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 On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat

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Commandant de la Marine


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Commandant de la Marine

MessageSujet: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Ven 10 Nov - 23:34

- « Beau boulot mon commandant ! »

- « Héhé. Prends en d’la graine petit gars ! »


Je jetai au sol les huit forbans que j’avais chargé sur mes épaules façon sac à patates, avant de faire craquer les jointures d’mes paluches. Les gars étaient dans les pommes et avaient leurs gueules plus qu’amochées. Autant j’étais relativement sympa comme zig, autant j’faisais clairement pas dans la dentelle quand il s’agissait d’bosser et d’traquer du pirate. Ces petites frappes que j’venais de ramener au sein même d’la garnison étaient plus exactement des bandits de montagnes d’un patelin pas très loin d’ici. Si la marine ne s’occupait pas trop des hameaux et villages isolés, il m’arrivait de temps en temps de m’y pencher, au cas où. Et la pêche avait été bonne. J’avais non seulement réussi à capturer les mecs les plus importants du gang qui sévissait là où je venais d’intervenir, mais j’avais fait en sorte d’restituer tout le butin qu’ils avaient accumulé à l’aide de mes quelques hommes. L’opération n’avait pas vraiment été difficile, même si ça m’avait pris pas mal de temps. Au final, j’étais un peu crevé, mais j’avais l’sourire aux lèvres. Rien d’tel que l’sentiment du devoir accompli, tout ça. Quoique maintenant, tout ce à quoi j’aspirais, c’était une bonne bouffe et bonne sieste histoire de reprendre des forces. Sauf que voilà…

- « Commandant ! Le commodore Eusine demande à vous voir ! »

- « Quoi encore ?! »


Le p’tit soldat qui était venu m’annoncer la nouvelle sursauta lorsque j’grommelai. Il eut soudain peur mais en dirigeant mon regard vers lui, j’troquai ma tronche d’constipé pour un sourire affable, avant d’lui passer une paluche dans la chevelure. L’gamin eut un sourire avant que j’ne lui permette de s’en aller, puis j’me laissai aller contre un mur à la vue de mes quelques éléments qui eux, s’foutaient d’ma tronche en riant. C’est pas que j’avais une dent contre l’commodore des lieux, mais force était de constater qu’il était chiant. J’avais été placé sous son autorité le temps que j’réfléchisse très sérieusement à une autre affectation, mais j’devais avouer qu’il profitait bien d’ma présence temporaire pour me filer autant d’boulots que possible. Il l’savait bien, que j’étais tout proche de devenir colonel. Non pas seulement à cause d’ma force qui chaque jour grandissait, mais aussi à cause de mon leadership et des stratégies militaires que j’développais sur le tas. Seulement, la marine semblait assez stricte sur les promotions. J’avais l’impression qu’il me fallait faire des tonnes avant enfin d’être récompensé par la plus haute promotion dans les rangs des officiers supérieurs. A deux doigts des rangs de l’amirauté en gros. D’quoi faire rêver.

- « Quartier libre les mecs. »

Alors que mes propres éléments exultèrent et s’dirigèrent aussitôt vers leurs dortoirs, j’eus un soupir las, avant d’prendre la direction opposée, c’est-à-dire celle qui menait au bureau du commodore. Sur l’chemin, j’m’arrêtai quand même à l’un des grands réfectoires pour m’prendre un café bien chaud, mais aussi pour reluquer l’gros cul de l’une des serveuses qui m’tapait à l’œil depuis pas mal d’temps maintenant. J’sentais que j’pouvais la choper tranquille, mais par manque de temps, je n’avais pas eu l’opportunité d’concrétiser. Un fait qui m’faisait rager et qui m’donnait l’étrange impression que j’me faisais sacrément exploiter par l’patron à bord. Obéir aux ordres n’était pas quelque chose qui m’rebutait, mais avoir du temps libre pour souffler, c’était jamais vraiment mauvais quoi ! Après m’être reposé pendant un bon quart d’heure, j’me résignai à reprendre l’chemin qui menait au bureau du colonel. Ce dernier l’avait placé au dernier étage du plus haut bâtiment d’la base. A s’demander d’ailleurs pourquoi il était en stand-by ici, sur les blues, alors qu’il aurait toute son utilité sur la route de tous les périls. Un choix bizarre du haut commandant ; même si en y cogitant bien, l’type faisait plus ou moins du bon boulot dans l’coin. Si on veut…

- « ‘Scuzez mon retard. En quoi j’peux vous être utile, chef ? » Qu’avais-je déclaré après être entrée dans son bureau.

***

- « Hé, gamin, va m’chercher Kaveta et Sabbat tout d’suite ! Dis leur que j’suis à l’extérieur. »

L’gosse que j’avais interpellé après ma réunion, dans un couloir, s’mit au garde-à-vous avant de détaler.

Quant à moi ? J’m’étais rendu sur une côte, au bord d’la mer, assis sous un arbre en quelques minutes.

