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 Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père

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Le Cardinal


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MessageSujet: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Sam 24 Mar - 23:01






Saint-Urea. Havre le plus religieux des Blues, il était désormais temps pour le Cardinal d'acter son existence et sa présence dans ce lieu saint. Il était temps d'étendre la volonté du Seigneur dans ce qui était la mer mère de la religion. Qu'importe ce qu'il advienne de cette rencontre.

À la suite des évènements et de ce qui était un échec au Cap des Jumeaux, Elohim avait été secouru par un homme important, un franc-marin qui se faisait appeler 50 Berrys. Le Cardinal était dorénavant connu par le gouvernement et surtout vu comme une menace. Son visage avait été mis à jour durant la bataille, bien qu'il s'était fait défiguré. Quoi qu'il en soit, cette mission qui devait être un simple acte de bonté était devenu une sorte de geôle pour sa liberté. Il fallait dire que désormais, il était considéré comme un franc-marin, non pas que cela le dérangeait, mais cela deviendrait un peu plus compliqué d'aider les opprimés en ayant la marine à ses trousses. Il y avait déjà réfléchit et rejoindre la franc-marinerie était sa seule solution pour continuer à aider les autres, qui plus est qu'il aurait cette fois-ci assez de ressources pour accomplir sa mission. Il y avait du positif comme du moins positif, tout était une question de point de vue mais le Cardinal Jeroahaz était un optimiste.

Pour le moment, il avait demandé à rejoindre son groupuscule. Il avait demandé à Marie et aux autres de l'attendre à Saint-Urea et qu'il y viendrait une fois son devoir accompli. Depuis le Royaume de Briss, il profita donc du voyage d'un navire marchand pour se rendre à l'île sainte en compagnie de ce qui était dorénavant sa camarade de voyage. En effet, le trio d'assaillants au Cap des Jumeaux s'était séparé en deux groupes, Agon était parti de son côté tandis que Phendrana avait décidée de suivre l'homme de foi dans son périple. Phen et son caractère dans un lieu aussi important pour Elohim et aussi religieux ? Tout ceci allait être drôle à voir. Mais il fallait limité la casse possible, c'est pourquoi Elohim lui avait fait un bref discours durant le voyage.

— Et bien. Avant que nous arrivions à Saint-Urea. Il y a deux ou trois choses que j'aimerai te dire justement par rapport à ce que nous devons faire. disait l'homme d'un ton calme.


Sur la proue du navire marchand, seul avec elle, le fils de David observa l'horizon pendant un instant. L'air marin était bon et un sentiment de nostalgie l'avait affecté momentanément. Le vent était levé et des bourrasques de vent venaient à balayer l'ensemble de son corps, faisant flotter son vêtement et ses cheveux. Après quelques secondes de silence nécessaire pour établir son monologue, Elohim se tourna en direction de la valkyrie.  La toisant de ses yeux émeraudes, il commença.


— Tout d'abord, je me suis présenté à toi comme Vindice. Je pense qu'il serait préférable à toi de connaître mon vrai nom, ce n'est pas comme si je devais te le cacher maintenant. Je m'appelle Elohim Jeroahaz, fondateur d'une organisation baptisée "Le Culte" dont l'objectif primaire est de venir en aide aux populations délaissées par le gouvernement et toutes les autres entités mondiales. disait-il en marquant une courte pause.

Observant le visage de Phen, il attendit une réaction éventuelle avant de poursuivre son monologue.

— Actuellement, nous nous rendons à Saint-Urea dans le but d'obtenir une participation active du Saint-Père, Célestin VIII, dans cet objectif. Même si, j'aimerai aussi qu'il puisse coopérer avec "nous" dans le futur. Bien que l'île soit affiliée au gouvernement mondiale, il semble qu'elle reste indépendante dans son fonctionnement puisque le Saint-Père est le chef politique tandis que sa garde personnelle, l'Inquisition de Saint-Urea, assure la protection de l'île et aussi tâche à ce que toutes les règles religieuses et civiles soient respectées. De ce fait... disait Elohim en s'abaissant.

Fouillant dans une des boites traînant par-là, il venait à sortir une tenue des plus saintes existante. Immaculée d'un noir ébène, il se tourna en montrant ce costume à la valkyrie, tout en espérant qu'elle accepte et qu'elle ne fasse pas de chose virulente à cause de ça.

