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 Ayaka [100%]

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☠ Messages : 32
☠ Âge du Personnage : 19
☠ Berrys (x1000) : 1009493
☠ Localisation RP : Présent-ation !
☠ Fruit du Démon : Fruit du Carnotaurus
☠ Haki : Aucun
☠ Dorikis : 1630

MessageSujet: Ayaka [100%]   Sam 18 Nov - 1:21


My wonderland will be your hell..~

Kuraiko Ayaka




Rapport de prisonnier
N° 64821
Actuellement :En Fuite
Prime Inconnue ; ONLY ALIVE
Fruit du démon : Kyuryu Kyuryu no Mi - Modèle Carnotaure
Armes : 1 Black Gold Saw
Haki : /
Niveau demandé : Maximum
Groupe : Franc-Marine
Surnom : Makai no Ayaka
Nom & Prénom : Kuraiko Ayaka | Etat actuel : Morte ?
Age: 19
Rang : Inconnu
But : Inconnu




Descriptions
...

Physique

Demon Body

"Elle est comme... un fruit empoisonné. Un corps sublime, mais une force capable de vous tuer en un instant."
« Ayaka, une personne difficilement qualifiable de « femme ». D'une part, pour son physique, bien qu'il soit similaire à une humaine lambda, possède quelques particularités que certaines n'ont pas, ou même n'imagineraient pas, décrivons ça ensemble.

Commençons par son visage... ou l'on ne remarque que la pâleur de celui-ci. Comme vous l'auriez remarqué, sa peau est très pâle, bien en dessous des normes humaines, mais elle n'est pas encore semblable à de la neige. Néanmoins, elle fait bien ressortir ses yeux d'un rouge écarlate, qui ne reflètent pratiquement jamais d'émotions positives, qui ne désirent que vous voir ensanglanté par ses propres mains. Il est même dit parfois que lors de ses combats, l'œil droit d'Ayaka s'illumine et laisse une légère trainée rouge derrière elle, comme s'il dégageait de la fumée rouge sang... Malgré ça, ils restent assez beaux à voir, et donnent un semblant de vie sur le visage pâle de la jeune femme. Sa bouche quand à elle est plutôt fine, bien qu'elle ne soit ouverte que pour sourire sadiquement ou bien pour parler de choses aussi sordides les unes que les autres. Si elle l'ouvre assez et que vous êtes assez proche, vous pourrez remarquer que ses deux canines sont plus pointues et plus longues que la normale... Elles sont assez similaires à celles d'un vampire, mais ne sont pas utilisées comme tel. Son nez est fin, et se colle parfaitement au visage d'Ayaka, c'est aussi ce qui lui donne un semblant d'humanité. Ses cheveux sont d'un noir de jais, et à la moitie de leur longueur, prennent une légère teinte grisée, jusqu'à que la pointe en soit pratiquement blanche. Ses cheveux sont coupés par l'avant, pour éviter de cacher ses yeux, alors qu'ils atteignent le bas du bassin en longueur par l'arrière. Cependant, la jeune femme laisse toujours deux mèches à mi-longueur tomber sur ses épaules. L'une des particularités notable chez Ayaka, c'est ses cornes sur sa tête... Il semble impossible de définir si elles sont vraies ou pas, du moins, elles semblent l'être. Ce sont des cornes similaires à celles d'un démon, et c'est peut-être même la signification que cette femme est en fait un être venu des profondeurs de l'enfer. Elles sont noires et les pointes de celles-ci sont rouges, elles courbent légèrement au début de leur ascension vers le ciel. Quand à ses oreilles, elles sont cachées par les cheveux d'un noir extrême, mais elles sont fines et semblent parfaites. Ses sourcils sont fins, et suivent parfaitement le mouvement de ses yeux lorsqu'ils vous regardent avec envie, l'envie de vous tuer.

Venons en au reste du corps. Approximativement, Ayaka mesure 178 centimètres pour environ 53 kilogrammes. Elle reste néanmoins peu vêtue, et sa peau blanchâtre est bien visible. Bien que son corps soit plutôt grand, Ayaka est très mince et son corps est fin, surtout au niveau des jambes et de ses bras. Cependant, même si son corps est fin, il cache une très grande force physique très supérieure à la normale, c'est qui fait bien la différence lors de duels de force brute. C'est au niveau des mains qu'elle possède une autre particularité. Elle porte d'étranges gants d'un métal noir, mais ce gant en question est relié aux fonctions nerveuses de la main, ce qui fait qu'elle possède alors deux grandes mains en métal noir, qui bougent normalement mais qui sont bien plus résistantes, et adaptées à l'épée qu'Ayaka porte. Il est cependant inutile de « briser » les mains pour tenter de lui empêcher toute utilisation, car elle n'aura qu'à retirer ses gants de métal afin d'utiliser directement ses mains. Mais arracher ses gants reviendrait aussi à arracher ses fonctions nerveuses de la main, qui lui vaudrait aussi alors une grave blessure. Ses gants sont semblables à des os de squelettes, mais en beaucoup plus gros et surtout, noirs. Quand à sa poitrine, ne la qualifions pas d'inexistante mais encore non développée, mais la grosseur ne fait pas toute la beauté. Quand à ses jambes, elles sont très fines mais aussi résistantes, tout comme son corps. La finesse du corps d'Ayaka est une sorte de piège, car beaucoup penseront qu'elle est très fragile, alors que c'est tout le contraire, bien que le corps soit fin, les os sont très solides, bien qu'ils soient capable de se briser, comme tout être humain.

Terminons avec son style vestimentaire, qui reste lui très étrange. Elle est vêtue d'un haut ne recouvrant que les bras et la moitié du torse, bien que la fermeture au niveau du torse soit toujours ouverte pour laisser son soutient-gorge noir à l'air libre. Ce haut noir est conçu pour couvrir tout le bras ainsi que la base du gant d'Ayaka, les manches sont décorées de deux bandes blanches parallèles, et lorsqu'elle s'arrête au gant, trois étoiles blanches sont alors cousues par dessus le gant, accrochant son haut à ses mains de sorte à ne pas révéler les points d'attache entre ses mains et ses gants noirs. En ce qui concerne son pantalon, il est coupé au niveau des cuisses et lui aussi, est noir. Il est détaché et révèle son nombril, mais semble retenu par une ceinture en cuir blanc avec une pierre d'améthyste sertie sur la boucle. Quand à ses jambes, elle porte une armure qui part du haut des genoux jusqu'aux pieds. Cette armure en fer noir est équipée de deux lames noires sur les genoux, qui semblent extrêmement aiguisées, il est même possible de voir de légères cicatrices en bas de la cuisse, ce sont les frottements de la lame sur sa propre peau. L'armure descend alors jusqu'aux pieds, et là encore au bout des pieds sont équipés deux lames noires. Ce qui semblerait être une armure aux pieds sont en fait des talons en fer. Il ne reste plus qu'à parler de l'épée qu'elle porte constamment sur elle. C'est une épée noire assez massive, qui devrait peser environ 200 Kilogrammes, ce qui semblerait être peu, étant donné qu'Ayaka la manie avec tant de légèreté. Sur la manche de l'épée trône un crâne miniature, le manche est alors en fer noir lui aussi, forgé en spirale, jusqu'à la lame. Quand à elle, l'épée est noire mais le côté tranchant est fait d'or. Sur le dos de la lame cependant, tout est forgé en « dents », ce qui donne à l'épée une force tranchante et une force écrasante. Les dents du côté inverse de la lame sont aussi faits d'or, et lorsqu'Ayaka décidera qu'il est inutile de trancher son adversaire, elle se contentera de lui briser les os avec un coup de lame similaire à un coup de marteau. En voyant la lame de près, il y a aussi quelques fissures sur celle-ci... Elles ne sont pas dues à la durabilité, mais sont bien des décorations, pour lui donner un côté plus apocalyptique. Reste à savoir si cette "décoration" est volontaire ou pas... »
©️
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Mental

Hell Mind

Un égo démesuré ? Non.. Mais bon quand même, "Dieu"...
« Parlons maintenant de qui est cette femme particulière. Particulière, mais pas forcément dans le bon sens, car il faut l'admettre, sa puissance et sa beauté l'ont rendue modeste. Trop, modeste.

La jeune Ayaka n'est pas une femme comme les autres mentalement. Pour elle, les pouvoirs qu'elle possède sont là parce qu'elle existe. C'est une sorte de « centre du monde », ou plus communément, « Dieu ». Bien que cette appellation soit en quelque sorte mal choisie, pour elle, ce mot n'a jamais été mieux utilisé que pour sa propre personne. Le plus souvent, elle ne cherche pas à connaître l'avis des autres et se contente de sa propre vérité, puisqu'en étant Dieu, elle doit avoir le dernier mot. Ne se contentant pas de ça, elle ne considère pas les autres comme ses égaux, ils sont inférieurs pour elle, de simples larves. Mais malgré tout ça, elle n'est pas asociale, bien que quelques fois, elle soit difficile à supporter. Ayaka reste majoritairement seule, et bien qu'elle attire beaucoup de regards masculins sur elle ( Féminins quelques fois ), elle se montre supérieure et arrive à les faire fuir. C'est aussi son côté démoniaque qui fait le travail. Néanmoins, elle est loin d'être idiote. Bien qu'elle le soit un peu par son côté « Je suis la meilleure », elle sait réfléchir et prendre les décisions qui conviennent, même si elle doit mettre de côté sa fierté. Cependant, évitez de vous prétendre plus haut qu'elle, vous pourriez bien le regretter, elle est de nature à ne pas ignorer les provocations, et à régler la majorité des choses par la violence.

En parlant de violence, elle a aussi une seconde personnalité, lorsqu'elle combat. Son côté Déesse monte au dessus de tout, et elle l'utilise comme prétexte pour combattre. A vrai dire, c'est comme si vous aviez deux personnes différentes en face de vous, et celle là n'est absolument pas fréquentable. Il est rare de voir Ayaka réellement sérieuse en combat, elle l'est un peu au début, mais se laisse vite emporter par la folie. Et lorsqu'elle devient folle, le mieux à faire serait de vite s'enfuir, si vous le pouvez. Chez elle, la folie se présente de plusieurs façon consécutives : Un sourire sadique qui s'amplifie chaque minute, ses petits rires de dégénérée, sa façon de combattre, sa position de combat, et surtout, l'intensité de lueur de ses yeux. Lorsqu'Ayaka est réellement devenue folle, une légère traînée rouge se propage de son œil droit, et ses yeux prennent un rouge plus étincelant. Elle ne vous laissera pas une seconde de répit, en plus d'essayer de vous faire souffrir un maximum. C'est ce qu'elle appelle l'état « Insane Mode ». Généralement, elle l'enclenche elle-même, si l'adversaire arrive à percer son style de combat, pour changer radicalement de méthode et prendre son adversaire à revers. Cet état génère en elle, un extrême sadisme et une folie sans précédent, avec tout les états cités ci-dessus, seule votre mort ou vous procurer une extrême souffrance compte à présent. En combat, elle n'écoute quasiment pas ce que disent les autres et se concentre uniquement sur la personne à tuer, les provocations sont alors inutiles, car Dieu ne cède pas aux faibles.

Mais Ayaka a aussi un bon côté. Bien qu'il soit rarement présent, il existe, et il faut profiter de ces rares moments. Il lui arrive aussi de se faire des amis, rarement, quasiment jamais en fait, puisqu'ils finissent tous par se lasser de l'attitude de la Déesse. Elle sait reconnaître une chose, c'est que Dieu n'est pas seul à gouverner le monde, et c'est pour ça qu'elle accepte le fait d'avoir des amis, compagnons, à condition que ceux-ci la supporte. Cependant, quelque chose est clair : Elle combattra seule. Elle n'aime pas être dérangée pendant qu'elle combat, elle sait surtout qu'elle serait capable de tuer ses alliés s'ils étaient sur son chemin, c'est la raison principale pour laquelle, elle est seule. S'il le fallait, elle pourrait raser la populace amie ou ennemie, surtout si elle ne se contrôle plus. Les seules fois ou elle a combattue avec l'aide d'alliés, c'est elle qui a tué ses ennemis seule, mais qui a aussi annihilé ses partenaires. Ils ont essayés de l'arrêter dans sa lancée sadique, le prix en fût leur vie.

Si vous vous sentez l'âme d'un conquérant, essayez donc d'aborder Ayaka. Essayez juste de le faire au bon moment. »
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Histoire
...


» Chapter I | Hell Wonderland - L'île ou seul le plus fort survit :.


Personne ne connait l'enfer, le vrai. Ce n'est pas cette vision paranormale de l'après vie, mais d'un enfer auquel vous pouvez être enchaîné vivant. Le seul moyen d'en sortir, c'est de tuer, ou de mourir. Mais avant de connaître l'enfer, il y a un petit temps de paradis. Court, certes, mais existant. Et c'est dans ce petit paradis que tout commence.