La proposition allait leur faire plaisir. Ou pas. Va savoir.
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Lieutenant de la Marine


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Lieutenant de la Marine

MessageSujet: Re: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Sam 11 Nov - 1:35


Base M-2... Que dire de cette fameuse base militaire d'East Blue mise à part que je n'aime pas du tout être ici ? En soit, être ici veut généralement dire devoir être le plus droit possible, saluer tout le monde et principalement les hauts gradés, bref, devoir être un réel Marine. Des fois, je me pose encore cette question, ai-je vraiment fait le bon choix ? Honnêtement, je suis loin d'avoir le profil d'un soldat de l'armée et pourtant je suis Lieutenant. J'ai eu la chance de mon côté à vrai, je suis régulièrement sortie comme un des derniers survivants d'une bataille, mais à vrai dire je ne suis pas quelqu'un de droit, de juste. Tuer quelqu'un m'est complètement égal, que ce soit un Pirate ou un civil, au contraire, cela m'amuse. À vrai dire, il y a pas mal de batailles en tant que Marine et grâce à cela j'arrive à contempler ma soif de sang et en plus je suis payé pour ça. Alors oui, des fois il y a ces moments d'ennuies à la base, mais je les accepte un maximum et j'essaye de me contenir, car finalement j'aime de plus en plus mon métier.

Je passe principalement mon temps en bordure de mer dans ces cas-là, sur la plage à jouer de mon Ocarina. C'est réellement du repos d'être sur le sable, à regarder les vagues, le paysage magnifique du soleil qui survole la mer et puis que dire de celle-ci ? Une vision qui s'étend à perte de vue, un bleu magnifique, des poissons magnifiques. Cela fait quelques temps que nous sommes ici et être en mer me manque déjà tellement. Sur le bateau au moins, on me laisse tranquille dans mon coin et je ne suis pas obligé de rendre des comptes toutes les cinq minutes. Mon commandant, mon chef, mon ami Takahashi n'est pas quelqu'un de particulièrement casse burnes. Il me laisse assez libre de mes mouvements depuis que nous nous connaissons. À vrai dire, il me connaît mieux que n'importe qui et pourtant il reste le même, il agit avec moi comme un grand frère. Il essaye de trouver le bon que je pourrais potentiellement avoir au fond de moi et je dois dire que cela fait plaisir à voir. Grâce à lui, je deviens un peu moins nerveux avec les gens, il m'aide à garder mon calme et puis il n'hésite pas à me donner le sale boulot quand il y a besoin. Il sait très bien que je serais toujours présent pour me salir les mains et que je n'aurais pas de regrets. C'est pour ça qu'il me garde à ces côtés, car il aime notre complicité, notre entente sur le terrain et je pense que finalement, il est bien content d'avoir quelqu'un comme moi avec lui. Il sait, que s'il me demande de tuer un commodore, je le ferais si j'en suis capable, je pourrais donner ma vie pour lui.




Je suis en train de jouer cette mélodie sur la plage justement quand j'entends quelqu'un courir en ma direction. Un jeune soldat qui arrive essoufflé essaye de reprendre son souffle correctement avant de se mettre au garde à vous.

"Lieutenant, Commandant Takahashi vous demande au bord de la mer de l'autre côté de l'ile."

Pourquoi ? Pourquoi il a fallu que Taka' décide que je le rejoigne là-bas ? Je suis ici, il ne pouvait pas venir ici ? Je me lève, je suis déjà énervé parce que le gamin m'a coupé pendant ma mélodie et en plus de ça je vais devoir marcher pendant de longues minutes. J'espère pour lui que nous repartons parce qu'honnêtement, je suis déjà complètement gavé d'être ici.


...



Au bout un long moment de marche je finis enfin par arriver auprès de mon commandant. Auprès de Takahashi, l'homme que je respecte le plus au monde, il est ma seule famille. Je me mets devant lui et contrairement aux habitudes du bateau, je me mets au garde à vous.

"Commandant !"

Je n'attends pas vraiment qu'il me dise repos, mais au moins j'ai respecté un maximum les règle. J'attends maintenant qu'il me donne les nouvelles en espérant grandement qu'on parte d'ici.

"Alors, qu'est-ce qu'il se passe Taka' ?"

Fini les formalités, je préfère reprendre directement nos habitudes, la salutation traditionnelle suffit à faire bonne impression auprès des autres soldats et officiers de l'armée.


Dernière édition par Kaveta le Sam 11 Nov - 4:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Sam 11 Nov - 1:56

Thème ♫

Courrier officiel a écrit:


Monsieur Black,
Nous avons l’honneur de vous annoncer votre réintégration au titre de « Commandant » de la marine suite à vos loyaux services. Cette promotion est accompagnée d’un ordre de mission non facultatif, je vous rappelle que ne pas en honorer une seule ligne vous rétrogradait automatiquement à votre poste actuel.

ORDRE DE MISSION POUR LE COMMANDANT « BLACK SABBAT » :

Vous avez pour ordre de vous rendre sur la Base M2 d’East Blue, et de vous placer sous le commandement direct du commandant Takahashi. Il vous informera de la suite des opérations lui-même.
Le port de l’uniforme réglementaire est obligatoire pour cette mission officielle. L’ordre de mission précédent deviendra caduc en cas de non-respect de cette clause.

