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 Moufubuki - 猛吹雪

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- The Red King -


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MessageSujet: Moufubuki - 猛吹雪   Lun 18 Déc - 20:23



Raytokûza "猛吹雪" Yaku




Prénom et Nom: Raytokûza Yaku
Âge : 19 ans
Sexe : Masculin
Avatar : Mikoto Suoh
Groupe : Pirate
Métier : Capitaine & Navigateur
Espèce : Humain
But : Rétablir l'ordre naturel des choses.

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Fruit du Démon : Logia de la neige -
Yuki Yuki no Mi
Autres capacités : Aucune


Description physique

C'était une sorte de colosse antique, taillé dans une montagne massive par un artisan maladroit et bourru, dans le marbre froid et dur, à peine poli, comme une esquisse salie et piétinée. Un titan entièrement tissé de muscles et de nerfs vibrants entrelacés, enchevêtrés inextricablement, un buste large surmonté d'un cou de taureau enragé aux veines saillantes ... Un grain d’explicite plane au-dessus de chaque ligne brisée qui dessine les traits de son enveloppe charnelle.

En fait, si il est une chose chez Raytokûza qui puisse dévoiler tout ce qu'il est au plus profond de lui-même, c'est bien ce physique. Il dispose fièrement d'un corps de titan tressé de muscles impressionnants, même pour un guerrier expérimenté. Une ossature qui semble avoir été forgée par ce même artisan grossier, mais malgré cela, elle apparait comme solide et imposante. Nombre d'hommes, de femmes, d'armes se sont un jour heurtés à ce véritable mur mouvant, brisés par ces mains puissantes couvertes de gants noirs ; assez grandes pour couvrir puis broyer sans peine - ce qu'il fait bien trop souvent au goût du tout puissant - la tête d'un grand homme. Ses doigts meurtris, eux, semblent une mâchoire d'ours enragé, en perpétuel mouvement, prêts à saisir le cou de tout homme qui s'approcherait trop de lui. Il affiche une lourdeur qui sied parfaitement à sa stature d'animal sauvage, mais qui cependant contraste grandement avec la rapidité extrême de ses mouvements en combat, qui semblent aux vents battants des tempêtes.

Il y avait dans sa démarche une lenteur et une fluidité totalement en désaccord avec sa morphologie, sa psychologie. D'un côté il semblait aux nobles qu'il côtoyait depuis maintenant des décennies, auguste et fier ; c'était là l'une des vaines tentatives qu'il pratiquait pour déjouer les regards emprunts de mépris des autres. Aux regards qui le prennent de haut malgré sa corpulence aux allures de mémorial, il répond la plupart du temps par une main tendue et menaçante, le plus souvent réprimandée aussitôt par l'humour léger mais douteux de ses adversaires. Lourd et bestial, le regard sans cesse inquisiteur et alerte, où se trouve l'être humain qui a un jour foulé les tréfonds de son âme ? Là où il n'y a pas de réponse, en fait, cette question n'a jamais été posée.

Car là où le genre humain ouvre les fenêtres qui portent sur son âme, Raytokûza, lui, semble aux manoirs délabrés, usés par les ravages de l'abandon et du temps. Sur ces mâchoires qui ont dévorés un millier de batailles, on distingue des joues creusées par l'amertume, sciées par la rancœur qu'il alimente chaque jour nouveau par la chair de ses ennemis. Cependant hormis les balafres impures qui ornent son enveloppe fraiche mais vieillie, il ne déplore aucun handicap physique, aucune trace de vice marqué qui pourrait ternir un peu plus cette sculpture taillée de marbre gris et fissuré. Cette jeunesse apparente, lui est légué par son gout pour la vie.

Malgré cette allure générale qui a laissé les plus grands perplexes, le jeune Yaku ne semble pas être dénué de tout sens esthétique. Ainsi, il était le plus souvent vêtu d'un ample pantalon noir et d’une veste en cuir noir. Il aurait pu paraitre élégant habillé ainsi, mais ses combats quotidiens couplés à son hygiène douteuse ont eu raison de la propreté ainsi que de l'intégrité physique du costume. Mais n'est-ce pas le rôle d'une tenue de protection que de périr à la place de son porteur ? Pour lui, la réponse est oui. Lors de grandes occasions - telles que la mise à mort d'un être puissant - il se pare de deux magnifiques gants rouges, fait de plaques d'un métal de grande facture. Enfin, on remarquera le tatouages qui est présent sur son dos et surtout sa crinière rouge.