Dans une île de South Blue, qui ne possède aucun nom aujourd'hui à cause de sa petite taille, sa communauté restreinte, mais aussi à cause de sa distance par rapport aux autres îles, auront vécus beaucoup de jeunes combattants d'exception. Pourtant, elle ne possède aucune technologie particulière, ni entrainement spécial, ni remède maison. La particularité de cette île, c'est que seuls ceux qui y sont nés ont droit d'y résider, et comme vous pouvez le deviner, tout les résidents actuels sont descendants d'une seule et même famille, ou presque. En fait, chaque habitant possède un gêne spécial propre à la famille principale. C'est aussi pour cette capacité particulière, qu'aucun résidant de l'île ne doit quitter la terre, considérés quasiment tous comme des hérétiques ou monstres. L'île se régénère très rapidement en terme de nourriture, la croissance y est dix fois supérieure à la normale, faune, flore... Tout y est abondant, et laisse à croire que ça pourrait continuer encore longtemps. Nous allons parler d'une période spéciale pour l'île, la naissance des descendants directs de l'homme et la femme les plus forts de l'île, ceux qui maîtrisaient le plus leur pouvoir, des nomades du clan Kuraiko, ayant refoulé leur nom. Cependant, tout ne s'est pas déroulé comme prévu. Ils pensaient avoir, comme cadeau des dieux pour avoir fait naître des enfants ayant les plus forts parents, des garçons. La nature ayant décidé ça autrement, ce fût deux jumelles filles. Leur père, déçu mais heureux, accepta les nouveaux-nés dans la communauté, les baptisant par le sang. Le baptême par le sang est une tradition de l'île, qui permettrait aux dits enfants de pouvoir développer leurs pouvoirs plus tard, et si l'enfant n'était pas digne de combattre au nom de l'île, il n'était pas baptisé et ne devenait qu'un simple fermier. Malheureusement, ce genre d'avenir n'est décidé que par les parents, ce qui ne laisse aucune liberté aux enfants. Les deux filles, furent appelées Ayaka, ayant hérité des yeux de sa mère, puis Aoï, avec les yeux du père. La différence entre les deux enfants était flagrante pour les parents, nul doute qu'elles auraient à se détester un jour ou l'autre, voir pire. Mais l'heure n'était pas aux mauvaises nouvelles, une naissance est toujours quelque chose de beau et une fête fût organisée pour célébrer la venue des deux futures nouvelles dirigeantes de l'île. Ce fût un an plus tard qu'une triste nouvelle parcourra le petit village : Le père des deux jumelles, fût tué en mer par un groupe de chasseurs de primes, réputés pour leur cruauté et leur force de groupe au dessus de la moyenne des autres pirates, chose rare sur cette mer. Les jeunes filles, âgées seulement de 1 ans, ne se doutaient pas que la mort de leur père allait engendrer la fin de l'ère Kuraiko. La mère, s'étant déjà faite à l'idée que le père était mort, s'occupait de ses filles pour deux, mais semblait heureuse. Non loin d'ici, il y avait une île enfouie dans la mer, dont la seule entrée est cachée par une petite montagne, seuls ceux qui vivaient la bas pouvait connaître l'entrée de la base sous-marine. Cette île, est habitée par de terribles hommes, qui passaient leur temps à kidnapper des hommes et femmes vivantes, et à les faire s’entre-tuer, ou leur faire faire des choses terribles. Souvent, ils sont de la même famille, pour intensifier le « jeu ». Les Tyrans, ayant eu vent de la mort du Chef Kuraiko de l'île, organisèrent un pillage d'humain sur l'île, quelques mois plus tard. Ce jour là, Ayaka et Aoï n'avaient que 2 ans.

La nuit était sombre, la lune, rouge. Silencieusement, les femmes endorment leurs petits, les corbeaux volent près des maisons en quête de viande fraîche, le hurlement des loups résonne dans la petite île. Les deux jumelles ne dormaient pas, elles se disputaient comme deux enfants ordinaires, pour un misérable jouet. Cette nuit là, fût la plus sombre de l'histoire de l'île, mais aussi la dernière. Discrètement, une petite horde de bateaux aux couleurs de l'eau naviguaient en direction de l'île, préparant les armes, ainsi que les dispositifs de capture. C'était les habitants de la fameuse île tyrannique, Hell Wonderland. Rapidement, l'alarme de l'île sonna, réunissant les hommes et femmes en état de combattre, la mère des deux jumelles ne faisant pas exception à la règle : C'était la femme la plus forte de l'île. Les deux jeunes filles furent emmenées en lieu sûr, comme tout les enfants, dans le sous-sol de l'île. A peine débarqués qu'ils mirent à feu et à sang le village, balayant avec difficulté les gardiens de l'île. Les habitants de l'île étaient bien plus forts, mais beaucoup moins nombreux, et c'était ce qui faisait toute la différence. En combat unique, ils n'auraient eu aucune difficulté. En seulement quelques heures, toute la ville fût rasée et pillée, la moitié des habitants, étant de familles différentes pour la plupart, furent emportés sur les bateaux, enchaînés, tandis que le reste des bandits fouillaient le reste de l'île, emportant avec eux des provisions et de l'or, en abondance dans le coin. Un groupe de brigands assez chanceux tomba sur la porte cachée du sous-sol de l'île, découvrant par la même occasion, les enfants et le reste des femmes de l'île. N'ayant aucune pitié, ils se contentèrent de tuer les plus vieilles femmes, et d'emporter le reste avec eux, Ayaka et Aoï comprises. Cependant, les hommes hésitèrent à emporter les deux jeunes filles, quelque chose d'intimidant ressortaient de leurs yeux innocents mais avide de folie, l'œil gauche d'Aoï brillait d'un bleu clair, laissant une traînée bleu derrière elle, alors que l'œil droit d'Ayaka s'éclairait lui en rouge. C'était bien entendu assez surprenant et surnaturel, autant qu'effrayant, mais il n'hésita pas très longtemps avant de les emporter, peut-être qu'elles pouvaient valoir gros. Enfin, après avoir embarqué tout les habitants et les trésors de l'île, ils firent exploser le reste des piliers de l'île pour la faire inonder sous l'eau grâce à de puissants explosifs. Enfin, ils prirent la mer, pour retourner à Hell Wonderland. Le trajet ne fût pas très long, à cause de la proximité étonnante des îles. Ouvrant les portes de la ville, celles-ci se révélèrent plutôt banales, sauf peut-être qu'il n'y avait quasiment jamais de moment sombre à l'intérieur de celle-ci, puisque tout l'éclairage avait été fait par des moyens technologiques poussés, et que l'île est sous mer, dans un grand bloc de fer à l'épreuve du fond marin et des bêtes diverses et variées, le tout camouflé en un gros rocher.

Arrivés à l'île, les brigands déposèrent les provisions dans une banque sécurisée, et les hommes capturés, dans une sorte de manoir, du moins, à l'entrée. Un grand homme fît son apparition, scrutant chaque habitant capturé, posant particulièrement ses yeux sur les jumelles Kuraiko et d'autres puissants habitants. Il remit en place sa cravate, toussa légèrement, puis plaça ses mains dans son dos pour commencer à parler.

???
Vous êtes désormais des habitants de cette île souterraine, mais comme vous êtes quasiment tous des guerriers, vous serrez retranchés dans une partie cachée de l'île. Les enfants seront éduqués par nos soins, les blessures seront soignées, ceux qui n'ont aucune compétence particulière, serviront à la production de ressources alimentaires et matérielles. J'espère que vous passerez un agréable moment ici, jusqu'à la fin de votre misérable vie. Ah et, j'oubliais... En tant que citoyens, vous devez savoir une chose importante : La mort est aussi courante que les salutations, ici. Alors... Bienvenue à Hell Wonderland.
.


Il se retourna, riant de sa voix grasse et sadique, montant les escaliers pour retourner dans son bureau, fier. Il emporta avec lui, les enfants en bas âge, accompagnés de femmes habillées comme des Servantes. Il ordonna aux femmes en question d'élever les enfants pour qu'ils puissent se battre dés leur plus jeune âge, pour qu'ils soient prêts à participer à l’événement se déroulant tout les 10 ans à Hell Wonderland, le « Insane Parade ». Ce « jeu », consistant à réunir tout les combattants capturés, et à leur faire faire de sordides choses, comme tuer leur propre famille, ou essayer de traverser un parcours du combattant ou la moindre erreur donnerait la mort dans la pire des souffrance. Ainsi, ne pouvant pas participer à l'âge de 12 ans, l’événement fût reporté jusqu'à leur 18 ème anniversaire.




» Chapter II | Sisters Legacy - Rouge et Bleu, ne donne pas Rose :.




Dés leur naissance, leur conflit éternel fût annoncé. La place de chef de l'île ne pouvait être occupé que par une seule personne, et comme le résultat de l'accouchement fût deux jumelles, il aurait fallu qu'un jour, elles s'affrontent, à mort si c'était nécessaire. Mais heureusement pour elles, l'île ayant été détruite, ce jour de mort n'aura pas lieu. En fait... Il a juste été reporté à plus tard.

Depuis leur venue au monde, les deux jumelles n'arrêtaient pas de se chamailler pour un rien. Cependant, chaque fois qu'elles se disputaient, leurs yeux brillaient. C'était sûrement un signe du destin, une signification d'un affrontement de grande envergure entre Ayaka et Aoï, pour des raisons plus obscure que la nuit. Depuis leur capture par les habitants de Hell Wonderland, elles ont été élevées la moitié du temps séparées, les seuls moments qu'elles avaient pour se voir étaient ceux de leurs combats incessants. Ayaka vivait à présent avec une femme qui ne lui portait pas vraiment d'amour, en fait, elle était intimidée par l'aura que dégageait l'enfant malgré son bas âge, et voulait faire en sorte que cette fille souffre le plus possible en signe de vengeance, pour avoir été humiliée par un enfant, pour son regard effrayant. Il y avait aussi autre chose, cette femme devait l’entraîner à un style particulier de combat, pour la préparer au Insane Parade. Ce qu'elle décida de lui apprendre, était la voie la plus dure du combat : L'épée. C'était aussi un moyen simple de se venger par la violence la plus discrète qui soit, pour la tutrice d'Ayaka. Au fil des années, l'état mental de la démone se dégrada, comprenant l'origine de la violence de celle qu'elle devait appeler « Maîtresse ». Elle devint de plus en plus mauvaise fille, violente, et impolie. Elle n'avait plus aucun respect pour les autres, y comprit le maître de l'île, qui s'amusait de voir les réactions de la « Jumelle Rouge ». Ce fût un surnom donné par les habitants de l'île, pour pouvoir distinguer sans problème les deux sœurs. Lors de son dernier anniversaire, sa maîtresse lui offrit sur ordre des grands maîtres de l'île, une épée au tranchant d'or et au style apocalyptique, ce qui représentait parfaitement bien Ayaka. Ils firent aussi, en honneur à son caractère de démon, deux cornes, qu'ils implantèrent de force sur le crâne de la demoiselle, ce qui ne fût pas sans douleur. Elle fût aussi forcée de manger un fruit du démon qu'elle ne connaissait pas et qu'il lui était interdit d'utiliser, montrant à quel point celui-ci pouvait être dangereux. Il était simple, grâce à tout ça, de reconnaître la méchante de l'histoire. Même si elle ne voulait pas devenir comme ça, elle ne pouvait pas choisir ce qu'elle allait être. C'est le pire, pour les humains, de ne pas pouvoir décider de son propre destin. Une histoire de fierté, je crois. N'est-ce pas ce qui nous rend stupide ?

Quand à Aoï, elle fût élevée par une femme pleine d'attention, mais sévère, qui semblait apprécier pleinement les talents de la « Jumelle Bleue ». Elle s'occupait parfaitement bien d'Aoï, l’entraînant au Katana et à d'autres styles d'armes conçu spécialement pour ses capacités, utilisant son don pour l'utilisation du Haki et bien que l'entrainement soit extrêmement difficile, toutes les deux aimaient ça. Malgré tout, l'entrainement n'était pas assez poussé, et même si elle était beaucoup plus forte que la majorité des combattants de l'île, ça ne suffisait pas. Pour la Jumelle Bleue, un Katana de haute qualité fût forgé, ainsi qu'une arme similaire à un énorme canon, avec une capacité de destruction proportionnelle à sa capacité à utiliser son Haki. On lui avait dit à l'avance qu'elle pourrait, qu'elle devrait même, utiliser ses armes contre sa propre sœur. Elle en était consciente, et même si elle ne le voulait pas, elle y serait obligée. Aoï s’entraînait aussi dans ce but, pour essayer de sauver sa sœur de son triste changement mental, et la remettre dans le droit chemin, alors qu'Ayaka devenait plus forte juste pour tuer sa jumelle, et simplement ça. Les années passaient, les deux jeunes filles se battaient pour le même but, mais aux motifs différents, jusqu'au fameux jour de l'Insane Parade. Les précédents jeux similaires à l'Insane Parade, ont tous terminé dans un bain de sang terrible, ou les spectateurs s'amusaient à voir le résultat de la bêtise humaine. A vrai dire, ce n'est qu'à partir de là, que l'enfer commence. Tout ce qui s'est passé avant, n'était qu'un aperçu du paradis, l'île, une entrée des enfers, et l'Insane Parade, l'enfer vivant.

L'une des règles principales, est simple : Le plus fort, gagne. Le plus faible, meurt.

Bienvenue en Enfer



» Chapter III | God Diplomacy - L'épreuve de l'élu : Devenir Dieu :.





