, rien à voir.

- Et tu aimes aussi le plaisir charnel, t’es donc un pervers ! »

J’expirais un faible soupir de cette conversation. Ce n’était sûrement pas le moment pour cela. Il nous fallait une idée claire de ce que l’on pourrait faire. Continuer à naviguer au bonheur la chance n’était pas des plus appréciables, et je n’avais pas fui par les mers pour mourir en mer.

« Soit. Mademoiselle, on ne te fera aucun mal. Crois-moi sur parole, si l’autre pervers ose te toucher, je le tranche en deux. Tu peux être à ton aise sur ce beau navire de quatre mètres sur un. J’aimerais juste savoir si tu sais où l’on pourrait accoster. Bien entendu, si possible, on aimerait ne pas avoir à revenir de là où on vient. »

Kyle ajouta alors quelques données utiles comme la durée approximatif de notre temps sur les eaux ainsi que la direction de départ. S’ensuivit une petite menace, ou plutôt une remarque comme quoi on pourrait tous y laisser la vie si elle ne coopérait pas. Après quelques tentatives de persuasion de la part de mon équipier, finalement, la lady se laissa convaincre et dénoua sa langue. Apparemment, une île où séjourne de nombreux combattants se situerait proche d’ici. Karate Island. Voilà qui avait l’air prometteur. En quelques heures, on atteindrait alors les lieux, si on ramait assez vite.

La rousse ne mentait pas. Il était possible d’embarquer sur une île en suivant ses directives. Personnellement, je n’aurais jamais pensé à ce qu’elle nous dise la vérité. Il aurait été mieux pour elle de ne rien dire pour que l’unique solution qui s’offrirait à nous serait de retourner sur nos pas. En procédant ainsi, elle aurait bien plus de chance de s’en sortir et de retrouver sa liberté. M’enfin, je n’allais pas me plaindre. J’étais sur terre. J’avais faim et soif. J’étais fatigué. Tout allait pour le mieux.

------------------



Sinon, ton pseudo à toi, derrière l'écran ? Shaporo / Lukifeira / Kyle
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MessageSujet: Re: Shaporo   Mer 7 Fév - 11:12

Dernier acte de l'histoire :

Citation :
Cela faisait trois ans que l’on était resté sur cette île, sur Karate Island. Au début, c’était juste par contrainte, le temps que la marine oublie nos visages. De pauvres gamins comme nous étaient sans importance, ils allaient forcément nous oublier et passer à autre chose. Mais au fil du temps, on avait commencé à apprécier les lieux. C’était parfait pour s’entraîner, devenir plus fort. Bien entendu, Kyle insistait chaque soir à revenir au village pour s’assurer que tout allait bien, mais il n’appuyait pas tant que ça une fois que l’on débutait notre combat amical de la soirée. Lui aussi avait du sang de guerrier en lui, il aimait se battre et surtout, il voulait devenir plus fort pour atteindre son but.

La rousse que mon camarade avait kidnappée était restée près de nous, par peur en premier temps, puis pour une raison obscure. Sans doute subissait-elle d’un syndrome de Stockholm, mais elle avait l’air de s’y plaire avec nous. Et puis, en toute franchise, elle n’avait nulle part où aller. C’était une jeune marchande qui avait fait escale sur notre île. Elle n’avait pas réellement d’amis, ni même de famille là-bas. Je ne savais pas si c’était la vérité, mais ça me suffisait comme réponse. Du moment qu’elle ne nous vendait pas, sa présence était appréciée.