Description mentale

On aurait, eu premier abord, une tendance à le considérer comme ce que l'on pourrait appeler vulgairement un gai luron, un bon vivant, un boute-en-train. En effet, dans la plupart des situations, il aura toujours tendance à froidement dédramatiser les évènements, à plaisanter sur les craintes du banal, à railler ses compagnons, à moquer gentiment les naïfs. Son humour est tranchant, franc, ironique, noir parfois, méchant et moqueur de temps en temps, grivois régulièrement, et il prend un plaisir évident à l'étaler à et pour tous. Sa véritable nature se révèle de manière ostentatoire dès que l’enjeu d’une chose – même quelconque – devient sa vie. Dès lors, son attitude change du tout au tout : plus de rires et d’éclats, fin des plaisanteries, cédant la place à une détermination glaciale, tout cela devient mortellement sérieux dans ces situations. De plus, il sait être posé quand cela se montre nécessaire, dans les situations graves, ou les sujets importants. Ami fidèle, il est présent quand il s’agit de soutenir ses compagnons proches. Pour une raison inconnue, et bien qu’il ait de nombreuses propositions, plus folles les unes que les autres, on ne lui connaît aucune liaison - liaison sérieuse.

Néanmoins, parler d'une pétale d'harmonie au sein du cœur de Raytokûza serait comme raconter les histoires aux parfums de légendes, ou commémorer le décès d'un enfant oublié. La douceur, le tact, la diplomatie sont chez lui des notions abstraites qu'il convient de laisser à au plus faible. Difficile de mesurer à quel point il est impossible de lui inculquer une quelconque notion qui n'attrait pas à l'art de tuer par les poings ou avec un sabre ; on en vient à se demander si un jour cet homme a su faire autre chose que broyer, détruire, anéantir, assassiner. C'est dire à quel point il peut être auréolé d'une aura de haine et de déraison. Il est aussi très recommandé de se renseigner au sujet de sa patience légendaire, qui lui fait défaut à partir de ce moment fatidique durant lequel il capte le fait qu'il est en train d'attendre quelque chose, quelqu'un... Dés lors, on pourrait à juste titre le comparer à un fou, bien qu'il soit encore moins patient que celui-ci. Il y a dans sa voix un séisme de colère perpétuel, lié à ce trait caractériel qui consolide son image d'asocial, de tueur sans pitié, de carnassier.

Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme ceci. Dans les profondeurs d'une nuit d'automne, balayé par le vent frais et baigné sous l'averse des feuilles mortes, seul le ciel a pu assister à une scène des plus rares chez le Yaku : étendu dans l'herbe asséchée, les paupières doucement fermées par le sommeil, il était là, avec sur le visage un sourire tendre et amoureux. Comme une plume d'ange sur le visage de Satan, comme un morceau de pain dans le regard d'un affamé. L'automne est peut-être le seul concept physique qui puisse adoucir les traits renfrognés de Raytokûza. Il y voit la fin de toute chose, la déchéance, la noblesse du cœur. Une épuration rigoureuse de toute la pourriture que nous offre la nature en été, un jugement dernier récurrent. Là où tout, sans exception, tombe. Que l'arbre soit chétif et pitoyable ou qu'il soit enraciné dans un siècle entier de résistance, le jugement les frappe de son courroux langoureux. C'est là que repose l'ensemble de ses principes, qui se résument à quelques lignes de conduite qu'il a autoproclamé comme étant les plus justes. Dans la merveille vagabonde de l'automne, il ne voit qu'un effeuillage synonyme de recul salvateur. En d'autres termes, il y voit la nature se camper sur ses appuis dans le but de rassembler toutes ses forces pendant l'hiver. Et lorsque le temps du printemps sera venu, son apocalypse créatrice n'en sera que plus grandiose.