L'insane Parade. L’événement tant attendu dans cette île refoulée du monde, méconnue des grands noms, qui ferait pourtant trembler ceux qui en connaissent l'origine et le but. Celui qui réunit, tout les 10 ans, les plus grands guerriers arrachés à leur vie passée pour se battre les uns contre les autres, pour le plaisir des yeux. Un jeu sadique qui en séduit plus d'un, surtout les plus dérangés, qui n'hésitent pas à clamer la nécessité d'un tel acte pour... simplement en jouir. Ils pensent que de telles atrocités sont une manière de s'amuser, car de toute façon avec les guerres entre pirates et compagnie, ça reviendrait au même. On entend de tout, en ce monde. Il paraîtrait que certains grands malfrats se sont arrêtés, ont cessé de se battre, et sont devenus des justiciers ou des civils. Mais rien ne change au final, car tout le monde sait que rien n'empêchera les humains de s’entre-tuer pour des raisons aussi inutiles les unes que les autres. Ce jour là, ils étaient tous réunis, spectateurs, pirates, guerriers et organisateurs. Ces gens avaient leur raison d'être ici, plaisir, argent, pari, ce serait presque un sport. C'est une énorme arène, protégée par une barrière puissante pour éviter les représailles de l'intérieur, tout autour, des spectateurs par milliers. L'ambiance était explosive, tout le monde criait, puis les guerriers entrèrent dans l'arène via plusieurs petites portes qui menaient au dortoir, de chaque côté. A la porte sud, une multitude de combattants colossaux, tous plus grands les uns que les autres et armés jusqu'aux dents, certains survivants d'il y a 10 ans sont présents pour se battre à nouveau, pour leur plaisir ou contre leur volonté, en espérant avoir une chance de sortir un jour de cet enfer qui est devenu leur maison. A la porte ouest, Ayaka ainsi que d'autres participants moins armés mais pas moins dangereux, d'autres apeurés, on y trouve de tout, même si on sait faire la différence entre les plus meurtriers. Porte nord, d'étranges hommes tous cachés par une grande cape noire, la seule chose que l'on puisse connaître d'eux est l'intensité de leur aura meurtrière, presque écrasante. Enfin, à la porte Est, Aoï, qui sortait seule. Aucun autre guerrier ne l'avait suivie, il n'y en avait plus, personne n'avait survécu à l'entrainement dans ce coin là. C'est lorsque les guerriers s'approchèrent au centre de l'arène, formant un cercle parfait, qu'un homme tout en haut d'une tour se mit à parler à voix haute, pour briser le silence des combattants et faire taire les idiots qui les acclament.

Présentateur
Bienvenue à l'Insane Parade ! En ce jour qui ne se répète que toutes les décennies et malgré son report, vous allez pouvoir assister à la plus grande fête jamais organisée, en toute tranquillité ! N'ayez pas peur car ici vous n'aurez que plaisir à observer de puissants guerriers se battre jusqu'à la mort pour leur survie ! Inutile de faire les présentations des guerriers, ils vont probablement mourir dans les minutes qui suivent ! Sachez aussi que tout les guerriers ne sont pas présents, car exceptionnellement grâce au nombre de "soldats" volontaires, nous pourrons vous faire part d'une seconde première manche ! Sur ce, je vous explique rapidement le fonctionnement.

Le sol se mit alors à trembler, séparant aléatoirement les combattants dans 4 espaces restreints et limités par des barrières très solides et barbelées, électrocutant par la même occasion un idiot qui eu l'audace d'essayer d'y résister, le tuant sur le coup, faisant rire les spectateurs et le porteur du micro. Chaque terrain se mit à changer en divers éléments de la nature, dont une forêt peu dense, un mini-désert, un cratère rempli d'eau jusqu'aux genoux, et enfin une terre de glace.

Présentateur
Les participants sont répartis aléatoirement entre divers biomes, et devront se battre jusqu'à qu'il n'en reste plus qu'un seul ! Les règles sont simple : Il n'y en a pas ! Que le jeu, COMMENCE !

Un grand son retentit alors dans toute l'arène, annonçant le début des hostilités. Les guerriers se mirent à se battre férocement, profitant des éléments de leur terrain pour accroître leur puissance grâce à des stratégies bien fondées, tandis que d'autres se cachaient pour éviter d'épuiser leur force inutilement et se réserver pour la suite. Aoï n'utilisait que son Katana pour vaincre ses adversaire avec une aise terrifiante, les tranchant sans remords mais sans pour autant sourire de son acte, faisant ça non pas de son propre gré mais pour avancer et atteindre son objectif, n'éliminant que ses obstacles pour son bien et celui de sa sœur. Ayaka quand à elle, s'attirait une totale ovation, car à peine le match commencé, celle-ci utilisa son énorme épée pour réduire le terrain en morceaux d'une force monstrueuse. Plus personne ne pouvait prétendre se cacher derrière un arbre factice, ils devaient combattre directement ou mourir tués sans avoir à se tacher les mains de sang et utiliser de leur sueur. Ayaka combattait, frappant sans relâche avec un sourire sadique et à la fois attirant, écrasant le moindre os encore en un seul morceau chez ceux qui lui font face, évitant le moindre coup et ne réagissant même pas à la moindre blessure, montrant une férocité sans limite. Le combat le plus long se fît du côté désert, ou chaque participants utilisaient leurs Dials de manière chaotique pour rendre le terrain impossible à traverser, le sable volant dans tout les sens et limitant la vue, et ou le plus malin se décida à utiliser toute sa force pour attaquer chaque ennemi avec une sorte d'aiguille paralysante qui les rendit tous incapable de faire quoique ce soit. Il était épuisé, mais pas assez pour ne pas briser le cou de chaque guerrier avec une force hors du commun. La première manche terminée, les barrières se retirèrent pour réunir à nouveau le reste des guerriers pendant que d'autres larbins débarrassaient les corps et rétablissaient les terrains avec quelques machines. A peine réunis, que Ayaka et Aoï se regardèrent froidement comme deux prédateurs enragés et affamés. Un seul instant suffit alors pour que les deux sœurs sortent leurs armes et se jettent l'une sur l'autre à la vitesse de l'éclair pour faire percuter leurs lames dans un fracas métallique qui fît crier de joie les spectateurs et trembler le sol. Elles voulaient se battre, elles n'en pouvaient plus, leurs yeux brillaient, et les flammes colorées qui sortaient de l’œil gauche d'Aoï et de l’œil droit d'Ayaka suscitait crainte chez les autres guerriers survivants. Une aura meurtrière puissante envahit alors l'arène, faisant reculer les plus proches des deux sœurs, mais tout ça ne dura pas longtemps, une barrière électrique les sépara rapidement avant que la situation ne dégénère, puis Ayaka se mit à crier férocement avant de rentrer à son dortoir et de frapper fortement un guerrier au passage pour évacuer sa rage. Le présentateur se mit à rire et reprit la parole.

Présentateur
Que de manières ! On dirait que certains participants sont impatients de s'affronter ! Les deux sœurs Kuraiko se vouent une certaine haine qui s'est développée au fil des années, et c'est aujourd'hui que tout va se régler, mais patience, c'est le clou du spectacle ! Nous allons entamer la seconde manche, puis viendra ensuite la seconde partie de notre Insane Parade qui s'annonce mouvementée !  

Aoï prit le chemin de son dortoir à son tour, comme les autres guerriers, quasiment tous exténués de leur combat. Ils avaient un peu de repos, mais pas pour bien longtemps, car devoir affronter des monstres comme les jumelles
Kuraiko, ça doit probablement les effrayer plus que de les rassurer. Et la peur, la peur de mourir... ça fatigue. Et puis, qui n'en ferait pas des cauchemars...  





» Chapter III-1 | Familly Terror - La faux, les épées et le sang :.





La compétition s'annonçait rude, tant pour les sœurs Kuraiko que pour les autres participants. Autant être réaliste, il est difficile de se voir survivre au milieu de tels monstres... Surtout lorsque l'on sait qu'il est probable que la mère le soit tout autant. Celle-ci n'a pas eu le même traitement que les autres guerriers, ou que des sœurs. C'était une personne incontrôlable, qui n'a été maîtrisée que par la menace du meurtre de ses filles, une véritable machine de mort qui ne vivait que pour ses enfants et sa liberté, prête à payer le prix fort pour arracher la tête de tout ces idiots qui prenaient du plaisir à voir les gens mourir. Malheureusement pour elle, les choses n'ont pas tournées comme elle l'aurait souhaité, et la simple idée de lui laisser une conscience dérangeait les organisateurs. Il fallait contrôler une telle puissance, faire en sorte que la mère des jumelles Kuraiko puisse séduire le public par sa force ahurissante, la rendre insensible à toute forme d'émotion, créer quelque chose de redoutable. Le seul moyen disponible était une méthode de fracture de l'esprit, un enchaînement de tortures et lavages de cerveau ciblant chaque souvenir de la personne visée, afin de lui en effacer le contenu, et fabriquer de toute pièce une fausse identité, mais le temps requis pour réussir un tel tour de force sur une femme aussi forte était bien trop grand, et c'était la principale raison du retard de l'Insane Parade. Ils savaient, que pour que ce soit une vraie réussite, cette personne devait se battre au maximum de ses capacités et massacrer chaque être pourvu de chair, de sang et d'os. Tout les jours, jusqu'au lancement de l'Insane Parade, des mercenaires spécialisés en torture et d'autres techniques inconnues se sont occupés de la Mère des Jumelles, mais des choses se sont passées durant la période de lavage de cerveau.

Présentateur
Nous revoilà pour admirer ensemble la seconde partie de cette première partie de l'Insane Parade ! Après une magnifique exposition de la force des Jumelles Kuraiko, nous vous réservons une puissance encore plus grande, certaines personnes ici vous donneront des frissons rien que par leur regard ! De plus, nous avons ajouté une petite surprise... Un invité spécial sortira par la porte Nord, a vous de découvrir qui il pourrait bien être ! Ne perdons plus de temps, accueillons nos guerriers, faites apparaître les biomes, enclenchez les barrières !  

Aussitôt dit, aussitôt fait, les guerriers sortirent des portes des 4 extrémités et à la grande surprise des Jumelles Kuraiko, qui étaient spectatrices dans un coin bien particulier qui leur est réservé et bien entendu séparé pour ne pas qu'elles s’entre-tuent, leur mère sortit de la porte Est, armée de son immense faux d'une noirceur jamais égalée, le regard vide, et la main tremblante d'excitation. Quelque chose n'allait pas et Aoï l'avait remarquée, c'est alors qu'elle se mit à frapper contre la vitre qui séparait l'arène et sa cabine d'observation en criant le nom de sa chère mère. Quand à Ayaka, elle n'eut qu'un visage à moitié surpris, elle savait que la puissance de sa mère allait être exploitée, et que tôt ou tard, elle devrait l'affronter à son tour. Mais quelque chose clochait. Logiquement, l'invité spécial aurait du être Karoi, la mère des Jumelles Kuraiko, mais ce n'est pas le cas. A la place, une étrange fille, plus jeune qu'Ayaka et Aoï, la tête recouverte par une capuche et étrangement équipée. Une sorte de... paire de gants d'un métal très solide, d'une taille démesurée. Il était impossible de voir le visage de cette fille d'aussi loin et avec ce morceau de tissu qui couvre sa tête, il fallait faire preuve de patience pour savoir qui elle était. Le terrain se mit à trembler de nouveau, répétant le cycle des biomes dans les mêmes terrains. Il n'est pas difficile d'imaginer que certains avaient prévu quelques stratégies, dans le cas ou les biomes seraient identiques, afin de s'assurer une victoire facile.

Présentateur
Maintenant que nos guerriers sont là, et que les terrains sont en place, que les barrières sont invoquées et que tout le monde est prêt... Il ne me reste plus qu'à lancer le départ. Mais avant ça, permettez-moi une petite question, pour les deux Kuraiko retenues dans les tribunes d'observation sécurisées. Pensez-vous n'être que deux, dans votre petit groupe de sœurs...?

C'est dans un grand rire gras et machiavélique, sous le regard détruit d'Aoï et d'une Ayaka aux poings serrés, que l'homme tout en haut de son habitat envoya le coup de départ de la seconde manche.


Karoi ne perdit pas de temps pour dégainer son énorme faux aussi noire que la mort, et disparaître presque aussi instantanément, à cause de sa vitesse au dessus de n'importe quelle personne présente ici. Plus personne ne pouvait la voir désormais, tout le monde restait en suspend, de ce côté là du terrain glacé. La tension commençait à monter, ne pas voir une personne aussi dangereuse, c'était aussi effrayant que de fermer les yeux face à une épée en route pour nous couper la tête. Une minute plus tard, à la seconde près, une dizaine d'homme se mirent à crier à l'agonie sans comprendre ce qui venait de leur arriver : Quelqu'un venait de leur arracher les yeux aussi férocement qu'un animal enragé, cherchant à aveugler son adversaire avant de le tuer. La panique s'installa alors petit à petit sur le Biome Givré, avant que les guerriers ne jettent leurs armes pour courir vers une sortie bloquée par des barrières. Ils criaient à l'aide, qu'ils voulaient vivre, que cette femme allait tous les tuer. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est qu'elle était déjà derrière eux. Une aura noire s’immisça entre les combattants encore en vie, proche de la barrière, rendant la glace encore plus froide, froide de regrets, de peur, d'agonie. Une silhouette fît irruption silencieusement de cette aura ténébreuse, seuls deux yeux d'un rouge écarlate pouvaient être distingués dans cette noirceur cauchemardesque. C'est alors qu'encore une fois, l'aura l'emporta, elle et son ombre, dans l'obscurité la plus totale. Pour ses adversaires, Karoi avait préparé quelque chose de particulier, une peur assez forte pour qu'elle puisse se délecter d'une mort bruyante et larmoyante. Ceux qui ne pouvaient plus voir, tentaient de se fier à leurs oreilles pour tuer tout ce qui pouvait s'approcher, ils ne réussissaient qu'à s’entre-tuer, sans attirer la moindre envie de la part de la Mère Kuraiko. Mais il n'était plus nécessaire de perdre du temps, il fallait faire place à l'agonie, désormais. Encore une fois, le temps nécessaire à l'acte sanglant était bien trop court pour être vu et enregistré par le cerveau humain. Un bras volait à droite, deux jambes de l'autre, une tête par ci, un torse par là, c'était un bal organique, orgasmique pour Karoi. Un vrai spectacle de mort d'une cruauté sans commune mesure, le travail d'un animal encore plus violent que le plus machiavélique des animaux. C'est une chose qui ne devrait pas exister, que les hommes ne devraient pas imaginer, que la nature ne devrait accepter. Pourtant, elle est bien en vie, usant d'une faux noir démentielle pour créer une couche de glace d'un rouge plus éclatant qu'un rubis. Lorsque l'aura noire se retira, il ne restait plus que le travail d'un chirurgien non diplômé jonchant un sol écarlate. Le public se mit alors à crier de joie, d'admiration face à une telle cruauté, un spectacle digne d'un cirque des horreurs, qui pouvait même amuser les enfants les plus jeunes. Karoi restait là, au milieu de ce massacre indescriptible, en attendant les ordres. Il ne restait déjà plus rien de la mère des deux Jumelles, Ayaka l'avait remarqué, Aoï pleurait, horrifiée par ce que sa mère était devenue. Cette femme qu'elle admirait en tout point, son modèle à suivre, était devenu le pire cauchemar d'Aoï, un simple animal ayant soif de carnage.