« Vous croyez pas qu’il est temps d’arrêter d’avoir peur ? Même si on est de bons connards, on a quand même de la famille… Hein Shapow ? Même si eux aussi sont des connards, ils doivent avoir un brin d’inquiétude pour nous tu crois pas ? Si ça se trouve…

- Qui sait ? Par exemple, ma relation avec mon père, était-elle si approfondie ? Il me léguait son savoir-faire, mais c’était presque tout. M’enfin, t’as raison. On peut pas rester ici indéfiniment. J’avais dit qu’il nous fallait être plus fort avant de commencer une vraie aventure. Je pense qu’on l’est suffisamment maintenant. Allons découvrir ce qu’il s’est passé et puis, allons vivre notre périple. »

Je n’avais pas envie de l’admettre, mais il avait raison. J’étais un lâche. Je ne le savais pas, mais je l’étais complètement. Un lâche égoïste qui ne souciait que très peu de ses confrères. Durant ces trois années, j’avais eu le temps de le comprendre. Y remédier était plus compliquée. J’avais certes fortifié mon corps et mon esprit, mais mon caractère propre ne pouvait changer aussi facilement. Je savais que le courage ne me faisait plus défaut, mais avais-je changé pour autant ? J’avais l’impression d’être resté le même, ce qui était à la fois intriguant et effrayant. Si j’avais réellement changé, je le remarquerais avec cette aventure.

De retour à notre bonne vielle île, force est de constater que tout était identique au moment où on l’avait quitté, la bataille en moins évidemment. En tout cas, dans cette ville portuaire, tout était pareil. Le début de pillage que l’on avait commis était bien trop mineur pour que ça l’affecte vraiment et tout semblait paisible et tranquille. Il restait à savoir si c’était de même pour notre village natale.

Mon bon ami et la jolie rousse me suivirent alors sur le chemin menant à notre commune. Contrairement au jour de l’aller trois ans auparavant, la route n’était pas aussi calme. Bien qu’il n’y avait aucune attaque directe, il était simple de percevoir ces quelques personnes tapis dans l’ombre nous surveillant et marchant dans nos pas. Un travail d’amateur selon moi, mais je n’avais pas non plus les compétences pour prendre quelqu’un en filature donc je ne pouvais en faire la remarque. De toute manière, Kyle l’avait sûrement senti aussi. Il n’était pas mon rival pour rien. Ceci dit, on se laissa jouer au jeu. Ces individus ne venaient probablement pas du gouvernement avec ce genre de comportement, et tant que l’on atteignait notre village, il n’y avait pas à causer un conflit qui mettrait en danger notre belle dame, même si j’espérais vraiment pouvoir démontrer tout mon talent.

Au final, on arriva notre chez nous sans encombre, si on pouvait encore appeler ça un chez nous. Bien que certaines bâtisses restaient reconnaissables, la plupart avaient été modifié comme si on avait reconstruit par dessus. Par ailleurs, chaque personne vivant dans les lieux nous dévisageait comme si l’on n’était point la bienvenue, et bien entendu, ni Kyle ni moi n’arrivions à identifier la moindre personne. Pas un ami en vue, ni même un habitant que l’on croisait par moment. On y voyait que de nouvelles têtes, et je doutais que nos connaissances avaient changé à ce point. Fort heureusement, le bar de mon paternel semblait intact. Mon père était sans doute encore là et il me suffisait de lui demander ce qui se passait pour avoir un morceau de l’histoire.

« Père je suis rentré. Sers moi un lait fraise comme avant et… »

Il n’était pas là. Derrière le comptoir se trouvait un vieil homme barbu qui ressemblait fortement à une patate douce. Ce n’était pas lui. Que s’était-il donc passé ici ? Je n’étais parti que trois petites années et voilà que notre monde avait changé ? La vieille intuition que j’avais eu était donc bonne… Quelqu’un avait vendu la mèche à la fois sur notre excursion, et sur l’emplacement de ce village. Si j’avais en croire ça, je dirais aussi que les quartiers avaient été habité par de nouveaux et fiers brigands à la solde du gouvernement. Des bons chiens en laisse. Mais peut-être avais-je tort. J’espérais avoir tort.

« Excusez-moi, je cherche le propriétaire des lieux, pourrais-je savoir où il se trouve ? Est-il encore avec une fille qui a deux fois moins son âge ? »

L’homme que j’avais aperçu plus tôt au comptoir éleva alors sa voix, l’air hautain et quelque peu énervé.