Mais il est difficile de réellement cerner la personnalité du rempart silencieux. Ses sautes d'humeur imprévisibles seraient un entrainement très efficace pour apprendre aux jeunes chasseurs de primes à quel point il important de rester sur ses gardes. Combien d'hommes sont morts, et combien devront encore mourir broyés sous ses mains ? Une bousculade, un regard chargé de défi, une parole irrespectueuse, un silence ou une sieste brisée... Raytokûza ignore totalement si il fait état de raisons ou de prétextes futiles dans le but d'expier ses tensions nerveuses conséquentes. Ceci reflète ses capacités limitées de pédagogue, bien qu'il soit doué dans l'enseignement du silence et du respect. Cependant ce n’est pas par défaut de bonne volonté. Il ignore simplement comment un maître sage doit se comporter.


Histoire

Par-delà les rochers, par-delà la cascade torrentielle séparant les belligérants, par-delà les dunes dorées, vestiges des forêts luxuriantes. Plus loin encore que peut porter la vue, siège un ordre virginal. Là, niché dans une plaine balayée par les vents brûlants et les rayons languissants de l'astre doré, siège l'ordre des assassins. Ici et là gisent des restes de remparts, restes d'une ancienne muraille. Rocs brisés par le temps impitoyable, gravas épars sur le sol doré. Sur des dizaines de mètres ploient, sous la pression incessante de l'alizée, des bâtiments couverts de fissures. Ecrasées sous l'ombre impressive des dunes environnantes; elles se dressent pourtant, fières et misérables, tels des poings inquisiteurs dirigés contre les éléments déchaînés. Les amas de chambres miséreuses côtoient pourtant, situé à quelques pieds, un sanctuaire de belle taille, s'étalant sur des centaines de mètres et dominant, tel un rempart de fierté et d'audace, toutes les dunes environnantes et s'offre même le plaisir de tendre un clocher d'une taille non négligeable, faisant fi des maigres coups de vents hargneux, vierge prude tournant le dos aux horreurs du monde extérieur.

A l'orée de ce temple, où l'écume de sable lèche les pieds du bâtiment, une statue se dresse, précédant de peu l'entrée de l'endroit. Une femme y git. A jamais immortalisée par les mains expertes d'un talentueux artisan. Assise sur le sol, la belle joignait ses mains dans un geste dévot, drapée avec soin dans une toge pieuse, couvrant prudemment les formes généreuses que l'on pouvait deviner sous le linceul de roc. Tête levée vers le ciel, elle semblait élever une plainte lancinante, destinée à émouvoir les dieux du sort peu enviable de cette terre. Malgré la rudesse froide du contact de la pierre, une intense chaleur se dégageait de la statue. Fusse-t-elle produite par la posture modeste dans laquelle la femme avait été représentée, ou encore l'humilité écrasante se dégageant de son attitude. Il arrivait, alors que l'astre solaire prenait position au zénith, que ses rayons se glissent sur la froide peau, lui conférant, le temps d'une brise, la peau mate, douce et parfumée d'une belle du désert. Vierge de toute souffrance et d'impureté.

Dans ce monastère livré aux caprices du temps, balloté en tous sens, se tenait l'ordre de la des assassins. Noblesse d'épée de l'ancien temps, alors même que les premières pousses embrassaient le bonheur de ne former qu'une nation par paix nouvellement acquise et que les premiers chevaucheurs de sable ne quittent la quiétude rassurante de leur bien aimé désert. Les assassins avaient, durant des décennies, servis sous les couleurs du gouvernement mondial, servant, le plus souvent de force de frappe et de soutient. En apparence incompatibles au soin, les représentants du clan n'avaient guère l'apparence hargneuse, les muscles saillants et l'attitude suffisante de leurs pairs guerriers, offrant au monde une nouvelle vision de la bataille. Si les assassins n'avaient aucune prédisposition particulière aux combats au corps à corps l’entrainement qu’il avait subit depuis tout jeune en avaient fait une force de frappe remarquable. Rares étaient ceux qui, si ils n'avaient aucun mal à démembrer quelqu'un à main nues, pouvaient résister aux membres de l'ordre. Ne connaissant jusqu'à lors aucun adversaire capable de rivaliser avec leur maitrise des techniques de combat rapproché, ils permirent au gouvernement mondial de tuer un nombre incalculable de pirate et ceux, en restant dans l’ombre.