Putain … Putain, putain, putain. Je repose l’enveloppe kraft sur la commode de mon lit, assis dans le tréfonds de son matelas. J’ai la main qui tremble et je n’arrive pas à y croire : Commandant ! Commandant Sabbat ! J’suis enfin réintégré dans la cours des grands, et j’ai de vraies missions qui m’attendent. Je sais pas trop comment la prendre cette nouvelle. C’est peut-être un piège pour me tester, ou me soutirer des informations. La vie d’un Minks bavard dans une organisation dépendant exclusivement du bon vouloir du gouvernement mondial n’est pas toujours facile. Croyez-moi, j’en ai déjà fait les frais, et je vous raconterai ça une autre fois, la y’a urgence.
Déjà parce qu’il va falloir que je retrouve ce satané uniforme mon gars. Il doit être perdu dans le fin fond d’une armoire, relégué au deuxième, voir même troisième ou quatrième plan. J’ai déjà pas pour habitude de le porter, puisque jusqu’à présent j’étais qu’un simple troufion. Avec corvée de patate, récurage de chiotte, messages en tout genre, que ce soit des billets doux ou des trucs importants. Mais maintenant, Commandant Sabbat… ça changeait tout. Hahaha.
Ensuite, parce que dès qu’une occasion se présente de resquiller sur le port du traditionnel maillot-de-corps-tout-moche qu’on nous impose en service, je suis présent pour y répondre. La matière synthétique me démange sans cesse du soir au matin, si bien qu’on me croirait infecté de puces. C’est pas jouasse quand t’es du genre à faire gaffe à tes toilettes, et à ton hygiène. Foutu humour de militaire. Il parait que c’est « viril ». Confondre à ce point deux concepts aussi différents que la connerie réglementaire et le noble institut masculin, c’est déplorable. Je suis pas mécontent de partir de cet enfer, à la fois humain, olfactif et psychologique. J’ai vu de sacrés trucs ici, on a lutté comme de beau bougre pour rétablir un semblant de paix, campant sur nos positions dans l’un des pires trous de cette blues. Inutile, désuet, obsolète. Il y’a trop de gens ici qui ne désirent même plus être sauvés, pour réussir à y faire naître un peu de lumière.
Ce climat t’use continuellement, du soir au matin, accompagnant ton quotidien comme un prisonnier son boulet. Au début c’était juste un défaut quelconque, ensuite on se plaignait, et enfin, on commençait à ne plus se supporter. A ne même plus supporter ce reflet dans la glace quand on s’y regarde le soir, sous le coup d’un échec cuisant. A ne même plus supporter de fréquenter son camarade, aussi inutile que soi. A se forcer de sourire, et de blaguer, pour ne pas devenir fou et craquer sous l’affolante escalade de la misère humaine. Connerie. On peut vraiment pas faire mieux ?
J’espère pouvoir revenir un jour mettre un peu d’ordre, et restaurer un semblant d’équité. Le travail doit pas seulement être fait en bas de l’échelle sur l’Île de Dawn.
Les sphères « supérieures » sont pas non plus innocente à cette situation, et doivent en tirer profit d’une certaine manière. Certains resteront toujours des salauds, qu’on qu’il arrive, et même si cela concerne leur propre peuple. Qu’importe donc, tant qu’on à de quoi vivre grassement en haut d’une tour d’ivoire ? Ses gens sont simplement bien trop déconnectés de la réalité pour décider correctement. Et c’est à nous d’y faire quelque chose, j’en suis convaincu. Ne me manque plus que les moyens d’appliquer tout ça, par la force du gouvernement mondial. Phase une, me pointer à la base M2 avec mon uniforme bien repassé, et prendre mes ordres du commandant. Ce nom me dit quelque chose, mais je me rappelle plus d’où. Ma mémoire est pas des plus fiable, surtout qu’à cette époque je n’étais bon qu’à me noyer dans l’alcool et l’herbe à chat bon marché. Sombre période. Que je me souvienne d’un nom signifie forcément que le gars en valait la chandelle. Mémoire partielle mais sélective quand même.
Une fois mon uniforme retrouvé et passé par-dessus une chemise propre et une cravate rouge vif, j’emballe avec soins mes affaires, en commençant par les manteaux et les chaussures. Je dépose mes chemises dans un savant dispositif destiné à les garder impec’ selon le vendeur du marché. J’ai beau savoir que ça doit être de l’arnaque, je l’ai acheté rien que pour l’idée foutrement géniale.  Une fois mes bagages pliés, une cigarette au bec, je suis prêt à défiler devant tout le monde comme un coq parade devant sa poule. Je décolle direction la partie haute de la ville. Je salue quelques gars en passant par la cour quand tout à coup …
SOLDAT BLACK MAIS VOUS VOUS CROYEZ OU NON DE DIEU ?!
Je passe devant le commandant de la caserne, qui me foudroie du regard en bon chien de la marine bien dressé, et prêt à mordre quiconque essaye de resquiller ses règles. Surtout si ce quiconque est « le soldat black » dont il vient de m’attribuer le nom.
- C’est commandant …
- … Quoi encore, soldat ?!
- Non, je disais, c’est commandant Black pour vous, mon commandant. Fis-je avec un petit clin d’œil, tandis qu’il regardait son bouc émissaire préféré partir comme une fleur.