« C’est moi l’proprio’. Et toi tu veux quoi face de couche ?

- Je vous prie de m’excuser jeune et fringant homme au visage de chèvre, mais vous n’êtes pas celui que je recherche. Si vous voulez bien arrêter cette plaisanterie et dire où se trouve mon père, je vous ferai grâce de votre mort. »

Chaque cul gentiment posé sur les chaises de cette taverne se levèrent alors. Il semblerait que j’avais envenimé le conflit, et que les choses n’allaient sûrement pas se passer en douceur. N’étais-je donc pas courtois dans mes propos ? Pourquoi réagissaient-ils de cette manière ? Ah oui, j’oubliais. Je ne devrais pas provoquer les gens même si c’est plus fort que moi. Tant pis, j’y penserais pour les autres fois.

« Bon, si vous savez où il se trouve, dites le moi bande de couillon.

- Shapow’, j’crois qu’ils t’aiment déjà pas trop avec ta première intervention, alors tu devrais arrêter de les insulter. C’est vrai quoi, ces sans abris ont peut-être une tête de bite, mais ne les traite pas de couilles voyons.

- Haha, t’as mal compris ce que j’ai dit Kyle. M’enfin, un pari à l’ancienne ça te dit ? Deux claques pour celui qui perd. »

Dégainant sans attendre mon sabre, je me protégeai d’un assaut de deux bandits en appuyant une garde horizontale avant de les repousser avec ma force brute. Comme je le pensais, ces types ne faisaient pas le poids. Peu importe s’ils étaient nombreux, avec une technique aussi inexistante et une force aussi basique, ils n’étaient même pas un danger pour nous. Toute l’inquiétude qui subsistait encore en moi venait de disparaître. Du moins, pas totalement toute. Au fond de moi, je voulais savoir ce qu’était advenu de mon paternel. Je savais bien qu’il n’était pas le genre à se faire avoir facilement, mais le simple fait qu’il n’était plus là agitait une faible panique en mon cœur. En toute franchise, je m’en voudrais énormément si jamais il avait perdu la vie pendant que je n’étais pas là, même si je n’arrivais toujours pas à déterminer clairement ce sentiment.

Quoi qu’il en soit, là n’était pas l’heure de le rechercher mais plutôt de faire face à ces singes. Les tuer étaient une bonne idée en soi, mais causer un massacre par ici en était une très mauvaise. Les mettre hors d’état de nuire était une solution bien plus pacifique… Et surtout, c’était plus impressionnant. Utilisant alors le revers de ma lame, je vins exécuter une frappe rapide au niveau du cou des deux gaillards en face de moi, ce qui eut pour cause de les faire perdre conscience. Continuant sur ma lancée, je traversais les corps pour atteindre une troisième victime que je crus bon de brutaliser sa côte d’un violent coup pour le faire voler plus loin.

« Et de trois. Qui veut être le suivant ? »

Vu la rapidité dont j’avais fait preuve pour me débarrasser de mes cibles, les autres furent bien plus sur leur garde. Ils hésitaient aussi bien qu’ils puaient la peur. A vrai dire, en très peu de temps, la moitié des gens qui se présentaient dans le bar était au sol. Je pouvais comprendre leur réticence. A leur place, je réagirais de la même manière. J’aurais pu faire traîner cet accrochage, mais ce n’était pas le but de ma visite. Nettoyant rapidement cet endroit, Kyle et moi n’avions laissé que le soi-disant propriétaire encore en état de parler. Amoché, certes, mais encore en état.

« Si tu es vraiment le propriétaire de cet endroit, connais-tu le propriétaire des lieux d’il y a trois ans à tout hasard ? Oh non, mieux, raconte-moi ce que tu sais sur ce qu’il s’est passé il y a trois ans. Je suis sûr que t’as des trucs à nous dire.

- T-toi et ton pote me laisserez tranquille après ça ?

- Tout dépendra si ta réponse me satisfait.