— C'est une tenue de nonne. Attend, attend avant de dire quoi que ce soit. Ce n'est pas forcément ce qui te plaît le plus, mais pour notre mission cela est nécessaire. À vrai dire, ta tenue actuelle n'est pas adaptée pour ce lieu et on aurait des problèmes à chaque coin de rue à cause de ça. Enfin je veux dire... balbutia l'homme de foi en agitant ses mains face à lui. Non pas que je critique ta tenue ou qu'elle ne me plaît pas ! Tu as le droit de t'habiller comme tu le souhaites, seulement l'inquisition ne verrait pas ça d'un bon oeil.

Une fois la masse d'information donner sous la forme d'un monologue, Elohim attendit la réponse de sa partenaire. Est-ce qu'elle serait d'accord pour agir de la sorte ? À vrai dire, il s'agissait d'une étape importante pour le Cardinal, qui plus est que sa réputation commencée à être de plus en plus grande sur South Blue. Après avoir écouté Phen, à moitié accoudé contre le rebord du navire, il ne pouvait s'empêcher de penser au Goliath, au Culte mais surtout à Marie. Comment est-ce qu'elle pouvait aller ? Il l'avait délaissé durant un long moment et c'était quelque chose d'assez rare. Est-ce qu'elle allait bien ? Et les autres ? Et le Goliath ? Tant de questions...

Le périple continuant, on pouvait apercevoir le port de l'île au loin. Saint-Urea était désormais plus proche que jamais. Après quelques minutes supplémentaires, Elohim vêtu de sa tenue traditionnelle et religieuse venait enfin d'accoster à Saint-Urea en compagnie de Phendrana Kane. Alors que les marchands étaient en train de décharger les marchandises, Elohim se précipita en direction de la ville là où un homme plutôt bien vêtu venait à l'accueillir.




— Bienvenue à vous à Saint-Urea, Mon Frère et aussi à vous, Ma Soeur. disait-il en écartant ses bras pour montrer son accueil chaleureuse. J'espère que vous vous plairez dans notre sainte île. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à votre disposition.

Les Saints-Uraniens étaient d'une nature plutôt accueillante et aimable lorsqu'une personne affichant des attributs religieux comme le Cardinal Jeroahaz se présentait face à eux. Les rues étaient animées, pourtant il n'y avait pas le côté nauséabonde que l'on pouvait rencontré dans les autres villes parsemant le globe. Un blanc neige immaculé la moindre parcelle de terre à l'horizon, une roche tellement blanche que le Soleil pouvait se refléter par dessus. Cette île paraissait être paradisiaque et son surnom d'Île la plus sainte du globe n'était pas un mensonge. Ses habitants étaient aimables, la ville était propre et n'importe où on regardait, il y avait des prêtres, des nonnes et d'autres éléments symbolisant la religion.

Après avoir parcouru la ville de long en large. En prenant connaissance de la cartographie de l'île à partir d'un plan mis à disposition dans une place, le fils de David était enjoué à l'idée de rencontrer le Saint-Père. Il en oublierait même les évènements ayant eut lieu plus tôt en compagnie de la marine et des francs-marins. Quoi qu'il en soit, il fallait qu'il trouve le Goliath et le reste du Culte et ainsi que sa compagne. C'est alors que soudainement la cloche de mis à retentir à travers l'ensemble de la ville, toutes les personnes arrêtèrent aussitôt leurs activités pour converger vers le même point. D'après ce qu'avait lu Elohim, il s'agissait de la Place de la Foi, la plus grande place de Saint-Urea et aussi la plus sacrée.

Suivant la foule en faisant signe à Phen, le Cardinal se faufila à travers les nombreuses personnes arborant une tenue religieuse et une attitude pieuse. Perplexe, il se fit surprendre lorsqu'une voix calme mais assez rauque vint à se faire entendre, résonnant à travers la place. En levant les yeux, il aperçu une sorte de tour surélevé avec un pupitre où se tenait un drôle de personnage, assez vieux et vêtu différemment des autres. Il était en train de prononcer un discours religieux. Aucun doute possible, il s'agissait tout simplement du Saint-Père, Célestin VIII qui assurait la messe du midi lui-même. Ces gens en avaient de la chance.