Plus haut du côté de la porte Nord, quelqu'un donnait aussi une raison au public pour crier et applaudir, c'était cette jeune fille armée de gants métalliques énormes. Il fallait une force hors du commun pour les manier, et il est difficile de leur donner une rentabilité conséquente à cause de leur poids et de leur grosseur. Pourtant, aux yeux d'Ayaka, c'était une méthode de combat remarquable, car il lui était possible de voir, elle qui est habituée à utiliser une technique similaire, un revêtement de Haki autour de ces fameux gants. Chacun ayant la forme d'une tête de taureau, armés de cornes immenses, frappait les adversaires d'une force assez grande pour briser le moindre os du premier idiot qui pensait pouvoir y faire face. Chaque coup de ces armes démesurées pouvait être mortel pour un guerrier faible et non préparé à ce genre d'attaque. Il ne restait plus qu'un certain nombre d'adversaires, il ne faisait aucun doute que cette fille était l'invité spécial. Pour terminer rapidement le combat et prendre la route de la victoire, la jeune encapuchonnée frappa fortement le sol de ses deux poings, en provoquant une onde de choc qui arrivait jusqu'aux pieds d'Ayaka, témoignant de la force ahurissante qu'elle possédait. Le tremblement fit perdre pied aux autres guerriers, avant que des cornes noires assez larges sortent alors du sol au pied de chacun, transperçant la gorge de ces malheureux sans en rater un seul. C'était une technique bien pratique pour éliminer les faibles, leur faire perdre l'équilibre, et les prendre par surprise avec une attaque venant d'en dessous. Ayaka portait une certaine admiration pour  cette jeune fille, elle savait se battre, et son style de combat lui allait remarquablement bien, nul doute que l'affronter lui ferait très plaisir. Les deux autres terrains furent longs à terminer, à cause de la non présence d'être supérieur, comme le dit Ayaka, et après une vingtaine de minutes d'ennui mortel, le présentateur prit le micro afin d'annoncer la fin de cette seconde manche.

Présentateur
Nous y voilà, il était temps ! Cette première partie de l'Insane Parade 4 est enfin terminée ! Oh, il est bientôt 12h, comme prévu. Bien, nous allons tous prendre une pause afin que le terrain puisse être préparé à la prochaine partie qui saura vous faire rire et vous satisfaire aussi bien que la première ! D'ici là, n'hésitez pas à faire un tour dans nos restaurants aux bordures de l'arène, afin d'être prêts pour la suite ! L’événement reprendra dans deux heures ! Le stand de Takoyaki est ouvert ? OUVREZ-LE !

C'est ainsi qu'Ayaka et Aoï fûrent transportées dans leur chambres, afin qu'elles puissent se reposer et se préparer pour la prochaine partie, qui saura être très divertissante pour chacun. Quelque chose n'allait pas, pour Ayaka. Cette jeune fille armée de poings de métal, avait un oeil qui brillait plus que l'autre, et il lui semblait avoir vu une très légère traînée colorée en sortir. Serait-elle...?
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Dernière édition par Ayaka le Sam 18 Nov - 1:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ayaka [100%]   Sam 18 Nov - 1:25

The Bloody Way of Everyone

Part. II

» Chapter III-2 | Sadistic Game - Force et Hasard déterminent vie ou mort :.



Ayaka marchait dans les couloirs de l'arène, à la recherche de la chambre d'Aoï. Elle ne voulait pas la tuer, cette fois, elle voulait l'avertir. Celle-ci avait prit son temps pour réfléchir, mettre les choses de côté, et en conclure plusieurs choses. La première, était que l'organisateur lui avait menti. A l'époque, celui-ci avait affirmé à Ayaka qu'il n'utiliserait pas Karoi en tant qu'objet de foire, parole qu'il n'a pas su tenir, et qui énervait la démone au plus haut point. Mentir est la dernière chose à faire à Ayaka et il s'en rendra compte très bientôt. La deuxième chose concernait cette étrange fille aux poings de fer. Aucun doute possible, c'était bien une fille de la famille Kuraiko. Cette petite guerrière est bien plus jeune qu'Ayaka et Aoï, probablement 4 ou 5 années de moins. Il n'y avait qu'une seule solution, une naissance venant de Karoi, au sein de Hell Wonderland.

Ayaka frappa à la porte d'Aoï, sans que celle-ci ne s'ouvre aux premiers appels. N'aimant pas n'avoir aucune réponse, la jumelle rouge arma son pied pour l'envoyer avec assez de force sur cette maudite porte, volant en éclats pour laisser apparaître une Aoï brisée par les événements récents. L’œil d'Ayaka se mit à briller d'un rouge écarlate et celui de sa sœur d'un bleu profond, avant que les deux jumelles ne se regardent mutuellement. Quelque chose dans l'air, frémissait, la tension était palpable. Après-tout, elles cherchent à se battre par tout les moyens, depuis longtemps déjà. Cependant, à la grande surprise d'Aoï, Ayaka ferma les yeux avant de s’asseoir sur une chaise environnante. Elle posa une jambe sur l'autre, son coude sur la table et sa main posée sur sa tête afin qu'elle puisse tenir d'elle-même. Ainsi, elle engagea la conversation.

Ayaka
Que ce soit bien clair entre nous. J'ai toujours l'intention de te tuer. Mais, je le ferais plus tard, il y a des choses que tu dois savoir. La plus importante, j'ai l'intention de détruire Hell Wonderland. L'organisateur m'avait juré de ne jamais utiliser notre mère comme un jouet de divertissement, comme nous le sommes. De plus, cette fille aux mains de fer est une de nos sœurs, j'ai eu le temps de chercher son nom : Murayu Kuraiko. Aucun doute, son œil brille comme le notre, dans une couleur différente. Je vais m'occuper d'elle, de notre mère, de l'organisateur, et ensuite, je m'occuperais de toi. Je ne veux pas entendre ton avis, ou tes pleurs, ça ne m'intéresse plus. Nous ne sommes plus des enfants, Aoï. Enfin... Toi, peut-être.

Ayaka se leva de sa chaise, sans faire attention aux remarques d'Aoï et n'écoutant qu'elle-même. Pour une étrange raison, la Jumelle Rouge prit un objet de sa poche, pour l'envoyer à sa sœur, qui ne fît que l'attraper bêtement, n'ayant que le temps de relever la tête pour remarquer que son éternelle rivale avait disparue. Quelle est cette étrange statuette minuscule ? Elle représente le blason du clan Kuraiko... Mais quelque chose manque. Cependant, la cloche sonne, c'est l'heure de la seconde partie de l'Insane Parade.

Le terrain avait bien changé, il était très sombre, impossible de voir à plus de 3 mètres autour de soi. Les participants ont été divisés en 4 groupes, Ayaka était groupée avec d'autres guerriers sans importance, ce qui laissait deviner qu'Aoï, Murayu et Karoi étaient dans d'autres coins du terrain. Soudain, l'organisateur se mit à parler avec beaucoup d'entrain et une voix forte, comme s'il attendait ce moment depuis des siècles.

Présentateur
Nous revoilà à la seconde partie de l'Insane Parade 4 ! Ce que vous êtes sur le point de voir est totalement exclusif à l’événement d'aujourd'hui, c'est un travail de longue haleine qui a été terminé il y a quelques minutes ! Je vous présente... "Le Plateau de la Folie" !

Soudain, le terrain sur lequel Ayaka et les autres guerriers étaient debout se mit à briller d'une forte lueur sous le sol, aveuglant la totalité des guerriers sans qu'ils ne puissent voir le plateau. Il était immense, et se présentait comme un jeu de Shôgi, sans les pièces. Différentes inscriptions étaient gravées sur les dalles, certaines semblaient très facile à reconnaître, d'autres beaucoup moins, et le public était absolument conquit par l'idée. L'organisateur reprit la parole.


Présentateur
Nous empêchons les guerriers de voir le plateau, car après-tout, le principe est qu'ils ne puissent pas savoir ou ils vont. Voilà les principales règles ! Sur cette plateforme géante, le but est d'arriver à la case de sortie. Partout ou vous irez, des choses se passeront, et vous vous déplacerez en fonction du résultat de votre jet de dé, il y en a un disposé dans chaque parcelle. Je ne vous donne pas encore les spécificités de chaque cases, gardons la surprise pour nos chers participants. Maintenant, chaque groupe devra définir un chef d'équipe, c'est lui qui prendra les décisions et donnera les réponses adéquates lorsque ce sera nécessaire. Lorsque ce sera fait, celui-ci devra lancer le dé... Et je vous guiderais par rapport à votre résultat ! Maintenant que tout est dit, laissez-moi vous donner deux avertissements. Le premier, est que sur ce plateau, rien n'est prédit à l'avance. Deuxièmement, je ne guiderais que les spectateurs, les guerriers ne m'entendront plus une fois le terrain entièrement fermé. Ils seront guidés par une voix différente à chaque parcelle, qui leur donnera les informations nécessaires. Que le Plateau de la Folie... COMMENCE !

La lumière laissa place aux ténèbres en un instant, avant qu'une petite lumière tamisée ne s'allume pour nous laisser entrevoir le visage de chacun, et le dé, posé sur un petit pilier à hauteur de bassin au centre de cette parcelle. Chaque groupe décida d'un chef d'équipe, et étrangement, aucune des Kuraiko ne fût désignée comme tel. Le départ enfin annoncé, une voix se fît entendre dans la pièce d'Ayaka : "Vous êtes sur, Case Départ Groupe 1. Lancez le Dé". Le chef d'équipe, après un moment d'hésitation, prit le dé dans sa main, avant de souffler sur celle-ci et de lancer l'objet dans une sorte de coupelle afin que le dé puisse librement rouler. Ce fameux dé n'était pas à 6 faces, il en avait 8. Deux faces représentaient une flèche qui pointaient le haut, et les autres côtés de ce dé faisaient de même, mais sur des directions différentes. Après une longue minute de stress intense pour les guerriers, l'objet s'arrêta, la voix reprit alors directement : "Direction, Nord. Empruntez la porte à votre Gauche". Quelque chose allait probablement se passer là bas, personne ne pouvait savoir quoi, mais le premier réflexe du groupe fût de mettre Ayaka en première ligne. Si quelqu'un devait se battre, c'était bien elle. Arrivés à la salle, après que la porte fût fermée, une nouvelle voix fît son apparition. "Vous êtes sur une case, Décès. Le chef de groupe doit désigner un membre de son équipe, celui-ci mourra, et le groupe pourra avancer". Le groupe se mit à crier contre l'organisateur, mais ils ne pouvaient pas faire autrement, le terrain fermé bloquait toute communication, ils n'avaient pas le choix. Ils se mirent tous à fixer Ayaka, et le chef de groupe prit la parole.

Chef du Groupe
En temps normal, nous t'aurions choisi, Monstre. Mais, nous avons besoin de toi pour la suite, car si un combat doit avoir lieu, je n'aimerais pas tomber sur ces monstruosités de ta lignée maudite. C'est pour ça que je vais choisir une personne au hasard, ici. Et, ce sera toi.
Il pointa du doigt un autre guerrier frêle, sans aucune réelle intention de se défendre. Il était déjà prêt à mourir, en fait, mais d'autres n'étaient pas d'accord, ce qui lança un début de conflit intra-groupe. Après trois minutes de tentative de sauvetage pour ce petit guerrier dépourvu de toute envie de gagner, Ayaka se leva, prit son arme de sa main droite, avant d'avancer lentement vers le groupe. Le chef tourna la tête vers la démone, avant d'avoir un mouvement de recul, qui sait ce qu'elle pouvait bien penser. Allait-elle prendre mal le fait de ne pas être choisie, ou de ne pas choisir elle-même ? Qui sait ce qu'elle pouvait bien penser. Elle s'approcha du guerrier choisi pour être sacrifié, avant de lui poser quelques questions, d'une voix trop faible pour être entendue du groupe. Celui-ci lui répondait sans réelle conviction, de manière négative à chaque question. Ayaka prit alors son arme pour frapper avec force dans les côtes du guerrier, l'envoyant valser sur le mur à leur droite. Il ne pouvait pas survivre à un coup pareil, dans ces conditions. Le groupe était choqué, cet acte ne pouvait signifier qu'un total manque de sentiments à l'égard de l'humain, elle était prête à tuer n'importe qui pour avancer vers son objectif, et ça se voyait désormais à son visage, loin d'être celui de quelqu'un ayant envie de prendre quelqu'un dans ses bras. La voix se fit de nouveau entendre. "Mort du guerrier désigné confirmée. Lancez le dé".