- Quand je suis arrivé ici avec mes hommes, y’avait déjà quelques types louches. Ils étaient pas nombreux, une douzaine au plus… Tu sais, on était pas mal à vouloir s’installer du coup on s’est pas gêné. Ça fait un peu plus de deux ans maintenant… Je sais pas vraiment ce qui est arrivé ici, mais y’avait personne qui occupait ce bar, je vous jure ! »

Ce pauvre mec ne savait donc rien, mais il s’était bien passé un truc pour qu’il ne reste plus qu’une douzaine de personnes séjournant les lieux un an après notre disparition. La marine avait peut-être eu un rôle dans l’événement. Si on nous avait vendu à l’époque, elle avait pu débarquer pour appréhender ou tuer ceux qui étaient restés et mon père se trouvait parmi eux. Ou alors, il s’était enfui avec plusieurs de nos vieux camarades. Étant donné qu’il y avait des rescapés, c’était aussi possible.

En tout cas, on n’avait plus rien à faire ici. Si ce gars-là n’avait aucune idée de ce qu’il s’était passé, je doutais que c’était le cas contraire avec les autres. Et quand bien même j’aimais me battre, se mettre à dos tout un village pour quelques réponses serait assez mauvais. Kyle et moi étions assez fort pour se frotter contre eux, mais faire face à tout un village serait une idée idiote, même pour nous. Tout ce que je pouvais faire avant de partir était de vérifier si mon paternel n’avait pas laissé quelques indices dans sa chambre ou la mienne.

Après avoir violemment collé mon poing sur le visage du tavernier par pur satisfaction, je me mis à fouiller l’endroit en espérant trouver une petite chose qui m’indiquerait où chercher après ça. Le moindre bout de papier sur lequel était inscrit le nom d’une ville ou même d’une île m’aurait suffit. Cependant, je n’avais rien de concret, juste mes souvenirs de ses récits et de ses aventures.

« Tu parles d’un chez-soi, je me sens mal à l’aise dans ce village. T’as vu tes parents toi Kyle ?

- ... Aucune trace d’eux. J’espérais que ton vieux ait laissé une note… Alors on fait quoi ? Quelque chose s’est passé ici, mais aucun moyen de savoir quoi. On va pas rester, si ?

- Pour tout dire, même si rien ne s’était passé, je serais quand même parti.

- Et tu comptes aller où ? T’as une idée au moins ?

- Mon père m’a dit une fois qu’il enviait son passé, qu’il reprendrait les mers si j’étais pas là, avec pour objectif d’atteindre les îles célestes pour aller se taper des anges. Il avait un peu bu ce soir-là, mais je sentais que c’était vrai. En tout cas, c’est la seule piste que j’ai. Tu veux tenter le coup ?

- Tu veux rire ? Mon père ne suivrait pas ton père pour un but aussi… Ou peut-être oui…

- M’enfin, moi je compte pas rester pour découvrir les conneries d’ici. J’ai découvert ma propre voie après tout.

- Oh, tu as enfin trouvé ce que tu veux faire ?

- Je veux m’amuser jusqu’à saturer de la vie, qui crois-tu que je suis ?

- Et moi qui croyais que tu aurais un but correct… Sérieusement, t’as pas d’ambition. Même ton père en a plus pour le coup…

- Écoute, tout le monde veut être le plus fort, et je ne suis pas exclu. Je ne vais tout simplement pas le crier sur tous les toits.

- Tu devrais chercher quelque chose à laquelle t’accrocher. Être satisfait d’une vie d’aventure, ça n’est pas digne de mon rival. Je ne crois pas t’avoir dit ce que je souhaitais vraiment par le passé. M’enfin, tu as dû te douter de ça. Je ne pourrais pas supporter une vie comme la tienne. J’aime beaucoup trop faire plaisir aux autres… Je ne me vois pas comme un pirate.

- Tu as toujours eu du mal à commettre de mauvais actes si je me souviens bien, surtout après notre toute première aventure qui s’est en plus mal passée.