C’est en sifflotant que j’embarque à bord d’un fier galion de la marine mondiale, avec de nouveaux compagnons rudement plus agréables que les anciens déjà. Il y a une atmosphère de riche camaraderie qui me replonge dans d’agréables souvenirs, et chasse les nuages gris de Dawn. La traversée se fait tranquillement, sans incident notable. Les liaisons vers la base M2 sont légions et relativement sûres, et j’assiste au traditionnel ballet de départ et d’arrivés du port militaire. Impressionnant. Tout est soit fortifié, soit pourvu d’un canon, d’un créneau ou d’un soldat. On entend de loin les chants de l’académie militaire, et plus on s’approche, plus l’odeur de la ville se fait grande. Celle du cuir, de la sueur, et de l’impressionnante rigueur de la marine. Autre chose que mon ancienne affectation, croyez-moi.
Je suis lâché sur le port par mes nouveaux amis, qui prétextent avoir encore des corvées à effectuer pour passer leur devoir de guide dans une base aussi gigantesque. Je comprends et prend la tangente en les remerciant, et en leur faisant de grand signe de main sans arrêter de me retourner.  Bon, ils auraient pu être plus honnêtes, mais au moins je n’avais essuyé aucunes insultes, c’était déjà ça de gagné. Espérons que ce ne soit pas la seul aujourd’hui, et que je ne fais pas tout ça pour rien. Je me fraye un chemin à travers la foule, composée pour une grosse moitié d’hommes en uniformes de tous âges. Dans tout ça, j’en ai oublié quelque chose. Une chose très importante. Le facteur de la foule compacte et affreusement lente qui te met foutrement en retard. Je n’avance pas, devant moi personne ne se presse, et je suis déjà en retard. Plus qu’une chose à faire, et je suis content d’avoir sympathisé avec les gars qui déchargent les affaires.  J’ai les mains libres, et j’use de toute ma vélocité pour grimper sur un toit, puis me propulser sur un autre et ainsi de suite. Ma musculature puissante et entretenue me permet de sacrés bonds, et l’habitude d’évoluer en hauteurs me permettent de ne pas perdre trop de vitesse à l’atterrissage.  
Une ombre passe sur les rues de la base M2, faisant se retourner quelques têtes. J’espère ne pas être reconnu ou prit pour cible, mais j’ai des doutes. Déjà que je me fais remarquer à peine arriver, ce serait le comble si en plus un abruti se sentait obliger de me traquer. Heureusement, j’ai une cadence de course élevée, et le quartier générale de la base se dessine devant moi. Les rues se font un peu plus claires de ce coté-là, et je décide de descendre en empruntant le meilleur moyen, la pirouette depuis le toit jusque sur le sol, sans chichis. J’ai la carrure pour encaisser ça en ce moment. Assez proche de la réalité en soit, mais avec suffisamment de carrure pour paraître dans mon élément.

Je pénètre par la grande porte, confiant.

Et me heurte à un mur, déconfit.

Et… Donc … Vous êtes sûr … ? C’est vous le commandant … mh … Black … C’est sa ? Me racontait-il avec l’honnêteté d’un marchand de tapis. Est-il vraiment sérieux ou bien se moque-t-il simplement de moi pour le plaisir ? La moutarde me monte au museau doucement, et je préfère ne pas trop prendre la mouche en lui répondant calmement que Bien sûr, Sabbat. Black Sabbat. Vous voyez ça c’est mon ordre de mission là. Je peux pas trop lui en vouloir de pas en revenir qu’un mink soit commandant dans la marine, du coup je lui dégote mon sourire le plus étincelant. La simple vue de mes incisives le fait gémir et se tordre les mains, probablement qu’il se sent agressé par ma personne. Et, bien … d’accord … Vous m’attendez là s’il vous plait ? Je vais vérifier tout ça d’accord ? A quoi bon, de toute façon si je te dis non mon bonhomme, tu vas surement en faire une syncope. Je veux pas ta mort, ni ton traumatisme sur la conscience. Malgré que tu sois pas le plus futé des garçons que j’ai croisé dans ma vie.
Je laisse passer quelques minutes en tapotant sur le comptoir du bout des griffes. Un petit rythme qui ressemble à rien, je suis pas musicien. Mais j’ai été barman, alors c’est presque pareil. Le mec ne revient pas et je craque. Je m’engage dans la cours du quartier et je surprends l’assistant en grande conversation avec ce qui me semble être un lieutenant lambda. Je carre les épaules, je me poste devant lui avec les mains sur mes hanches et je lui dis d’un air décidé.
Commandant Black mon gars ! Accompagné d’un salut réglementaire, je lui explique rapidement que j’ai besoin d’un guide pour trouver un type du nom de Takashihi. Ou Takahashi. Lui, il saisit direct de qui je parle et il me dit que c’est pas de bol. Il y’avait un autre type juste avant vous, il venait faire pareil, mon commandant ! Un petit gars l’a emmené sur une côte pas loin, je peux vous y conduire mais je vous promet rien.

Du coup, je suis mon jeune guide jusqu’au lieu de rendez-vous, discutant de tout et de rien, de sa carrière, comme si j’avais le temps. Finalement, c’est sous un arbre que je retrouve les deux autres marines, déjà en grande conversation tous les deux. L’un est grand, les cheveux en désordre et le regard profond. L’autre est jeune, un physique de martialiste et une odeur de sang l’identifiant directement dans les gars dangereux. Ça ne m’inquiète pas plus que ça, remarque.

Je sais pas s’ils sont pas plus inquiet de voir arriver un retardataire, avec une tronche de gros chat et mesurant près de deux mètres.  

Messieurs, pardonnez le retard mais j’ai fait un long chemin pour venir jusqu’à vous … J’effectue un salut réglementaire au commandant dont mes ordres dépendent. A défaut d’être ponctuel, autant être protocolaire. Je salue le nouveau d’une main bienveillante, qu’il accepte de prendre ou non, peu importe. Commandant Black, j’ai été affecté ici et il parait que vous avez des choses à nous dire, Takahashi. Il y’avait de l’interrogation dans ma voix.