Le chef de groupe refusa de prendre le dé, prétextant qu'il était inutile de continuer plus longtemps de ce petit jeu sadique, qu'il fallait juste attendre que quelqu'un réussisse pour sortir de là. Ayaka pointa alors aussi immédiatement son épée sous la gorge du Chef de groupe, armée d'un regard aussi dangereux que celui d'un animal ayant sa proie à portée de dents. Elle lui fît bien comprendre qu'elle n'était pas ici pour s'amuser et qu'elle se devait d'avancer, peu importe les répercutions sur le groupe, les morts ne lui apportaient aucun regret, aucune peine, aucun mal-être, et elle n'hésiterait pas à prendre sa place de Chef par le sang s'il le faut, pour continuer ce jeu débile. Heureusement pour lui, Ayaka n'eut pas à le dire deux fois, avant qu'il ne prenne le dé et le jette dans la coupelle de fer. Cette fois, celui-ci s'arrêta bien plus vite, sur la même face que précédemment, à savoir la direction Nord. La voix leur fît signe de prendre la porte nord, et personne ne perdait de temps, au risque de recevoir la colère d'une démone furieuse. Cette fois, ce n'était pas une voix, mais une image qui prit place au centre de la pièce grâce à un dial : Deux épées se croisent dans un amas de flammes, avec inscrit "Here Comes a New Challenger" sous ce croisement de lames. Une voix féminine prit la parole, probablement quelque chose de pré-enregistré. "Vous êtes sur une case Duel. Lorsqu'un autre groupe tombera sur cette case, chaque chef d'équipe devra désigner un de ses guerriers pour se battre. Le vainqueur pourra aussitôt lancer un nouveau dé et gagner un tour d'avance. Le perdant devra attendre son prochain tour avant de lancer un dé. Si aucun groupe ne passe par une case Duel, vous devrez alors sacrifier 3 membres de votre groupe pour avancer."

Les choses ne faisaient qu'empirer, parce que le choix est cornélien. Il était facile de prédire qui allait se battre, tout le monde voulait qu'Ayaka le fasse. Mais si personne ne se bat, qui doit mourir ? Le chef d'équipe faisait son choix, au cas ou le pire devait arriver, mais il n'eut pas à attendre longtemps avant qu'une nouvelle image fît son apparition au centre de la parcelle. Celle-ci montrait Murayu Kuraiko, cette fameuse guerrière aux poings de fer, c'était la personne choisie par un autre groupe pour se battre. Et ça tombait bien, Ayaka voulait se battre contre elle. Pour la première fois aujourd'hui, elle souriait, quelque chose de bénéfique allait lui arriver. Au dessus d'eux, un plateau coulissant descendait au niveau d'Ayaka, pour qu'elle puisse monter jusqu'au terrain ou elle devait se battre. Elle fît signe à son chef de groupe, pour la première fois, d'un pouce levé. Aucun problème pour elle. Celui-ci se mit à sourire à son tour, peut-être n'était-elle pas si mauvaise ? Arrivée en haut, une énorme arène sur-élevée se présentait au dessus des plateformes du Plateau de la Folie. Face à elle, à plusieurs dizaine de mètres, Murayu l'attendait. Son œil droit brillait d'un orange similaire à une flamme douce et celui d'Ayaka laissait aller une traînée d'un rouge sang représentant toute la violence que la démone est capable d'engendrer, d'un seul regard..

Kuraiko Murayu
Bonjour, Grande Sœur. Le destin est cruel, n'est-ce pas ? Il y a beaucoup de choses qui te sont inconnues ici, à Hell Wonderland. Surtout, je sais ce que tu prévois de faire après t'être occupée de Maman. Je ne te laisserais pas faire et je réussirais ce qu'Aoï n'aura pas le courage de faire : te purifier par le sang.

Le sourire d'Ayaka ne fût que plus grand. Elle était prête à en découdre, c'était le plus important. La démone empoigna son épée avec force, la faisant tourner dans le vide, signe d'impatience, en attendant le départ du combat. Murayu s'était équipée de ses gants de fer, ils ont l'air bien plus dangereux de près. Un coup de sifflet lança le début du combat dans cet endroit séparé du Plateau de la Folie, mais il sera possible à tout les participants de voir le combat via des écrans dans chaque pièce.



Le bruit du sifflet ne fût plus très important pour les concurrentes, le fracas de l'épée massive d'Ayaka et d'un des gants d'acier de Murayu remplaça cet assourdissant instrument servant à donner des ordres directs. Cette force donnée à chaque arme provoqua de nombreuses étincelles, ainsi qu'un léger tremblement de l'arène, elle n'avait pas été conçue pour une si grande puissance, simplement adaptée aux jeux de cette année. Les deux guerrières ne lâchaient pas le regard, comme si celle qui fermait les yeux était vouée à une mort certaine. La moindre erreur, coûte la vie, c'est ce que donne un combat des Kuraiko. Après une longue tentative de poussée des deux côtés, Ayaka prit l'avantage en surprenant son adversaire : Elle remit son épée droite face à Murayu, pour poser son pied contre le plat de son arme et donner une énorme impulsion sur le gant de sa demi-sœur, qui se serait brisé s'il n'avait pas été recouvert d'une couche de Haki à l'endroit de l'impact. Cette fille était intelligente, car le point fort d'Ayaka est sa force brute, et ses talents d’épéiste, qui se reposent en grande partie sur des coups aléatoires et brutaux. Le choc provoqué par la poussée fît glisser la pugiliste sur plusieurs mètres derrière elle, et voyant une bête rouge foncer sur elle, prépara sa prochaine attaque : pas question de laisser cette créature prendre l'avantage, qu'elle se disait. Ainsi, elle recouvra la totalité de ses gants d'un manteau de Haki et ensuite d'huile rougeâtre, avant que celui-ci ne prenne feu et ne se dirige rapidement vers le visage d'Ayaka. Surprise, son seul réflexe fût de se plier vers l'arrière pour l'esquiver, et l'observer passer au dessus d'elle, mais manque de chance, son adversaire avait déjà anticipé le geste, et son deuxième poing faucha Ayaka de plein fouet, la plaquant au sol avec une force telle que l'arène entière se mit à trembler.

C'était un coup qui aurait pu tuer n'importe qui, se faire frapper d'en haut, et se faire éclater par le sol en retour, ça n'épargne que très peu de monde, surtout quand une telle puissance entre en action. Le poing de braise se retira du sol, laissant par la même occasion une longue traînée de poussière cacher la totalité du corps d'Ayaka, duquel il était impossible de voir l'état actuel. Murayu attendait que cette terre volante s'échappe, pour qu'Aoï puisse contempler l'oeuvre de sa demi-sœur, une purification par la violence, chose que les sœurs ne connaissent que trop bien aujourd'hui. Mais quelque chose n'allait pas, une sensation de mal-être s'installait sur l'arène, comme si quelqu'un ou quelque chose possédait une intention meurtrière tellement puissante qu'elle en rendrait malade les gens autour. Quelques secondes plus tard, une flamme rouge se fît entrevoir dans la poussière de terre, et avant même que Murayu ne puisse réagir, une main l'attrape à la gorge et la soulève, de plus en plus haut, jusqu'à que le corps qui la retient soit enfin debout sur le sol. La poussière enfin partie, il était possible de voir ce visage effrayant qui ne demande qu'une chose : votre mort. Cette main inquisitrice était terriblement puissante, cette force n'avait rien à voir avec la précédente, elle serait capable de réduire en charpie un sabre, de la simple force de sa poigne. Murayu étouffait, des larmes coulaient automatiquement sur ses joues, c'était une autre personne qui lui faisait face, une créature, une bête, un prédateur, quelque chose qui n'a faim que de sang et de mort. Il lui était impossible de retirer cette main de sa gorge, la force était trop grande, et sa volonté de vivre n'est pas aussi forte que la volonté de tuer de sa demi-sœur. Puis, étrangement, Ayaka relâcha la pugiliste au sol, qui se mit à tousser fortement, en essayant de reprendre son souffle, elle était proche de tomber dans l'inconscience. Pourtant...



Ce visage sans aucune pitié fixe Murayu, il n'a envie que de la tuer, son regard le prouve, cette flamme rouge s'est intensifiée, elle est désormais beaucoup plus agitée, imparfaite, saccadée. Sans la lâcher des yeux un seul instant, Ayaka fait lentement signe à sa demi-sœur de se relever, avec un air toujours aussi meurtrier car pour elle, le plaisir ne fait que commencer. Encore choquée et perturbée, la jeune fille se relève avec un mouvement de recul, quelque chose cloche, et cette personne inconnue lui fait peur. Cette aura meurtrière ne fait que s'intensifier, comme si son désir de tuer n'avait aucune limite, c'est un pouvoir que Murayu ne possède pas alors qu'elle devrait, elles sont nées de la même mère. Une voix faible et terrifiante répète les mêmes mots dans sa tête, de simples mots murmurés à l'intérieur de son esprit, ces simples lettres capables de terroriser une combattante aguerrie : Relève-toi, meurs. Relève-toi encore, et meurs à nouveau. Cette atmosphère sinistre était similaire à celle de Karoi, mais en plus concentré, plus violent, la méthode était différente. A peine sa demi-sœur relevée qu'Ayaka utilisa le dos dentelé de son épée pour frapper avec une très grande violence les jambes de son adversaire démuni de toute volonté de se battre, roulant sur le sol en criant de douleur, les jambes brisées par le coup puissant. Nul doute que le combat aurait du se terminer ici, mais les règles sont strictes, il n'y a victoire que s'il y a mort. La démone enragée se mit à marcher lentement vers ce corps dans l'incapacité de se mouvoir, criant à l'agonie, et surtout à l'aide. Murayu ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, son coup de poing aurait du la tuer, la réduire en cendre, mais elle était quasiment intact. Pourquoi la différence de force était si grande, à cause de l'âge ? Non, impossible.. Alors pour quelle raison...? Arrivée face à Murayu, la bête rouge planta son épée dans le sol à côté de son adversaire battu, pour se baisser à son niveau et lui parler à voix basse, pour que personne ne puisse l'entendre.

Ayaka
Les raisons de cette différence sont très simples... Ton père n'était pas le plus fort des Kuraiko, autrement dit, tu n'est qu'une bâtarde née d'une Kuraiko incapacité et d'un père profiteur. Mais s'il y a une chose qui me répugne au plus haut point... C'est cet œil que tu porte, qui ne te revient d'aucun droit. Il est la propriété des Kuraiko, non pas d'une bâtarde. Donc, si tu permet...

Sans aucun mouvement de recul, de regrets et armée d'un sourire malsain, Ayaka pointa ses doigts vers l’œil brillant de Murayu pour les entrer dans sa cavité oculaire, et retirer cet œil brillant d'une flamme orangée, sans laisser le temps à sa demi-sœur de crier à nouveau à cause de la douleur. Arracher ainsi le globe oculaire d'une personne sans même préparer une quelconque opération de soin pouvait être extrêmement douloureux, et Murayu n'avait plus besoin de l'imaginer pour le comprendre. A peine retiré, Ayaka montra l’œil à l'observateur, plus haut dans sa tour, de manière à ce qu'il puisse bien comprendre le message qu'elle allait lui passer, avant de littéralement écraser l'organe dans le creux de sa main, laissant couler tout un liquide horrible, de l'eau mêlé à du blanc d’œuf, laissant aussi échapper des braises orangées, signe d'extinction. Murayu n'avait plus la force de crier, la douleur la faisait entrer doucement dans l'inconscience, mais Ayaka n'en a pas voulu ainsi, voulant prouver au monde son intention. Elle prit la main de sa demi-sœur, pour la relever, prendre son épée, et lui couper la tête d'un geste rapide et net. Le corps tombe au sol, le public s'est arrêté de crier, venant de se rendre compte de ce que la Jumelle Rouge venait de faire.



Le sang se répand sur la terre poudreuse, et cette tête qui vole encore, porte son regard vers le ciel, comme si l'âme de sa demi-sœur ne demandait qu'à être libérée vers un monde sans souffrance, ça lui était évident maintenant, cette vie n'était pas pour elle. Oui, ce n'était qu'une bâtarde, sans réel attachement pour ses parents, puisqu'elle n'a été conçue que pour se battre, comme un objet jetable que l'on utilise, puis se débarrasse. C'était une libération, un jugement, fait de la main d'Ayaka. Celle-ci attrapa la tête coupée de Murayu au vol, avant de la pointer vers le public silencieux et abasourdi, puis vers l'organisateur, avant de prendre la parole.

Ayaka
Bientôt, dans ces mains, ce seront vos têtes. Celle de ma mère, celle de ma sœur Aoï, puis celle de l'organisateur de l'Insane Parade. Tous, sans exception, mourrez sous ma lame chargée de haine et de dégoût pour les êtres que vous êtes. Vous avez créé un monstre, et serez tué par ce monstre, et tant que je serais en vie, la votre ne tient qu'à un fil, la distance. Gardez cette image dans votre cerveau étriqué, vos têtes remplaceront celle de Murayu, et ce très bientôt !