- Oui, gagner notre défi était déjà un miracle en soi. D’ailleurs, tu n’as toujours pas effectué le gage haha. »

Ah, il était vrai que l’on s’était décidé sur un gage idiot aussi à cette époque, comme quoi je devais attraper le soutien-gorge d’une habituée du bar… Et finalement, c’était notre nouvelle amie qui s’était vue refilée l’état de cible. Eh bien, avant que je n’oublie… Sans prévenir, je mis une belle claque à mon confrère avant de lui en mettre une autre du revers de la main.

« J’ai respecté un des deux gages. Je ferai l’autre après.

- Enfoiré…

- C’est moi qui aie gagné, tu n’as rien à dire. Continue ce que tu cherchais à me dire par contre.

- Sigh. Je vais devenir un marine.

- Huh ? C’est ces types qui ont eu notre famille et toi tu veux les rejoindre ?

- J’ai bien réfléchi. Je ne suis pas fait pour être un criminel. Je ressens bien plus de plaisir à m’occuper d’eux, malheureusement. »

Je reculai instinctivement d’un pas une fois avoir entendu cela.

« C’est toi… ?

- Haha. Surprenant pas vrai ? Puisque tu étais vraiment mon meilleur ami, je ne voulais pas te laisser mourir ni te faire prendre. Et puis, je m’étais juré de tout te raconter une fois être revenu. Je ne trouvais pas comment te l’annoncer donc on a continué à jouer le jeu.

- … Alors ta copine est aussi dans le coup. Se faire trahir par ses amis… Ça fait moins mal que je ne le pensais. Donc ça fait trois ans que tu me mens… Je ne l’aurais jamais cru.

- J’ai toujours aspiré à faire le bien et je sais que tu n’es pas mauvais non plus. Tu ne prends pas plus plaisir à être un pirate pas vrai ? Shapow’, toi qui ne sais pas où aller… Reste avec moi. Si tu es avec moi, on pourra sans doute chasser le crime de ce monde, un jour.

- Désolé. Je suis sûr que tu sais à quel point je suis mauvais. Après toutes les questions concernant ma moralité que tu m’as posé, tu as dû le comprendre non ?

- Tu es plus bon que tu ne le crois. C’est juste toi qui te persuades du contraire. J’ai vécu plus de trois ans avec toi, je le sais. Si tu n’as trouvé aucun but en jouant les pirates, tu en trouveras un en étant un marine à mes côtés.

- Tu sais, c’est dangereux de croiser un pirate plus fort que toi en signalant que tu es un marine.

- Réfléchis, rien ne t’oblige à suivre cette voie ! Tu veux vraiment être un criminel à ce point !?

- Je te l’ai dit. J’ai bel et bien un but.

- Tu n’en as jamais eu à ce que je sache… Est-ce que tu me fuis uniquement parce que je suis la personne qui aie vendu la mèche auparavant ?

- …Au fait. Est-ce que tu sais pour mon père ?

- Réponds-moi.

- Est-ce que tu sais. Pour. Mon. Père ?

- Ton père était un pirate ayant une certaine prime. Il est sous les barreaux à l’heure où je te parle.

- Alors tu l’as vendu aussi. Tu sais que je ne te suivrais jamais maintenant que tu as dit ça, pas vrai ?

- Tu ne doutes pas de mes propos… Et si c’était une simple farce ?

- Je l’aurais su. Et je sais aussi que tu as toujours eu du mal avec les criminels. Pourquoi mentirais-tu après avoir annoncé une telle chose ?

- C’est vrai… Tu ne vas donc pas me suivre hein… Au moins, raconte moi quel est ce fameux but dont tu parles. Ne me dis pas que c’est de débusquer le traître et de le tuer je t’en prie.

- En premier temps, je me cherchais. A cause de toi et de mon père, je voulais savoir pourquoi j’étais tel que j’étais. Pourquoi est-ce que mes sentiments étaient si différents des autres. Je me sentais inhumain en ta présence, toi qui étais si correct et droit. Et puis, encore à cause de toi, j’ai changé et j’ai compris. Et puis, je me suis fixé un but. Ensemble, on prendrait le monde.