Nous avons tous une destinée. C'est dans cette optique que j'ai été élevé. Moi Raytokûza Yaku, héritier du clan des assassins et disciple du monastère du même nom, j'ai une destinée à accomplir. Long est encore le chemin qui m'y mènera et nombreuses seront les embûches. Mon chemin fut court jusque-là. Toutefois, si cela vous sied, prenez place et détendez-vous. Laissez-moi vous conter mon histoire.

Ecoutez la musique et laissez-vous porter. Je vais vous emmener céans dans les limbes de mon vécu. Sous mes pieds, le marbre glacé. Le contact de la pierre glacée fait frissonner chaque parcelle de mon corps. Debout dans l'immense salle je l'écoute. J'ai froid. Je glisse un regard alentour. De part et d'autre de ladite salle, les immenses colonnes en marbre blanc du sanctuaire me toisent de leurs regards millénaires. Deux devant moi, deux derrières, les gardiennes d'un endroit sacré. Parfaitement symétriques, elles m'encadrent et distillent en moi une impression de ridicule face à ses colonnes dont la détermination a tenu des centaines d'années durant. A la clarté des lueurs vacillantes des bougies, les bas-reliefs gravés dans la pierre se voient animées d'un nouveau souffle de vie. A quelques dizaines de mètres sur ma gauche, une voute piquetée d'étoiles se dévoile prudemment, réticente à pénétrer en ce lieu sacré, et observe le désert à moitié endormi. Debout, je laisse planer ma conscience autour de moi, glisser sur chaque bosse de la pierre, rebondir sur chaque rai de lumière, passer sur chacun des visages me fixant gravement. Ils m'observent tous. Vous m'observez. Pourtant je me sens seul. Etouffé dans un cocon de solitude.

Enfin. D'abord sans mouvement, je laisse le son se rependre en moi. La mélopée, une complainte, réveille en moi un sentiment latent. Endormi depuis plusieurs mois. Mais que les notes graves de la mélodie réveillent. Un manque terrible. L'image se brouille et mon souffle s'emballe. Les sentiments se bousculent dans ma tête. Goutte par goutte. Puis par vagues entières. Juste le son. Et la sensation de la brise sur ma peau hâlée. Le sol se dérobe et je m'élance. Sensation d'extase. Chaque note est comme une part d'une immense serrure. LA danse en est la clé. Danser. Encore et toujours. Le monde n'est plus, mon corps se meut avec grâce. Chaque mouvement, un sentiment, chaque glissement de l'air, une porte... Sur mon passé, mes souvenirs, mon enfance ...

Elle s'ouvre sans difficulté. A première vue, aucune différence, juste le sable à perte de vue. Et le monastère caché entre deux dunes. Toujours le même soleil aussi fort. Toujours le même vent fort et chaud. Mais observez mieux. Là, au loin, revenant d'une escapade, un jeune garçon arrive en riant. Suivi de plusieurs autres enfants. Je me revois à ma dizaine, jouant gaiement dans les sables du désert, accompagné de ma chère mère et de plusieurs de mes amis. J'entends encore nos rires, revois nos joies, rire d'enfants innocents. Nous jouions, courions et riions sans limite. Havre de paix et source de calme, nous vivions encore hors du temps. Hors des conflits qui sévissaient alors entre les hommes de l’extérieur. Cela faisait longtemps déjà que le clan s'était retiré du monde pour se consacrer à une vie de pénitence et de recherche. Depuis longtemps, les anciens s'étaient établis dans le grand désert d’une île de North Blue et se consacrèrent à l'étude poussée des techniques de combat au corps à corps. Tout était alors pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les journées s'écoulaient comme neige au soleil. Rires sur rires, médiations, bons moments que je garde encore chèrement aujourd'hui au creux de mon cœur. Toutefois, nous gardâmes contact avec le gouvernement mondial. Certains s'étaient habitués à la paix en ce lieu et s'étaient décidés à rester. Les autres préféraient la vie "trépidante" du monde extérieur.