Et une forte envie de passer aux choses sérieuses, et d’en découdre. Oh oui, je me souviens bien du bonhomme en face de moi, Takahashi, un sacré enfoiré quand même … Pensivement, je frotte la mâchoire que ce gars m’a démise il y’a quelques années dans un centre d’entrainement de Navaronne. Une sacrée droite, une patate salvatrice qui m’avait ouvert les yeux à l'époque. Reste plus qu’à savoir la surprise qu'il va nous sortir de son sac à malice.
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MessageSujet: Re: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Sam 11 Nov - 14:36


- « Mh… Sabbat hein ? Ta gueule m’dit un truc toi ! »

C’est avec une mine réfléchie et une paluche caressant ma barbe que j’étais en train d’reluquer l’nouveau venu sous toutes ses coutures et sans m’gêner une seule seconde. C’est pas comme si j’le toisais en même temps, donc y’avait pas vraiment d’soucis. D’ailleurs, c’était pas tant l’fait qu’il soit un gros matou qui m’frappait. Il pouvait être un mink ou avoir mangé un zoan que j’en avais strictement rien à foutre. Pas raciste pour un sou, moi. Et puis, il faut dire que dans c’bas monde, j’avais vu tellement d’choses que plus rien pourrait vraiment m’étonner. Par contre, j’avais la nette impression d’l’avoir déjà croisé quelque part. Mais sur l’instant, j’avais beau réfléchir que j’me souvenais pas d’grand-chose ; c’qui était pourtant rare puisque j’étais doté d’une très bonne mémoire. Après une bonne minute d’blanc, j’finis par hausser les épaules. Au final, c’était pas l’plus important. C’qui était intéressant, c’est que les deux types que j’avais convoqué étaient devant moi dans les temps. L’retard du dernier arrivé ? Aucun problème. J’étais pas porté règlements moi. Le protocole et autres procédures, c’était pas mon kif. Rajoutez à ça un petit côté je-m’en-foutiste et vous aviez certainement l’gradé l’plus laxiste des rangs. Enfin, c’était pas glorieux comme trait d’caractère, mais c’était quelque chose que j’assumais pleinement et parfaitement.

- « Sinon que y’a une couille, là. Un commandant sous les ordres d’un autre commandant. J’trouve ça con, sérieux. T’es pas d’accord avec moi, Sabbat ? »

Y’avait un truc qui m’échappait dans cette histoire d’promotion et d’mutation, et même si j’pouvais paraitre un peu teubé pour l’coup, j’comprenais pourquoi on m’l’avait refourgué l’Sabbat : D’abord parce que c’était un matou et que les préjugés ont la vie dure. Ensuite parce que j’devais être bien plus expérimenté que lui. Ou légèrement. Sa place sous mes ordres pouvait donc s’traduire par l’fait que j’étais sensé être celui-là même qui lui apprendrait les ficelles du grade pour n’pas dire du métier. Après tout, son rang actuel dans la hiérarchie lui permettait d’avoir sa propre unité, non ? J’eus donc un soupir avant d’fouiller l’intérieur d’mon kimono. J’fis sortir l’nécessaire pour un p’tit joint que j’me mis à rouler méthodiquement sans aucune gêne. J’étais pas non plus un enfant d’cœur on s’entend et c’était pas un p’tit pétard qui choquerait les gars d’vant moi. Y’en avait même qui devait être bien habitué et qui s’en battait complètement les couilles. Sur cette pensée, j’lui adressai un regard et un sourire en coin. L’petit Kav’, c’était c’qu’on pouvait appeler mon homme à tout faire. Mais aussi mon p’tit frère d’cœur. C’lui-là même que j’ai jamais pu avoir. En l’regardant, j’me revoyais encore dans mes jeunes années : Téméraire, sanguinaire, presque blasé d’la vie… Et c’était p’être pour ça que j’l’avais sous mon aile. Parce qu’il devait y avoir du bon en lui.

- « Bon. J’vais être bref : Y’a pas mal d’éclosions dans nos rangs actuellement si bien que East Blue est sans aucun doute la plus paisible des 4 blues. Par contre, parait qu’il y a des embrouilles du côté des nombreuses  îles d’North. L’commodore Xander Merouvia commence à être submergé et lui manque des bras pour ratisser toute sa blue. »

J’allumai mon p’tit bonheur à l’aide d’un briquet qui trainait toujours sur moi avant d’tirer dessus avec calme et tranquillité. Bonheur. Ils avaient pas idée à quel point c’était bon. Ou p’être que si. Va savoir. Mais là encore, on s’en foutait. J’passai ensuite ma main d’libre dans ma chevelure en bataille, avant d’reprendre une nouvelle fois la parole. Ils étaient pas cons. J’étais certain qu’ils voyaient là où j’voulais en venir : « On m’a muté sur North et j’me barre pas plus tard qu’après-demain, l’temps pour moi d’procéder à quelques formalités. » Après avoir profité d’une deuxième taffe, j’finis par me relever tranquillement, les surplombant sans aucun mal du fait de mes 2m50 à peu près. J’parlais tout d’même à un gars qui avait l’même rang que moi et j’allais pas l’faire avec condescendance. C’était pas du tout mon style et j’espérais n’jamais être trop arrogant même avec mes différents subordonnées. Une justice à la cool. V’là mon motto. « Et parmi ces formalités, j’dois confirmer le nom des membres d’mon équipage à venir. » J’les regardais tour à tour avant d’afficher un sourire. « Si vous voulez pas m’suivre, y’a moyen que j’puisse m’arranger avec l’commodore pour que vous restiez sur place. » Si les sous-officiers n’avaient pas leurs mots à dire, il n’en allait pas d’même pour les officiers. Kaveta et Sabbat étaient en l’occurrence les deux officiers sous mes ordres.