- Tu me demandes de continuer à faire le mal avec toi ? Hors de question.

- Tu n’as pas à me suivre. Toi, en haut du gouvernement… Et moi, en haut de la piraterie. Ensemble, on aura le monde… Et le bon point, c’est qu’on sera toujours rival.

- Je refuse. Tu viens avec moi… De gré… Ou de force. 

- Tu comptes m’embarquer avec toi, après avoir disparu trois ans, vers cette… Comment déjà ? Tarah Connor ? Soit plus crédible, je suis sûr qu’elle te connaît même pas même si tu nous as vendu. Tu auras aucun mérite là-bas.

- Et toi non plus, elle ne te connaît pas. Ensemble, on entrera dans la marine ensemble, et on s’élèvera ensemble. »

J’esquissais alors un faible sourire sur mon visage. En un sens, je pressentais que cela arriverait, dès lors qu’il annonça qu’il voulait faire parti de la marine. Non, même avant cela. Lorsque l’on s’était retrouvé ensemble sur la barque, j’avais eu comme cette mauvais impression. Avec le temps, j’avais cru comprendre que cela n’était qu’une simple fausse idée, mais au final, j’avais vraiment raison. Dégainant alors mon sabre pour faire face à Kyle, je comptais bien garder ma liberté et le battre.

« Cette fois-ci c’est pour de vrai… Ce n’est pas juste avec des bouts de bois… »

Mon cher confrère avait l’air déterminé. Il ne risquait pas de changer d’avis. Nos combats étaient toujours plaisants, mais cette fois-ci, il y avait un gros enjeu. Aucun de nous deux ne pouvaient se permettre de perdre, et on savait tous deux que nos forces étaient égales et qu’on n’abandonnera pas avant que l’un de nous ne puisse plus bouger. Voilà pourquoi on était si concentré.

Le rythme se lança alors avec un mouvement provenant de mon adversaire. D’une rapide coupe horizontale, il entama les hostilités. Ne reculant point devant l’affront, je vins alors parer le coup afin de répliquer d’un coup de pied chassé qui atteignit l’abdomen du futur marine, le faisant reculer de quelques pas. Sans attendre une seconde, je m’élançais à sa poursuite pour frapper de toutes mes forces d’une attaque verticale ascendante à l’aide de ma lame. Kyle esquiva en tournoyant sur lui-même tout en se déplaçant légèrement de côté pour rétorquer avec un assaut similaire à son premier balancement.

Ne pouvant de nouveau contrer l’attaque, je ne pus que l’éviter in extremis d’un saut en arrière, la pointe de sa lame déchirant un bout de mon vêtement, me coupant aussi légèrement la peau au niveau de la côte au passage. Ne s’arrêtant pas sur cette lancée, mon vieil ami usa de toute sa puissance pour faire encore une fois une coupe de côté, changeant uniquement son sens. Cette fois-ci, j’eus le temps d’interposer mon sabre entre le sien et mon corps pour me protéger de l’attaque, qui toutefois était plus puissante que je ne l’aurais pensée. Mon appui n’était pas assez accroché pour me maintenir sur le sol, et je finis alors par être propulsé sur quelques mètres. Son coup ayant aussi en quelque sorte percé ma garde, je ressentis un choc le long de mon bras qui vint déstabiliser ma technique un léger instant. Il en profita alors pour me projeter encore plus loin dans le décor avec un lourd coup de pied.

Je me heurtai alors contre le mur d’une maison, crachant du sang dû à la collision. Pour autant, je ne perdis pas conscience et revins à moi assez vite pour passer à mon tour à l’offensive. Je comptais l’avoir par surprise, ne lui laissant guère le temps de se remette de son assaut pour lui causer quelques dégâts. Si la force brute ne fonctionnait pas avec lui, j’essayais plusieurs découpes précises et habiles qui furent cela dit peu effectives, ne lui infligeant que de faibles entailles. Reculant suite à mon combo, je repris mon souffle, imposant alors une trêve guerrière où la moindre action pouvait être fatale.