Me voilà à la dizaines. Assis seul, je médite. Autour de moi, le néant. Un vide noir. Peur, souffrances, haine. Sentiments noirs. Ils m'assaillent. La solitude. Solitude car j’étais devenu différent depuis que j’avais croqué dans ce fruit maudit. Mon corps était devenu neige et mon sang était glacial. Pourtant, quelle quiétude, malgré les corps ensanglantés. Quel calme malgré les plaintes déchirantes d'enfants égorgés. Quel bonheur malgré les chaînes au fer rouge plantées dans chacune de mes articulations et dégageant une chaleur insoutenable. Le monde est paix. Le monde est mien. La lumière se fait et s'offre. Les cris cessent. Mes yeux se rouvrent au monde. Blancs. Le monde s'éclaire. Une clarté intense se distille de chacune de mes cellules et se répands sous forme d'un immense rai de lumière. Et peu à peu, elle disparait. Trois moines se tordent de douleur alors que d'autres accourent pour leur porter des soins. Enfin, la pièce me parait. Simple, elle est ornée d'une unique tapisserie : un immense voile blanc sur lesquelles se dessinent deux ailes dorées. Père est assis devant elle. Il m'observe d'un œil critique. Soutenant son regard, je ressens des sensations inconnues... mélange d'excitation, de colère, contrastant avec son habituel calme olympien et sa barbe blanche. Autour de nous, un murmure s'élance, les moines, assis en cercle autour de moi, élèvent leurs prières, alors que mon regard reste dans le sien, absorbé par les torrents abyssaux de ses yeux bleu-vert. Et lentement, avec une précaution infinie, il se lève. Géant comparé à l'insecte que je suis. Se dirige vers moi, traversant le cercle de moines s'ouvrant devant lui comme des lionceaux devant le majestueux maître. Il me tends, enveloppé dans un linge d'une douceur incomparable frappé de nos armoiries, un objet millénaire. Symbole de puissance. Gage de pureté. Héritier déclaré. Son sabre.

Quelques années plus tard …  Il était inutile d'aller plus loin. Dans sa course meurtrière, Raytokûza ne laisserait aucun concurrent vivant pour témoigner des faits. Par " faits ", il convient d'entendre " déroulement réel des évènements ". Car si ces hommes se sont jetés dans la gueule de l'ours, l'animal, lui, dira qu'il s'est contenté de se défendre en toute légitimité, bien entendu. L'adversaire voyait en lui un véritable spectre, un éclair gris et rouge. Dans leur orgueil sans bornes, ils considéraient le Yaku comme étant un vulgaire suicidaire, voué à se faire empaler sur le premier de leurs katanas. Qu'importe sa masse musculaire, peu importe sa vitesse spectaculaire, un homme reste un homme, le guerrier reste un débris sénile à leurs yeux. Qui plus est, comment rater une cible d'une telle corpulence ? Ils n'avaient plus à viser, il suffisait d'estimer une zone d'arrivée pour leurs projectiles, ils feraient mouche à coup sûr. Mais c'était sans compter sur le talent peu comparable de Raytokûza mais surtout le pouvoir du fruit maudit ancré dans ses gênes au combat rapproché. C'était sans compter sur les dizaines d'années d'expérience qu'il étoffait à chaque os brisé, à chaque larme de sang versée. Mais qu'importe la voix de son père ; il s'en va tracer un avenue de sang pour ces hommes qui pour lui désirent s'élever au paradis. Malheureusement pour eux, les mains de Raytokûza sont bien plus douloureuses que tout acte de contrition. Et puis, son père lui avait dit alors qu’il l’avait trouvé allonger sur le sol …

" Tue les tous... "