- « Cogitez bien avant d’l’ouvrir. C’est un choix d’carrière que vous devrez assumer toute vot’ vie. Aujourd’hui est un tournant décisif. » Qu’avais-je déclaré. Presque solennellement.
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Lieutenant de la Marine

MessageSujet: Re: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Sam 11 Nov - 17:28

J'attends une réponse de mon Commandant en chef quand nous sommes interrompu par un Mink. Je n'ai aucun problème avec eux particulièrement, mais je me demande ce qu'il fait là quand même. Pourquoi s'approche-t-il de nous ? Pourquoi vient-il nous parler ? Bien que je n'ai pas particulièrement envie de lui serrer la main, je lui rends sa main tendue pour le saluer avant d'entendre son grade. Un commandant hein ? Je ne dis rien, je ne réagis pas car en tant que lieutenant j'aurais dû le saluer convenablement. C'est autre chose qui me perturbe, pourquoi un commandant serait sous les ordres d'un autre commandant ? En plus de ça cela veut dire que je ne suis plus le deuxième gradé après Takahashi. Je n'aime pas forcément ce choix de la part des hautes sphères, mais que voulez-vous, des fois il y a des choix pas très clairs qui sont fait. Je ne suis pas le seul à trouver ça étonnant quand je vois la réaction de mon ami, mais moi de mon côté c'est mon égo qui est touché. Pendant que mon grand frère spirituel sort son matos pour pouvoir se rouler un pétard je me tourne vers la Panthère noire.

- Lieutenant Kaveta, aux services de Takahashi depuis de longs mois. Bienvenu dans la team.

Formalité, obligation, fausse sympathie. Je ne me dis rien d'autre que ces trois mots quand je suis au garde à vous de mon nouveau supérieur hiérarchique. Bon, j'estime que j'écouterais surtout les ordres de Taka, mais quoi qu'il arrive, je devrais me faire à l'idée qu'une autre personne peut potentiellement m'emmerder. Je me tourne de nouveau vers notre Capitaine de navire et j'attends les nouvelles.

- Bon alors, on va pouvoir se casser d'ici ?

C'est là que Takahashi reprend la parole pour nous expliquer ce qu'il se passe. Alors ça y est c'est officiel, on va pouvoir partir. Le sabreur est muté sur une autre Blue et j'avoue que la nouvelle me fait plaisir. Nous allons partir en direction de la North et j'avoue être particulièrement intéressant. Je vais enfin retrouver mes terres natales, je vais pouvoir peut-être retrouver ma vraie famille en voyageant là-bas. Cela fait trop longtemps que je suis ici, du côté East, j'en ai oublié l'odeur de la mer du Nord. Un sourire en coin s'invite sur mon visage, je me tourne pour regarder la plage et les vagues avant de répondre.

- On est obligé de partir qu'après demain ?

Je suis prêt et motivé de mon côté puisqu'il est rare que je sorte mes affaires du navire même quand nous sommes sur terre. J'espère que le chat ne va pas commencer tout de suite à nous les casser en émettant une objection ou que sais-je encore, après tout c'est un Marine.
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MessageSujet: Re: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Sam 11 Nov - 18:34


Thème ♫

Tu m'étonnes que ma gueule lui dît un truc, après l'avoir cassé avec ton énorme poing de brute, tu devrais te souvenir de la sensation de mes os qui craquent sous tes phalanges. Mon corps s'en souvient lui, ce qui me donne une raison d'être sur mes gardes. Cette histoire de commandement peut cacher une espèce de vengeance personnelle d’un gradé, quand j’étais jeune j’avais la caboche assez dure pour me mettre des gens à dos, et ses gens ont pu évoluer au point de pouvoir éliminer un simple mink de pacotille qui gêne un peu tout le monde. Même si le commandant en face de moi la joue détente, je le connais guère pour autre chose que sa puissance de frappe.
Je crois qu’on a été au même centre de formation, mon commandant. Mon air est guindé, mon protocole, respecté. Je préfère prendre des pincettes avec mon nouveau grade tout neuf, s’agirait de pas l’abimer par inadvertance. Et comme il le fait remarquer, cette histoire de commandant sous un autre commandant, c’est pas vraiment de l’usuel. Je dirais même que c’est assez exceptionnel pour être notifié quelque part dans le livre des décisions administratives douteuses, volume deux. Il a l’air sincèrement surpris, et mon instinct me souffle de lui faire un minimum confiance, toute en gardant une distance de sécurité pour l’instant. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, et la survie tiens parfois qu’à une porte de sortie bien préparée.
C’est que je viens d’être promu, mon commandant.  Ça y’est, ce maudit uniforme commence déjà à me démanger comme pas possible, ma griffe auriculaire droite cherche un espace libre entre ma manche et mon bras et je continue en lui exposant les faits. Pour faire court et clair, j’ai été déclassé à la suite d’un incident il y’a quelques années. On m’a transféré sur Navaronne, ou je vous ai croisé commandant Takahashi. Sacrée rencontre, d’ailleurs. Puis sur le Grey terminal … Je suppose que c’est une sorte de … cran de sureté ? Je hausse les épaules, une moue fataliste sur le museau. En vrais j’en sais foutrement rien, jusqu’à y’a cinq minutes, je pensais que vous deviez me planter une lame dans le dos à la suite de cet entretien, que j’ai envie de répondre. Je sais que c’est bien trop cynique et tiré par les poils, mais j’ai encore dans le cœur les horreurs du Grey Terminal. Sales histoires, sales types. On finit par tout voir en nuances de gris, et souvent on broie du noir. Au point de voir le mal partout, même chez nos camarades, surtout chez eux.
Pendant que mon homologue se roule un joint, j’observe le petit gars à sa droite en m’allumant une cigarette, mon briquet en argent claquant dans le silence qui nous entoure. Pas particulièrement gênant d’ailleurs, plutôt celui qui précède la tempête j’dirais.