Ce n’était pas avec ce genre d’échange que l’on allait arriver à nos fins. Je sentais bien que personne ne cherchait à tuer l’autre, et c’était sans doute le problème ici. Je ne voulais pas risquer à le tuer avec une frappe mal placée… Malgré tout ce qu’il m’avait dit, il restait mon meilleur ami et mon seul rival. Pourtant, si je voulais vraiment le battre, je n’avais pas d’autre choix que de me confronter sincèrement à lui. La lady qui nous accompagnait était là aussi… S’il était blessé, elle pourrait l’aider. Je n’avais pas le choix. Je devais le faire.

Cette fois-ci, ce fut à mon tour de briser l’atmosphère d’un rush vers ma cible. Ce dernier répliqua avec une puissante coupe verticale descendante. Le temps d’un instant, nos regards s’étaient croisés. La flamme de la victoire se représentait dans chacun de nos deux yeux. Puis, le moment fatidique arriva. En faisant un pas supplémentaire pour me coller à quelques centimètres du corps de Kyle, je pus empêcher son attaque de m’atteindre tout en lui en portant une très sévère qui le fit tomber à la renverse, abreuvant ma lame de son sang. C’était fini.

Rengainant alors mon arme, je tournais ma tête en direction de la rousse inquiète. Je lui soufflai alors ces quelques mots avant de laisser mes deux amis derrière moi.

« Dis-lui de me rejoindre au sommet. »


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MessageSujet: Re: Shaporo   Mer 7 Fév - 11:29

Dernier post pour annoncer que ma fiche est terminée o/
Je connais pas trop le monde de OP donc je pense être un peu loin du concept, mais j'espère que ça plaira. Enjoy.
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MessageSujet: Re: Shaporo   Jeu 8 Fév - 19:07




Validation


Yo Shaporo ! Me voilà donc pour cette trèèèès longue fiche Very Happy

Qualité : 450/500


Pas grand chose à dire ! Un très bon style, mais auquel je reprocherai quelques envolées lyriques parfois bien trop lourdes, avec certaines petites coquilles également.

Cohérence : 400/500


Niveau cohérence, je t'avoue avoir du mal à imaginer qu'un type qui veut rejoindre la marine reste avec toi pendant autant de temps sur karaté island. Mais soit, c'est pas bien grave. En revanche, c'est la présence de la rousse qui me dérange. C'est elle, Tarah ? Si c'est le cas, eh ben c'est incohérent, parce qu'elle n'a pas grand chose à faire ici héhé. Si ce n'est pas elle, alors c'est qui ? L'absence totale de dialogue et de réelle description de son comportement joue carrément en ta défaveur ici.

Longueur : 200/250


Niveau longueur, si on a effectivement une rétrospective assez complète, je l'ai trouvée parfois bien trop lourde dans des moments qui ne méritaient pas forcément autant d'approfondissement, notamment au début. Avoir le bon équilibre entre prez longue et courte est dur, je sais, mais là, c'était parfois trop long

Originalité : 400/500


Niveau originalité, toute ta chute était plutôt bien joué, je l'avoue ! Ca m'a vachement surpris ! Ton personnage sans réel but qui ne sait pas lui-même quoi faire dans un univers si riche et grand sort un peu de l'ordinaire, c'est cool !
En revanche , tu perds des points pour l'absence de cette touche caractéristique "one piecienne", à base de loufoque ou de burlesque. Je ne le répèterai jamais assez, mais One Piece est un manga avec une bonne place à un humour caractéristique, et il ne faut pas hésiter à taper dedans !

Subjectivité : 250/250


J'ai vraiment beaucoup aimé ta prez ! Une super chute, un personnage vraiment intrigant dans son objectif et sa moralité ! C'est du très bon ! J'espère que tu te diriges vers un capitanat, parce que t'as toutes les qualités pour !

Note finale : 1700 Dorikis




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