Même dans l'acte de barbarie le plus répugnant, le démon se languit ou s'impatiente. La perspective du bain de sang lui apporte une soif inconsidérée mais considérable de combat, de carnages. Malgré ses pulsions meurtrières incontrôlables, il s'est toujours montré conciliant en quelques sortes. Même son âme ne comprenait pas les actions du Yaku. En effet, c'est dans ces moments qu'elle se rend compte du côté extrême et carnassier de son hôte ; on aurait pu la sceller dans le corps d'un homme aimant et pacifique après tout. Être aussi bien spectateur qu'acteur de ces tueries incessantes était pour lui un grand plaisir. Un grand plaisir qu'il n'hésitait pas à provoquer, faisant de lui un homme qui salue comme il insulte, qui remercie comme il régurgite. Seconde après seconde, le démon injectait en lui chacune de ses parcelles de rage, de haine, d'antipathie. Et lorsque sa folie éclate- ce qui se passe à l'instant - on peut voir le dans ses yeux des pulsions violentes et régulières, à la faveur des battements d'un cœur enragé. Le massacre a commencé, au grand désespoir des quelques pirates qui se tenaient face de lui. Ces mêmes membres du gouvernement qui avaient osés attaquer son clan et tuer et voler tout ce que les assassins aujourd’hui pacifistes avaient recueilli. Pas à pas, il se rapprochait dangereusement de ses vis-à-vis. Une partie de la légende du carnassier de la neige rouge réside dans cette aptitude primordiale : il était maitre dans l'art de transformer les souffrances en décibels hurlants et dénués d'espoirs. Cet état de fait donnait une dimension terrifiante mais artistique et musicale à chacun de ses combats, ces cris rapportaient aux paroles - ou plutôt menaces mises à exécution - que prononce Raytokûza au début d'une bataille, et que ses adversaires n'ont jamais pris au sérieux.

Sous le regard inquisiteur de la pupille du destin, il ne croyait pas si bien dire. L'os se fracasse, la chair est mutilée, les dents se perdent alors que les mâchoires dansent comme il ne leur est naturellement pas permis; les corps et les membres se retournent de la même façon, les yeux se décolorent. Il fait ainsi honneur aux légendes érigées au nom des assassins au fil des années, qui racontent que leurs adversaires, lorsque le combat s'engage face à eux, voient le ciel s'obscurcir alors que se fait entendre le plus atroce des cris d'horreur qu'un homme puisse ressentir au cours de son existence : son dernier. Le soleil, avide de batailles sanglantes et de meurtre, ce serait un jour caché derrière sa sœur la lune pour ne pas voir le plus grand carnage des assassins. Il frappe et enchaine les victimes à la manière des moines qui répètent paisiblement leurs katas en fendant l'air de frappes précises et mortelles. Mais au milieu de cette valse tribale de coups mortels, le colosse se redresse d'une seule impulsion qui réduit la scène au silence : un homme, mieux armé et vêtu que les autres, se tient à l'écart, visiblement plus qu'intrigué. Et c'est alors qu'au moment où le Yaku s'apprêtait à lui refermer les paupières qu’il bougea. C’était sans compter sur la vitesse d’anticipation de Raytokûza qui lui fracassa la mâchoire sans la moindre hésitation. Et après quoi ? Rien. Le clan était complètement dissous et il prit les mers. Il s’était juré de combattre le gouvernement mondial pour rétablir l’ordre des choses. Et avait bien l’intention de venir à bout de sa mission.



Sinon, ton pseudo à toi, derrière l'écran ? Carter
Si t'as un commentaire à faire, fais-le maintenant ! J'aime bien le design !




Dernière édition par Raytokûza Yaku le Mer 20 Déc - 23:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Moufubuki - 猛吹雪   Mer 20 Déc - 23:23

Présentation terminée, certaines parties de l'histoire se raconterons in rp sous forme de flashback. J'aime bien laisser du suspens comme ça ! Bonne lecture (:



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MessageSujet: Re: Moufubuki - 猛吹雪   Mer 20 Déc - 23:27

Hey. Je passe pour te prévenir que le fruit que tu semble convoiter est malheureusement déjà utilisé ! Il faudra que tu change, désolée !

Et bon courage pour ta fiche !

PS : La liste des fruits utilisés et disponibles est ici : http://jolly-roger.forumactif.com/t52-listing-des-fruits-du-demon
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MessageSujet: Re: Moufubuki - 猛吹雪   Mer 20 Déc - 23:29

Ayaka a écrit:
Hey. Je passe pour te prévenir que le fruit que tu semble convoiter est malheureusement déjà utilisé ! Il faudra que tu change, désolée !

Et bon courage pour ta fiche !

PS : La liste des fruits utilisés et disponibles est ici : http://jolly-roger.forumactif.com/t52-listing-des-fruits-du-demon

Autant pour moi, c'était une petite erreur de frappe. C'était celui de la neige et non de la glace, un petit lapsus quoi Razz

Merci à toi (:
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MessageSujet: Re: Moufubuki - 猛吹雪   

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