Et c'est sur ces derniers mot, qu'Ayaka lâcha la tête, heurtant le sol comme une pierre, le seul œil qui restait à ce crâne, fixait la démone, sans relâche, un regard vide, et pourtant plein de sentiments de haine et de joie. La Jumelle rouge ne put que fixer cet unique globe oculaire, avant de sourire timidement, avec un regard tendre jamais observé sur cette créature auparavant, murmurant "Ne me regarde pas comme ça... Ce n'était pas ta faute.", avant d'écraser cette tête d'un pied résolu et qui effacera tout regret qui lui aurait été possible d'avoir, disséminant des bouts de cerveau et d'os un peu partout autour d'elle, et recouvrant de sang sa chaussure. Elle prit son épée, avant de se diriger vers l'élévateur, et de redescendre rejoindre son groupe, lui aussi choqué par ce qu'ils venaient de voir et d'entendre. L'organisateur, lui, restait sans voix, tout comme le public. Cette fois là, l'Insane Parade venait de connaître son premier cas de prise de conscience : La mort est-elle vraiment un divertissement ? Quelles en sont les conséquences ? Tout le monde pouvait se poser la question, et ils le faisaient.
» Chapter III-3 | Dark Mother - La plus forte Kuraiko : "Succession" :.




Plus haut, du côté des organisateurs...

Présentateur
Maîtresse, ça s'annonce mal, non ? Enfin, j've..Je veux dire, elle a carrément l'intention de tous nous tuer. Je sais qu'en temps normal, on est protégés, tout ça tout ça. Mais...

Organisatrice
Apportez-moi du café. Et des gâteaux. J'ai besoin de me délecter de ce qui va suivre. Dit-elle, froidement, sans aucun égard pour la question posée par son camarade.

Présentateur
C'est quelque chose de sérieux, Madame Kura... !/div>

Organisatrice
Je te l'ai déjà dit, Hayao. Murmura la Maîtresse, ravagée par la haine à l'écoute des mots du commentateur, en utilisant une massive épée posée sur le côté de son trône pour littéralement le couper les jambes, puis la tête une fois à sa taille, tel un bal sanglant de membres dansants. Je n'aime pas qu'on utilise mon nom. C'est Maîtresse.


Dans le plateau de la folie...

La tension est palpable. Un combat de légende venait d'avoir lieu juste au dessus de la tête des concurrents, beaucoup semblent désespérés d'avoir à affronter des personnes pareilles, d'autres sont bien heureux d'en avoir un de la même famille dans leur camp. Pour le cas d'Aoi, ce combat était destructeur, mentalement. Voir sa sœur tuer une personne se désigna comme la demi-sœur des jumelles, ne pouvait dire qu'une chose. Leur mère avait bel et bien été souillée. L'autre raison de son état avait un rapport avec la fin de ce duel. Était-il possible d'être aussi insensible à la mort, si acharné à vouloir tuer ? Même avec une bonne raison, traiter une personne de la sorte, c'était inhumain. Serait-elle capable de faire la même chose contre sa mère, si ce moment devait arriver ? Ses confrères tentaient en vain de la convaincre qu'Ayaka avait bien agit, qu'ils auraient fait de même s'ils étaient à sa place. Bien difficile de prendre ces paroles au sérieux, car elle-même sait que leur position est bien différente de celle des Jumelles. Le groupe d'Ayaka quand à lui, quand bien même choqué, acclamait le retour de la victorieuse "beauté des ténèbres", comme disait le chef de bande. Pour la démone, ce n'état qu'un tour de passe-passe, une manière de s'amadouer une personne bien plus forte que la moyenne ici présente, de se protéger contre un monstre par l'hypocrisie.

Après une scène pittoresque de fausse joie et de compliments tordus, le chef du groupe mit les choses au point. Plutôt que de regarder le combat, il fît surtout attention aux alentours, plus particulièrement à l'arène. Grâce à une observation poussée, la conclusion fût que le plateau possédait quelques particularités qui pouvaient les aider à faire de meilleurs choix. D'après-lui, l'arène semble carrée, mais de longs tuyaux traversent le sous-sol de l'arène, comme pour la cercler et en faire une route pour changer de côté. Aussi, certaines cases semblaient visibles, dévoilant d'étranges signes qui témoignaient plus ou moins explicitement sur les effets de chaque. Actuellement, la case au nord ressemblait à une étoile à plusieurs branches, tandis que la case à l'est montrait une flèche, sans qu'il puisse voir précisément la direction. Dans l'idée qu'il faut prendre le chemin le moins dangereux, la flèche serait la meilleure option. Mais comme le souligna l'un des membres du groupe, si cette case nous dirige vers un autre bien plus dangereuse sans savoir ce qu'elle signifiait, savoir tout ça était inutile. Il fallait décider de jouer la chance, forcer le destin ou piper les dés. La dernière option semblait la plus idiote, c'était prendre le risque de faire tuer tout le monde pour tricherie. Sans perdre de temps, il prit les dés pour les jeter, en soufflant sur sa main une nouvelle fois. Le dé roulait, encore et encore, sans arrêt. Chose plutôt étrange, il faisait parfois quelques bonds, comme si un choc électrique lui donner une impulsion assez bien dirigée pour que le dé s'arrête... sur la flèche désignant l'est.

Le chef du groupe, tout comme Ayaka, n'étaient pas dupe. Ce petit tour de passe-passe n'était pas passé inaperçu, quelqu'un cherche à provoquer quelque chose et tout porte à croire que c'est la plus mauvaise direction. Le groupe s'était préparé au pire, que si la mort devait intervenir, que tout soit départagé équitablement : Toutes les personnes ici présentes ont la rage de vivre, aucun bouc émissaire pour la prochaine partie. Tout en écoutant la voix qui leur montrait la direction à suivre, l'équipe d'Ayaka se dirigeait vers la porte Est, celle qui devait ressembler à une flèche d'après le chef. En entrant dans la pièce, une lumière vive se mit à illuminer le sol en désignant la direction nord, comme si la mort montrait la direction du paradis. Aucun doute, ça sentait le roussi et il était impossible de faire autrement qu'ouvrir cette porte et la traverser. Ayaka enclencha la marche de mort, pour arriver dans une étrange pièce noire avec un cercle blanc sur le sol, en son centre. Le groupe n'osait plus avancer, tout ça ne leur disait rien de bon, inutile de prendre plus de risque en bougeant. La jumelle rouge, armée d'un soupir de désespoir en voyant l'attitude de son équipe, fît route seule jusqu'à l'intérieur du cercle, qui en un instant fît s'allumer de nombreuses lumières sur chaque mur, en forme de point d'interrogation. Une petite musique se fit entendre, a la manière d'une boite mystère. C'est lorsque cette petite interlude musicale s'arrêta, qu'Ayaka eut le plus grand sourire meurtrier de sa vie. En un claquement de doigt, le cercle s'ouvrir pour laisser tomber Ayaka à travers le sous-sol de l'arène, ne laissant plus aucune trace d'elle. Le groupe, affolé, s'approcha du cercle pour essayer de l'en sortir, mais ce n'est qu'en relevant la tête vers le mur d'en face que tout devint clair : La tête d'Ayaka, de sa mère et de sa sœur, étaient alignés avec le même signe que précédemment : Deux épées croisées.

Cette fois, pas de doute, le moment était arrivé. Ce cercle était en réalité, un chemin qui menait Ayaka à une salle en hauteur, bien au dessus de l'Insane Parade, une immense arène sous la forme de ruines au sol en damier. C'est ainsi qu'à quelques dizaines de mètres les unes des autres, trois personnes se fixaient avec un regard meurtrier. La pression était telle que les yeux des guerriers s'étaient illuminés, l'une en rouge, l'autre en bleu, et la dernière en vert. Autrefois, cette lumière verte était noire, mais semblait exprimer bien plus de compassion. Aujourd'hui, elle ne désire qu'apporter la mort sur son chemin, ne représente que la brutalité incarnée. Lorsque les yeux s'illuminent, l'une doit s'éteindre.

Spoiler:
 

Présentatrice
Nous revoilà pour un combat d'anthologie ! Je serais la commentatrice de cette seconde partie du plateau de la folie, il semblerait que les événements du premier combat aient fait perdre la tête à notre commentateur.. ! En cet instant, vous allez pouvoir contempler le Main Event de notre journée de folie, un Battle Royal entre les trois sœurs Kuraiko ! Pas de règles, comme d'habitude. Le dernier à rester en vie gagne cette manche et offre à son équipe le chemin de la victoire, puisque les combattants dans l'arène sont les trois personnes les plus fortes de cet Insane Parade ! Mais laissons le fer parler, qu'ils nous transmettent leur haine, leur force et fassent trembler nos cœurs ! !/div>

Ayaka
On dirait qu'ils veulent du spectacle, Mère, Aoi. Enfin, je suis certaine qu'elle ne nous entends plus désormais. Je vais faire les choses simplement... Tu sais autant que moi qu'il nous est impossible de la vaincre, même réunies. Mais je n'ai pas l'intention de perdre, encore moins de mourir sans vous avoir tuées. Alors, je te propose quelque chose. On va y aller à deux, même si j'ai horreur de ça, parce qu'autrement on va tout simplement se faire décapiter sans avoir eu la chance de combattre. D'ailleurs, je crois qu'elle commence à devenir impatiente...


Une épaisse brume noire s'empare alors de l'arène, faisant disparaître Karoi, la mère d'Ayaka et Aoi, dans l'obscurité. L'air semble lourd, il est facile de comprendre pourquoi ces hommes ont eu si peur, plus tôt dans l'arène, en l'affrontant. Il est impossible de ne pas se préoccuper de cette ambiance si sinistre, quand on sait qu'une force colossale se cache dans cette fumée noire bien trop épaisse pour voir à travers. Ayaka et Aoi se mirent cote à cote, en espérant l'entrevoir et agir avant leur mère. Ce qu'elles ne savaient pas, c'est qu'elle avait déjà fait battre sa faux, de multiples coupures sur les jambes et les bras des deux sœurs, qui ne se doutaient de rien. Cette faux avait un pouvoir particulier, celui de ne prodiguer aucune douleur tant que son porteur n'en donne pas l'ordre. Ce n'est qu'en voyant le sang sur sa main que la Jumelle rouge, soudainement tremblante, se rendit compte de leur terrible erreur. Avant même qu'elle ne puisse avertir sa sœur, une intense douleur se mit à les détruire petit à petit, leur arrachant des cris de douleurs stridents. En plus de contrôler le temps que mettra la souffrance à agir, l'ampleur de celle-ci semble pouvoir être modifiée. Une arme terrible dans les mains d'une personne bien trop sadique pour ne pas en profiter. Prise d'un réflexe instantané, Ayaka utilisa son épée pour frapper de toutes ses forces le sol, en espérant qu'il soit assez résistant pour ne pas les faire tomber en dessous de l'arène. Ce coup permit à la jumelle rouge de calmer ses nerfs, mais aussi de dégager la brume de la totalité de l'arène, grâce au souffle provoqué par le choc de son épée. Heureusement pour elles, tout avait l'air bien solide, ou du moins assez pour supporter quelques coups comme ceux-ci.

Karoi se tenait là, face à Aoi, armée d'un sourire que même le diable n'arriverait pas à reproduire. A quelques centimètres de son visage, les yeux dirigés vers ceux de sa fille littéralement pétrifiée de peur face à sa terrible mère. Il n'a fallu qu'un instant pour qu'Aoi, dans un geste incontrôlé, dégaine son Katana pour le planter dans le ventre de sa mère, un coup d'estoc pourtant facilement esquivable. Ayaka n'avait pas eu le temps de se retourner que sa sœur volait déjà à l'autre bout de l'arène, frappée par sa propre lame. Il était impossible de comprendre ce qu'il s'était passé, Karoi était bien blessée au ventre, mais agit comme si son corps ne ressentait aucune douleur. C'est dans un élan destructeur que la démone empoigna à nouveau son épée, pour donner un coup de la même puissance que son dernier mouvement, sur Karoi. Il n'a fallu qu'une main pour arrêter cette lame inquisitrice, qui semblait pourtant bien trop puissante pour être ne serait-ce que déviée. La Jumelle rouge se mit alors à frapper de sa lame rapidement à plusieurs endroit, enchaînant une série de coups meurtriers tous aussi puissants les uns que les autres, sans qu'il lui soit possible de ne faire qu'une seule égratignure. C'est alors qu'Aoi, prise par une haine soudaine, se mit à attaquer sa mère au même rythme qu'Ayaka, en espérant pouvoir la toucher ainsi.

Cette parade de lames n'avait aucun sens. Même si quelques coups de lames touchaient parfois, elles donnaient l'impression de ne frapper qu'un fantôme. Aucune réaction, aucune souffrance, comme s'il était inutile de se battre davantage. Ayaka utilisa alors son pied pour dégager sa mère de la mêlée, tout en retenant sa sœur de sa main de fer, en lui chuchotant un plan bien précis. Elle avait besoin d'un peu de temps pour mettre un terme à ce combat, de manière radicale. Prise par le doute, Aoi se mit à douter de la stratégie de sa sœur jumelle, à la fois par manque de confiance mais aussi par frustration de ne pas pouvoir faire plus que le leurre. Par manque de temps, l'idée fût approuvée et Aoi se rua vers sa mère pour l'attaquer sans cesse, dans une rafale de coups rapides comme l'éclair. Pendant ce temps, Ayaka se mit à réfléchir à un plan, considérant le combat actuel comme bien trop difficile pour être réglé par la force brute. Si quelque chose pouvait l'aider, c'était le terrain, l'environnement lui-même. En prenant en compte la forme et la solidité de celui-ci, il ne restait qu'une seule solution, peut-être à double trachant. Elle prit une grande inspiration avant de se concentrer, le sol se craquelant sous ses pieds. Des écailles noirâtres prirent la place de sa peau, tandis son corps se mit à grandir et à prendre en masse, petit à petit. Au fur et à mesure des secondes, Ayaka devenait de plus en plus inhumaine, approchant le physique d'une bête écailleuse parsemée d'épines et de cornes de plus de 4 mètres. Elle venait de prendre temporairement la forme hybride du fruit qu'elle avait mangé, celui du Carnotaurus. C'est ainsi qu'elle se jeta vers sa mère, en criant à sa sœur de se retirer du combat et d'aller le plus loin possible, avant d'abattre sa lame chargée de haine sur la faux de son adversaire, prête à parer le coup qui venait vers elle. Le coup d'épée d'Ayaka provoqua une onde de choc sans précédent, réduisant l'arène en de véritables ruines volantes, tout l'étage s'était effondré sous le choc. Aucun doute, cette attaque pouvait tuer n'importe qui, cette puissance ne pouvait pas être non mortelle. C'est alors qu'arrivées à l'étage en dessous, après une réception bien difficile à cause de la hauteur de la chute, une silhouette se mit à avancer à travers la poussière, pour révéler une Karoi pleine de vie. Ayaka restait, tout comme sa sœur, tétanisée face à autant de résistance, autant de volonté de vivre et de tuer, tandis que le corps de la sœur rouge reprenait son apparence d'origine. Après avoir envoyé un coup pareil, il semblait impossible de la vaincre, c'était leur meilleure solution. C'est alors que les jumelles se mirent alors à désespérer, abandonnant tout leur courage face à l'impossible.