« Bon. J’vais être bref : Y’a pas mal d’éclosions dans nos rangs actuellement si bien que East Blue est sans aucun doute la plus paisible des 4 blues. Par contre, parait qu’il y a des embrouilles du côté des nombreuses îles d’North. L’commodore Xander Merouvia commence à être submergé et lui manque des bras pour ratisser toute sa blue. »

L’annonce tombe comme le couperet sur la nuque d’un condamné. Cette blues est bien trop sûre pour des éléments comme nous, qu’on peut dire « perturbateur ». Du coup, la meilleure solution est encore de nous envoyer directement au cœur des évènements, et ce cœur se trouve à North pour nous. J’écoute le laïus du nouveau capitaine, un peu dubitatif. Pas que ça m’intéresse pas, j’ai même des frissons qui parcourent ma peau à l’annonce d’une mutation là où je peux enfin faire quelque chose de sensé. La justice est mon moteur, bien que ce moteur fût créé par l’envie d’intégrer mon peuple à la grande marche mondiale. Cependant, je peux pas m’empêcher de penser que ça va nous faire une charge de travail énorme à gérer. Rien que les préparatifs pour le départ me donnaient des sueurs froides, et je baillais sans conviction à la fin du discours. Pas que ça m’ennuyait, mais je me sentais déjà fatigué d’abattre tout ce boulot, en plus avec des gars rencontrés furtivement à l’ombre d’un arbre isolé.

La question de Kaveta me tire un sourire, au moins on peut dire qu’il y’en a un qui est déjà prêt pour les choses sérieuses, son enthousiasme me touche beaucoup. C’est bon pour moi ça, un petit gars pressé de faire ses preuves, ça laisse plus de temps libre pour les copains.

Mon cas est différent, déjà, je me demande si c’est pas plutôt l’inverse. Est-ce que Takahashi veut vraiment d’un soldat comme moi dans ses rangs ? Il est pas prêt pour mon côté bestial ma poule, je le sens. Personne ne l’est jamais, et le sous-estime gravement à chaque fois. Quand on doit refréner chaque jour qui passe, à chaque heure qui s’égrène, l’instinct d’un prédateur carnassier, on devient rapidement impulsif à en perdre son calme à la moindre occasion. Je me tais cependant, cet équipage étant sûrement la seule seconde chance qu’il me sera offerte de la part de notre gouvernement, je vais pas laisser tomber mes rêves maintenant, alors que je suis sûr le palier du monument qui construira notre légende.

- J’en suis mon capitaine, allons dézinguer ses racailles et tous ceux qui seront pas jouasses de nous voir débarquer à North Blue.

Je sens que quelque chose passe entre nous, comme de la confiance mutuelle, ou du moins un objectif qui nous rassemble. Je termine ma cigarette quand j’entends des bruits de pas précipités prendre notre direction. Un souffle éreinté, de la sueur au front, c’est une femme soldat qui se précipite vers nous en tenant ses lunettes de vue à montures fines. Elle est rousse, le décolleté intéressant mais le visage lambda qu’on croise partout dans le coin. Je renifle, une odeur de pétale de rose passe sous mon museau à ce moment-là.

Mon commandant … Crie-t-elle en se précipitant sur Takahashi à moitié, le percutant sans que celui-ci sans qu’il ne bouge d’un pouce. Ça devait être de la bonne, pas de doute quant à l’odeur en tout cas. Mon dieu, Commandant Takahashi enfin … C’est horrible … qu’elle commence en hachurant la transcription.
Pas vraiment une combattante, l’endurance c'est vraiment pas leur fort du côté gratte-papiers de la marine. Par contre, c'est pas vraiment non plus leur truc, la panique. A suivre ...
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MessageSujet: Re: On plie bagage || Ft. Kaveta & Sabbat   Mar 14 Nov - 22:39



Calme toi cocotte déjà … et respire[/color].lança l’imposant commandant de marine, toujours autant à la cool avec son mégot rangé soigneusement dans une boite en fer blanc, et une main caressant paresseusement son bouc vaillant. Qu’est-ce qui se passe, dans l’espace ? Termina-t-il de son air décontracté, tandis que la jeune femme reprenait son souffle. Elle essaya d’articuler entre deux goulées d’air quelque chose qui ressemblait à C’est … C’est… Le commodore … Il a.. ah … ah … tout découvert… à propose de vous… Et … Sa sœur ! ça.

*OH PUTAIN…*

Qu’on pense tous en même temps, formant pour la première fois une équipe pour de vrai, soudée dans l’action. Au final, moi, je me rends compte que c’est un peu comme être mariée, que d’intégrer un équipage. On partage tout, et surtout les emmerdes qui pleuvent comme des grêlons en plein giboulé. J’te jure que ma tête vaut le détour, c’est bien la première fois que je perds aussi vite mon flegme légendaire. Ma cigarette m’en tombe, tandis que je referme ma mâchoire entrain de dégringoler ni vu, ni connu. Alors ce Takahashi franchement ! Il me surprendra toujours … C’est un sacré lui, se taper la sœur du commodore, demande autant de talent que de folie. M’enfin. Certains aime bien vivre dangereusement, toujours sur le fil du sabre … Alors pourquoi pas sous le fil de sa lingerie ? C’était tout aussi dangereux, moins salissant, et surtout, beaucoup plus agréable.

J’approuvais l’initiative intérieurement.

Juste le temps d’éteindre un joint, et de se concerter rapidement du regard. On convient oralement qu’il faut partir vite rejoindre le QG de North Blue. La jeune fille rousse file sans attendre nos délibérations, et je la comprends. J’aimerai pas non plus être là quand le commodore mettrait la mains sur ce pauvre commandant. Le gars s’est hissé jusqu’à haut galon dans la marine juste à la force de ses poings, et sa mérite le respect ça. Puis je me rends compte qu’au final, on est trois dans cette galère, et qu’il va falloir s’en sortir ensemble. Une première épreuve qui tombe à point nommé pour notre jeune équipage
Bientôt, au loin, on entend tous les comme des relents de musique disco. Quelqu’un chante à tue-tête, et je sens la terre qui tremble. Au loin, un nuage de poussière se rapproche à une vitesse stupéfiante. La musique reflue à mesure que j’aperçois d’abords les contours d’une coupe afro. Puis un costume violet reconnaissable entre mille … mais qu’est qu’il…

« Yeah … Yeah … Yeah … Yeah… » Que fait sa grosse voix, tandis qu’il exécute à la perfection un mouvement digne d’un danseur de 50 berrys. Son corps penché légèrement en avant, il se déplace à reculons en donnant l’impression de faire glisser ses adorables bottines sur le sol. Certains ont le style dans la peau, lui possède le rythme en plus. Chacun de ses Yeah ponctue l’un de ses pas, et c’est une véritable machine qui fonce tout droit sur nous. Assertion silencieuse une nouvelle fois, pas besoin de mots pour comprendre. Il est temps pour nous de déguerpir. On prend la poudre d’escampette en se dispersant tout d’abords. Chacun court comme si la mort était à ses trousses. Je peux pas m'empêcher de penser que tout ça pend au nez de l'ami depuis un moment. Parfois, faut savoir garder son matériel là ou il est sensé être, et pas le ranger n'importe ou.

« TAKAHASHIIIIIIIIIIIIIIII …. !! !! !!!  qu’on l’entends rugir comme un damné, poussant nos jambes à nos cous. Les Yeah se font de plus en plus rapprochés. SALAUUUUUUUUUD DE BLEUSAILLE … REVIIIIIIIIIIIIIIIENS IIIIIIIIIIIIICIIIIIIIIIIII ….Fait-il encore, se désintéressant complétement du lieutenant et de moi-même. GOUGNAFFIER, VICIEUX PERSONAAAAAGE … REVIIIIIIENS … lance-t-il tout en s’élançant derrière le pauvre commandant de la marine, ce qui décide Kaveta à bifurquer de son chemin pour rejoindre son précieux supérieur hiérarchique.

Quant à moi ? Eh bien je ne peux décemment pas laisser tomber les autres sent passé pour un froussard. Et j’ai une réputation à tenir, je ne suis surement pas ce qui se fait de mieux comme piaf, mais pas ce qui se fait de pire non plus. Et laisser un camarade en déroute face à quelqu’un de trop fort pour lui ? Je ne peux pas.
Alors moi aussi, je bifurque, tout en pestant contre tout et n’importe quoi. La vie, les filles volages, le temps qu’il fait, ce maudit uniforme … Surtout ce maudit uniforme trop juste. Dès que je suis rentré -si je suis encore en vie, je lâche tout pour un simple manteau d’officier standard. J’ai encore voulu trop bien faire …

Seimei, Keijō no henka : Sensō kikai !

Mon corps change instantanément de forme à mon ordre, se réorganisant pour devenir plus musculeux, plus long, plus fort et plus rapide. Mes jambes sont à la limite de la difformités, des veines saillantes se contractant tout le long de mes cuisses. J’ai des bras comme des rondins, mes muscles n’ayant plus rien des proportions d’un être humain, ou même d’un Minks. Redoutablement rapide, je réussis à rattraper mes deux comparses et je percute le commodore à pleine vitesse.
Un simple écart, juste quelques secondes. Rien de plus qu’un battement de cœur, ou d’ailes d’un papillon. Mais on dit bien qu’avec un seul d’entre eux déjà, on peut bouleverser le cours d’une vie, alors celui d’un combat, même à sens unique ? Ils ont compris que je me sacrifiais pour eux, et partant sans se retourner, assiste à ma déconvenue … Dans un « YEAAAAAH » retentissant, le commodore me fait une de ses prises bien connue, ma tête coincée sous son aisselle, tandis que d’un mouvement aussi gracieux qu’un cygne pressé de se reproduire, il m’envoi sans détour au pays des rêves.

[…]


Mouvement de roulis, bruit de clapotis. Odeur de sel et d’algues, migraine épouvantable… J’ouvre un œil, ma joue collée sur le bois détrempé d’un navire. Je suis à fond de cale, dans une sorte de cabine au dimensions ridicules. Ca aurait pu être une geôle, que ça m’aurait pas étonné.

- Mais dans quelle merde je me suis encore fourré, moi ?  

Sabbat et sa chance légendaire.
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