Karoi s'arrêta un instant, puis se mit alors à reculer, pas à pas, vers un morceau de l'arène détruite, une falaise s'était formée entre l'arène et un lac de magma tout en bas. Elle souriait toujours de manière aussi sadique, mais quelque chose avait changé. Quelque chose de... nostalgique. Comme si, son sourire s'était apaisé, qu'elle avait obtenue ce qu'elle voulait. C'est alors qu'Aoi se mit à courir vers sa mère pour l'arrêter, alors qu'Ayaka riait, mais frappait le sol en même temps, envahie par une colère noire pourtant tout à fait perceptible. Avant que la Jumelle Bleue ne réussisse à l'attraper, la mère se jeta dans le lac rouge, emportant avec elle sa faux, un visage serein et une fine larme. Il était impossible de comprendre ce qui s'était passé, seuls les pleurs d'Aoi retentissaient dans cette arène détruite.


Ayaka quand à elle, se releva pour récupérer son épée, pour la pointer vers sa sœur.

Ayaka
Ce combat n'est pas encore terminé, Aoi...

» Suite & Fin dans le post ci-dessous :.


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MessageSujet: Re: Ayaka [100%]   Sam 18 Nov - 1:46

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Part. III

» Chapter IV | Insane Blood x Sis' - Croisement de couleur : Noir :.


Kuraiko Karoi, Il y a 3 ans...


Hell Wonderland... Qui aurait imaginé une situation pareille. Me voilà prisonnière avec mes filles dans un lieu bien trop... familier. Ça fait déjà quelques années que nous sommes ici, séparées les unes des autres, en tentant de survivre par tout les moyens. La pire chose dans toute cette machination, est cette promesse que je suis bien obligée de tenir...

Kuraiko Karoi
Je vois... Tout devient clair maintenant. Ton objectif, ta présence ici et surtout la raison de notre "capture".


Organisatrice
J'espère que tu tiendra ta promesse, Karoi. Ne me déçois pas une seconde fois. C'est pour le bien des Kuraiko.

J'ai été surprise de revoir son visage, moi qui la pensait morte. Au final, le destin des Kuraiko sera resté le même malgré le nombre de générations passées. Je souhaitais, dans le meilleur des cas, offrir une autre méthode, quelque chose de différent, à mes enfants. Leur père savait déjà ce qui allait arriver, il était plutôt doué pour voir les catastrophes avant qu'elles ne frappent, même s'il était incapable de les arrêter. Mais j'imagine que tout est déjà écrit. Soit, j'accomplirais ma mission, c'est mon devoir de mère et de chef de mon clan. Je suis désolée, mes filles. Vous allez être confrontées a quelque chose qui dépasse l'entendement. Ayaka, je sais que tu trouvera la vérité un jour, ne la révèle pas à Aoi, je ne souhaite pas voir ce bleu profond devenir un noir comblé de haine. Joue ton rôle de grande sœur.

Pardonnez-moi.

-----------------

Sur l'arène, entre Ayaka et Aoi...


Les choses deviennes plus logiques, plus sinistres aussi. J'atteins enfin mon objectif, mais à quel prix ? Karoi n'avait pas perdu la raison, elle était plus lucide et dangereuse que jamais, mais n'a pas voulu nous tuer. Elle aurait pu le faire bien plus tôt. Me voilà l'épée pointée vers ma sœur, dans un moment ou tout ce qu'elle a pu apprendre, connaître, n'était que mensonge. Chaque larme qui coule sur sa joue abîmée par le combat témoigne de sa fragilité, de l'impossibilité de réunir, comprendre, accepter cette difficile vérité. Oui, nous sommes au cœur d'un horrible complot, dans laquelle notre propre mère devait jouer notre ennemie. A quel but ? L'apprentissage peut-être, il n'y a qu'une personne encore en vie qui pourrait répondre à cette question. Mais tout ça passe après. L'une de nous deux doit mourir.

Ayaka
Tu te souviens, ce que j'ai dis plus tôt ? Dit-elle en marchant lentement vers sa soeur, l'épée toujours pointée vers l'avant. Peut-être qu'effectivement, tu es restée une enfant. Les choses ont changées, la vérité doit être acceptée. Si tu en es incapable, pars rejoindre notre mère, tu y sera bien plus tranquille. Je vais même t'y aider. Mais, en toute franchise... Tu es lâche. Indigne du clan Kuraiko. Nous n'abandonnons pas le combat, la seule défaite est la mort. J'exécuterais moi-même ton corps dépourvu de tout courage, afin de rendre honneur à notre famille.

C'est sur la fin de ma phrase que je me mit à attraper ma fragile sœur d'une main, avant de la soulever en signe de pénitence. Je me devais de le faire. Ne pas combattre va à l'encontre de mon objectif, mais ce n'est pas plus mal, j'ai encore un dur combat à mener contre l'organisatrice. Si je peux conserver mes forces, c'est un bonus. Cependant, le visage décomposé de ma sœur me provoqua un pincement au cœur. De la pitié ? Non. De la compassion ? Impossible. Je ne pouvais pas lever mon épée, quelque chose me bloquait, comme si ma défunte mère retenait mon bras droit, pour me supplier de lui donner une dernière chance. Dans un excès de colère, ma main lâcha prise sur la tête de ma sœur, puis mon corps fît une rotation rapide pour donner un coup de pied avec une force terrifiante dans le corps sans volonté d'Aoi, l'envoyant valser vers les tribunes. Pendant son voyage, celle-ci a traversé une barrière quasi-invisible, la protection destinée aux spectateurs. Elle s'est brisée... et me permet de remplir la dernière condition pour faire sortir l'Organisatrice de son petit nid douillet. C'est au moment ou j'abandonne tout espoir de tuer ma sœur que la flamme sur mon œil se mit à brûler comme jamais, l'horreur était sur le point d'arriver... Quelque chose d'effrayant.


Quelque chose d'extrêmement rapide prit son départ des tribunes vers ma direction, mon instinct me criait de fuir, de m'éloigner le plus possible de ce qui arrivait. Je mis mon épée face à moi dans un réflexe protecteur pour tenter de bloquer l'objet rapide qui fusait vers moi, mais à peine en place qu'une épée frappa la mienne dans un fracas étourdissant, avec une puissance sans pareille. Mes pieds s'étaient enfoncés dans le sol à cause de la puissance de ce coup, mes bras et mes jambes me faisaient atrocement souffrir. C'est pendant ce court laps de temps que j'eus la possibilité de voir qui me faisait fasse. C'était... Aoi..? La lueur de son œil n'était plus la même, un violet sombre, qui ne voit que la mort et la désolation.


Aoi se mit à frapper frénétiquement avec son épée, oubliant toute notion d'art martial, souhaitant juste détruire et annihiler. J'essayais tant bien que mal de me protéger avec ma propre arme et de nombreux déplacements afin de l'esquiver mais son style de combat était devenu bien trop chaotique pour être analysé. Chaque choc que nos armes provoquait faisait trembler toute l'arène, au point d'en effrayer les spectateurs, le combat avait prit une autre tournure. Elle fit cependant l'erreur d’amorcer un coup bien trop large, m'offrant la possibilité de contre-attaquer en lui tailladant sévèrement le bras droit, assez pour lui faire lâcher son épée. Mais... pas le moindre signe de réaction, aucune douleur, envie, comme si la mort s'était déjà emparée de son corps mais en y laissant une âme en quête de sang. Je mentirais, si je ne me disais pas effrayée. Pour la première fois, j'eus peur. Il ne me restait qu'une chose à faire, la tuer, ou arrêter ce combat. Mais derrière la peur se cache aussi une immense joie. Celle de pouvoir enfin compléter mon objectif dans les meilleures conditions. Oui, je crois... que je vais la tuer.

Aoi prit son épée avec son autre main avant de se mettre à nouveau en position d'attaque, déterminée. C'est avec une joie incommensurable que mon corps fît de même, prêt à en découdre. Mais l’inattendu se produit alors. Ma sœur envoie un coup d'épée en direction des spectateurs, rapide, tranchant. A première vue, tout ça ne ressemblait qu'à un mouvement inutile, une manière de se faire remarquer. C'est lorsque les cris des spectateurs se firent entendre, que l'objectif réel de cette attaque se clarifia. Elle avait envoyé une lame d'air assez concentré et fine pour que la rapidité de son coup soit invisible à l’œil nu, découpant plus d'une cinquantaine de ces idiots assis sur leur siège confortable. Sa folie commençait à s'étendre à bien plus que le simple meurtre de sa propre sœur, elle veut détruire tout ce qui existe, c'est une vengeance à l'échelle mondiale. C'est alors que la panique commença.

Sur le point de m'attaquer à nouveau, Aoi dirigea cette fois sa lame vers ma direction, en amorçant son mouvement. Sans qu'elle ait eu le temps de lancer son attaque, une explosion mit fin à notre combat, en plein dans l'arène. Les flammes engouffraient une grande partie de notre terrain de jeu, alors qu'une silhouette fît son apparition depuis ce chaos enflammé.


Organisatrice
Les choses commencent à prendre une tournure qui me déplait. Je vais devoir prendre le temps de corriger mes nièces correctement, on dirait.

» Final Chapter | Destruction & Void - La deuxième Mère :.


Tout n'était que mensonge, manipulation, projet. Nous n'étions, avec ma sœur et ma mère, que de simples pièces sur un plateau d'une échelle inconnue. Une nouvelle variable est arrivée dans ce calcul imprévisible qu'est le destin. Beaucoup de légendes sur les Kuraiko déterminent à l'avance ce que nous allons devenir, comme si le livre était déjà écrit mais qu'il était tout de même transmit aux différentes générations. Comme un exemple ? Peut-être. Comme un outil pour défier le destin ? J'aimerais le croire.


Cette femme aux cheveux de feu marchait lentement vers nous, claymore à la main. Un sourire malsain animait son visage, son regard était semblable au mien, lorsque la situation m'amuse. Sa démarche confiante, son œil gauche brillant d'une flamme écarlate, tout comme moi. Aucun doute, c'est une Kuraiko destinée à la colère, mais quelque chose semblait différent. Poussée par la frénésie du combat, Aoi se lança à pleine puissance contre l'Organisatrice, katana vers l'avant. Dans un mouvement extrêmement rapide et précis, la troisième Kuraiko posa son doigt sur la lame de ma sœur, stoppant son mouvement instantanément et renvoyant le choc provoqué par le coup vers son destinataire. Elle était bloquée, dans une position qui reflétait la différence inimaginable entre la force des deux combattantes. Tout à coup, l’œil enflammé de l'Organisatrice changea de couleur pour tourner en un violet aussi sombre que celui d'Aoi. Tout aussi rapidement, sa main empoigna l'épée de ma jumelle pour littéralement la briser par sa simple force brute, avant d'attraper son adversaire par le cou et l'étrangler sans demi-mesure. La différence était écrasante. J'eus à plusieurs reprises l'occasion d'observer ses yeux et un événement particulier vint confirmer ma théorie.

Ayaka
Une Adaptative... La représentation même de la chaine brisée des Kuraiko. La possibilité de changer la couleur de sa flamme.

Organisatrice
Oh, tu semble bien renseignée. C'est effectivement le cas, je suis une Adaptative. J'ai la possibilité de changer mon destin, de ne plus être liée à ma couleur. Tu sais ce que ça signifie également, Ayaka ?

Ayaka
Que la différence de force entre nous est bien trop inégale. Du point de vue d'une Adaptative, c'est logique. Néanmoins une information t'échappe, Raika Kuraiko.

Je ne voulais pas l'utiliser, c'était ma botte secrète. Du moins, je n'imaginais pas devoir utiliser un tel atout dans ce genre d'endroit. J'avais du mal à maîtriser cette technique car sa puissance destructrice pouvait réduire l'île à néant, chose qui aurait pu m'être fatal aussi. Je me mis à concentrer ma force dans ma main droite, en essayant de canaliser et contrôler une énergie nouvelle, formant une étrange bulle blanche autour de mon poing. Dans un geste rapide et précis, j'élançai mon bras vers l'avant pour propulser cette énergie vers l'Organisatrice. Cette masse provoqua de nombreuses craquelures dans l'air sur son passage, signe que tout avait été bien effectué. Au moment d'arriver sur mon ennemie, son œil changea à nouveau de couleur. Un blanc immaculé, d'une pureté extrême. L'air devint plus rare, plus lourd, comme si la force générée par la simple présence de la Kuraiko suffisait à tous nous faire plier à sa volonté. Elle envoya alors de manière lente et confiante sa main libre vers le projectile qui lui faisait face avant de l'attraper aussi simplement qu'une pierre lancée par un enfant. La puissance de ma technique était réelle, il était physiquement impossible "d'attraper" une telle chose. Après quelques secondes de blocage, la flamme de son œil changea à nouveau pour revenir à cet horrible violet morbide. Quelque chose ne tournait pas rond, il me manquait des informations. L'organisatrice dirigea alors ma propre technique vers Aoi, provoquant un choc sismique important sur toute l'arène, en particulier sur ma sœur, volant au dessus de l'arène, propulsée par mon attaque déviée. Mon dernier espoir venait de s'envoler.

Raika Kuraiko
Tu ne connais peut-être pas tout les secrets de l'Adaptativité. Fondamentalement, nous sommes capable de tout, dans la limite de notre force physique et mentale. Ta technique était puissante, mais j'avais déjà connaissance de ses limites, ainsi que des tiennes. Vous n'êtes pas encore prêtes. Vous ne pouvez pas devenir des Adaptatives. Pas encore.

Ayaka
Raika... Je pense que je vais devoir changer ma manière de penser. Peut-être que pour une fois, je vais me fier à cette funèbre chaîne qui dirige mon destin. Mais je vais te remercier, pour une chose. Merci, de m'offrir un combat aussi divertissant !

C'est en énonçant mes derniers mots que je pris mon épée pour me ruer vers mon adversaire, poussée à la fois par la joie, la haine et le désespoir. C'est ainsi que commença l'échange interminable de coups entre Raika et moi, chaque frappe était chargée de toute ma force et de ma colère, je voulais profiter jusqu'au dernier instant. Le moindre impact entre mon épée et la sienne me donnait d'incroyables frissons, je voulais passer ma vie à me battre ainsi contre cette personne, j'appréciais cette faiblesse, j'avais un objectif, je voulais... la décapiter. Je sentais la même émotion chez mon adversaire, cette sensation incroyable de frôler la mort à chaque échange. Plus le combat s'éternisait, plus l'écart se creusait, mes coups se faisaient de plus en plus lents, faibles, mon corps ne supportait plus cet interminable acharnement. La fatigue était bien trop importante pour pouvoir faire usage de ma forme Hybride une nouvelle fois. Mais quelque chose de plus me frôlait l'esprit à chaque duel de force, une présence m'appelait, me faisait des signes. Ce n'est qu'une fois que mes yeux se posèrent sur le Katana d'Aoi que tout fût clair. Il était encore possible de gagner.

De la même manière que le combat contre Murayu, Raika propulsa son épée au niveau de ma tête via un coup latéral. Mon premier réflexe fût de me pencher vers l'arrière pour le voir frôler mon visage et aussitôt mon adversaire se plaça au dessus de moi pour m'envoyer un surpuissant coup de poing en pleine figure, catapultant mon corps au sol en soulevant un énorme nuage de poussière. Ma main sortit de ce nuage rapidement pour tenter d'attraper le visage de la Kuraiko, profitant de l'effet de surprise. Malheureusement, mon geste fût stoppé par ses réflexes surhumains. Au moment ou la poussière prit son envol, la scène se dévoila enfin. Mon bras était emprisonné par sa puissante poigne, mais mon autre main avait attrapé le Katana brisé de ma sœur. Dans un geste désespéré, j'envoyai l'arme vers l'endroit ou le corps de ma sœur avait atterrit, sans générer un seul bruit de métal sur le sol.

Raika Kuraiko
Oh ? Tu décides de laisser ta fierté de côté tout ça pour rester en vie ? Typiquement humain, Ayaka. Mais ça ne vous sauvera pas. N'oublie pas que ta sœur est devenue f...
Avant que Raika n'eut le temps de finir sa phrase, son épée fût frappée par celle de ma sœur avec une force terrifiante, assez pour lui faire lâcher mon bras et me permettre de récupérer mon arme et envoyer un coup de pied circulaire en direction de ses jambes pour la déséquilibrer. Encore une fois, ses réflexes lui permirent de dévier la lame brisée de ma sœur, sauter vers l'arrière pour nous donner un puissant coup de pied à chacune, nous envoyant quelques mètres plus loin, avant de se relever, plus motivées que jamais.

Raika Kuraiko
Oui, parfait. C'est ce dont nous avons besoin. Venez, affrontez-moi ! Tuez-moi ! DEVENEZ COMME MOI !

Nous nous élançâmes alors vers notre ennemi commun, afin de commencer un combat acharné. Les épées volaient dans tout les sens, chaque coup était paré, notre adversaire était assez fort pour gérer deux personnes de notre calibre, mais pas assez pour contre-attaquer. C'était un combat d'endurance et à la fois de risque, la moindre erreur pouvait coûter la vie à chacun, les mouvements inutile étaient mortels. Notre adversaire était bien plus résistant que nous, mais le nombre pouvait faire la différence. Alors que les coups gagnaient en rapidité et en force, ceux de Raika allaient dans l'autre sens. Son œil changeait de couleur chaque fois qu'elle bloquait une épée différente, passant du bleu au rouge, parfois au violet lorsque nos attaques étaient simultanées. Quelque chose clochait, comme si son énergie vitale était "mangée" par cet œil, que son Adaptativité était une arme à double tranchant. La Kuraiko modifiait son état mental et son style de combat chaque fois que sa couleur faisait de même. Tout devint clair une fois que la flamme de son œil perdit en intensité en même temps que la conscience de Raika. Soudain, une énergie néfaste se dégagea de la combattante, ce qui nous fît reculer instantanément, notre instant nous hurlant de fuir le plus loin possible sur le champ. L’œil de notre tante venait de virer au noir.

Ra.i..ka.. KuR..aI..K.o.. ?
Ah.. C'est donc ça, la fraction... Je commence à perdre conscience... lentement. Quelque chose souhaite prendre... le contrôle, Dit-elle en prenant une grande inspiration, avant que la couleur de son œil ne revienne au rouge. Mais, ce n'est pas encore le moment. Il est temps que nous finissions notre petit jeu.
 


Raika se mit soudain à joindre ses mains avant de disparaître tout aussi rapidement. L'image de la mort nous vint instantanément à l'esprit, comme une sensation de perte totale de notre conscience et de notre corps, que tout était terminé. Une fois de retour à la réalité, notre tante nous tenait par le cou, moi et ma sœur, au dessus d'un étrange puits, d'une profondeur impossible à deviner. Quelque chose avait changé, son aura n'était plus la même. J'avais peur, terriblement peur. Un sourire effrayant déguisait son visage déformé par une expression indescriptible, malsaine, horrifiante. Pour la première fois, j'eus peur de quelqu'un. Je détestais cette sensation d'impuissance et surtout, cette certitude incontestable : Nous avons perdu. Notre corps fût soudain envoyé à l'intérieur de ce puits, l'inconscience nous emportant une fois de plus.

"Nous nous reverrons, Ayaka."


Doucement, mes yeux commencèrent à s'ouvrir, aveuglés par un soleil de plomb. J'étais en plein cœur d'une foret, bercée par le mouvement des feuilles et le bruit du vent. Une partie de ma mémoire n'était plus là, impossible de dire laquelle. Quelque chose me manquait, avait disparu. Mais la défaite était toujours là. Ce goût amer me faisait haïr ma propre existence. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. Il ne me restait qu'une chose à faire. Ne jamais oublier ce déshonneur, devenir plus forte et arracher la tête des dernières Kuraiko.

Peut-être, verser quelques larmes aussi. Cette foret ne s'en souviendra pas.

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MessageSujet: Re: Ayaka [100%]   Dim 19 Nov - 19:02




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Salut Ayaka ! Une présentation très très longue que tu nous présentes là. J'espère que t'es prête ?

Qualité : 350/500


Cependant, même si son corps est fin, il cache une très grande force physique très supérieure à la normale, c'est qui fait bien la différence lors de duels de force brute. -> c'est ce qui fait bien

Elle est vêtue d'un haut ne recouvrant que les bras et la moitié du torse, bien que la fermeture au niveau du torse soit toujours ouverte pour laisser son soutient-gorge noir à l'air libre -> répétition de "torse"

Ce haut noir est conçu pour couvrir tout le bras ainsi que la base du gant d'Ayaka, les manches sont décorées de deux bandes blanches parallèles, et lorsqu'elle s'arrête au gant, trois étoiles blanches sont alors cousues par dessus le gant, accrochant son haut à ses mains de sorte à ne pas révéler les points d'attache entre ses mains et ses gants noirs. -> phrase bien trop longue et répétitive du mot "gant"

ceux-ci la supporte -> supportent

auront vécus beaucoup de jeunes combattants d'exception -> auront vécu

Ce fût un an plus tard -> fut.

une triste nouvelle parcourra le petit village -> parcourut. Parcourra c'est le futur

tout les combattants capturés -> tous

Les règles sont simple -> simples

mourir tués -> l'eau ça mouille, je crois

Bon alors ! Globalement, tu as un style plutôt bon et qui fait le taf ! En revanche, ton histoire a pas mal de fautes, et vu la longueur, ça en a, au final, fait vraiment beaucoup. Ce sont surtout des problèmes d'accord et de ponctuation, d'ailleurs. Je peux comprendre que te relire ne t'a pas intéressée, surtout vu la longueur, mais elle aurait été plus qu'intéressante

Cohérence : 200/500


ils firent exploser le reste des piliers de l'île pour la faire inonder sous l'eau grâce à de puissants explosifs. -> des piliers ? Sur une île ? Heu... Pour qu'une île soit immergée, il faut un vrai séisme de fou et un raz-de-marée.

l'île est sous mer, dans un grand bloc de fer à l'épreuve du fond marin et des bêtes diverses et variées, le tout camouflé en un gros rocher.  -> ouhla... Pour faire une île sous l'eau, il faut de sacrées ressources, quand même. Que quelque chose comme ça existe à North Blue, qui est une île fondamentalement sous le contrôle du GM avec un CP plus qu'actif, ça me semble délicat

Ainsi, ne pouvant pas participer à l'âge de 12 ans, l’événement fût reporté jusqu'à leur 18 ème anniversaire. -> pas beaucoup d'explications, au final, sur cette affirmation

Ayaka vivait à présent avec une femme qui ne lui portait pas vraiment d'amour, en fait, elle était intimidée par l'aura que dégageait l'enfant malgré son bas âge, et voulait faire en sorte que cette fille souffre le plus possible en signe de vengeance, pour avoir été humiliée par un enfant, pour son regard effrayant -> je comprends vraiment pas ce que tu veux dire par là. Pourquoi la femme qui l'élève aurait été humiliée ?

un revêtement de Haki autour de ces fameux gants -> alors ta soeur maîtrise le haki et déboite des gars izi, mais tu l'exploses ? Nan, nan. Pas avant au moins 5000 Dorikis.

Bon, ta présentation vient d'un autre forum et ce n'est pas ce qui est reproché. Le problème, c'est que tu n'as pas tenté de l'adapter à notre contexte. Tu dis être franc-marine, mais comment tu en fais partie ? Et, honnêtement, vu le caractère de ton personnage, il y a zéro chance qu'on t'accepte dedans. Alfonso est un rêveur, il recrute les FM, et, même si, imaginons, tu rejoins la FM, il te fera jamais monter de grade si t'es une tarée avide de combats et complètement sanguinaire.

Tu nous parles aussi de ton fruit, assez violent, d'ailleurs, mais c'est anecdotique. C'est sympa le prétexte du "tu n'as pas le droit de l'utiliser", mais ça fonctionne pas. On dirait juste un prétexte pour obtenir le fruit à la prez sans forcément modifier ton histoire.

J'ai vraiment du mal avec les moyens de l'île, également. Ca crée des terrains, des pièges, des trucs bizarres... Mais c'est quoi exactement ? Un pays ? Des types affiliés au GM ?

Longueur : 250/250


Niveau longueur, tu t'en doutes bien, t'as fait le taf, et bien plus encore ! C'est très très long, et il m'est donc impossible de te filer autre chose que cette note. Attention toutefois à certains excès de longueur, avec des répétitions pas forcément nécessaires.

Originalité : 400/500


Niveau originalité, il faut avouer que ton histoire sort totalement des sentiers battus, avec quelque chose de riche, construit et travaillé. C'est très très bien !

En revanche, je dois t'avouer être critique en ce qui concerne cette vision très hunger games et, surtout, le manque total de caractère one piecien de ton personnage. Je sais que l'humour n'est pas fait pour tous, mais jouer One Piece implique de s'adapter au manga et donc à son côté loufoque. Ici, je n'ai souri à aucun moment et, pire, même, ne me suis senti dans le monde One Piece à aucun moment non plus.

Subjectivité : 250/250


Globalement, j'ai quand même beaucoup aimé te lire, et tiens à te féliciter pour le fantastique effort fourni. Je comprends que tu aies voulu réutiliser cette prez, vu le travail fait ! Je tiens quand même à te signaler que ton code n'est pas pratique du tout pour les descriptions, avec trop de scrolls et une police bien trop petite.

Le fruit est validé, mais de justesse. Son apparition est anecdotique, mais je vais te l'accorder pour gratifier ces longues lignes que tu auras écrites. Ah d'ailleurs, vu l'absence d'infos données, je te laisse civile pour l'instant. Ta couleur changera si/quand tu le justifies irp

Note finale : 1450 Dorikis




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Ayaka [100%]
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