Autour de lui, Elohim pouvait entendre quelques personnes récitant les même paroles que le Saint-Père. Visiblement, les habitants de l'île en plus d'être accueillant était pour la très grande majorité extrêmement croyant et respectaient particulièrement le discours de Célestin VIII. Observant autour de lui, il vit des homme et des femmes les larmes aux yeux lorsque l'homme parlait.

Munda cor meum, ac lábia mea, omnípotens Deus, ut sanctum evangélium tuum digne váleam nuntiáre.
(Purifie mon cœur et mes lèvres, Dieu tout-puissant, pour que je puisse annoncer dignement ton saint évangile)
Iube, domne, benedicere.
(Père, bénissez-moi)
Dóminus sit in corde tuo et in lábiis tuis : ut digne et competénter annúnties Evangélium suum. In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti.
(Que le Seigneur soit dans ton cœur et sur tes lèvres : pour annoncer dignement et convenablement son Evangile. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit)


Amen.

Continuant d'écouter le discours, lorsque celui-ci s'acheva, le Cardinal se dirigea vers le pied de la tour où se situait l'estrade. Néanmoins, il y avait des hommes en armure dorée qui assurait la garde, contacter le Saint-Père ne serait pas aussi simple que prévu et cela même en ayant envoyé une missive pour s'entretenir avec. En effet, l'homme de foi avait confié une missive à Marie pour qu'elle le donne au messager du Saint-Père. Néanmoins, si elle n'avait pas réussie, le tout deviendrait compliqué. Mais même si elle avait réussie, atteindre le palais du Saint-Père était compliqué. Parce que oui, n'étant pas avec le Culte, personne ne pouvait savoir qu'il était présent en ville. Du moins pour le moment, il ne s'était pas annoncé.

Traversant la foule, il venait à se poster face à un des chevaliers en se prosternant soigneusement.

— Serait-ce possible de m'entretenir avec le Saint-Père ? demanda-t-il naïvement.



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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Dim 25 Mar - 10:01

Par les dieux encore ici



On avait quitté Briss, et je peux vous dire que j'étais grave grave FURAX ! Ce petit salopard d'Agon était pas un mec ! Mais bel et une putain de gamine ! Non seulement, on m'avait menti, mais en plus de ça, je l'apprends grâce à la Marine quoi ! J'avais les nerfs en feu, alors je m'étais dit que de faire le porte-flingue pour Vindice ce serait une bonne idée pour me changer les idées. J'étais donc partit avec Vindice sur un navire Marchand, 50 Berrys nous avait lâcher avec son sous-marin sur Briss. La traversée n'était pas bien longue et Vindice en avait profité pour me faire lui AUSSI quelques révélations. Il s'appelait pas Vindice mais Elohim Jeroahaz, encore un qui m'avait mentit quoi ! Je bouillais intérieurement, mais je devais apprendre à me contrôler, il paraît. À mesure qu'on approchait de Saint-Uréa je pouvais pas m'empêcher de repenser à la course poursuite qui avait eût lieu ici... J'étais avec Jack ce jour où on s'était fait poursuivre dans toute la ville et mit feu involontairement à une église, j’espérais juste que personne me reconnaîtrait.

"-Bon si j'ai bien compris Vindice sait parler ! C'est déjà un bon point ça ! C'est cool ouais, on n'a pas pris le temps de se causer au final depuis Reverse Mountain. Donc t'es Cardinal, ça en jette ça... Non, je déconne, je connais rien à la religion désolé... Autant être franche. J'suis un peu déçue que tu ne m'aies pas dit ton vrai nom dès le début, mais je suppose que je peux comprendre."

Il m'avait tendu une putain de tenue de nonne, mon visage s'était décomposé... Je devais vraiment enfiler ce truc ? Moi qui étais anti-religion, anti-gouvernement, anti-tout quoi... Je m'étais résigné à faire plaisir à Elohim, après tout, je lui devais bien ça ! C'est pas comme si j'avais tiré à travers son corps pour toucher le Contre-Amiral Legrand... En répétant cette phrase ça fait vachement intime ces histoires de pénétration, vaut mieux que je me taise. J'avais donc enfilé cette tenue par dessus la mienne, j'avais donc mes flingues à disposition. Je m'étais rendu compte qu'eux aussi, devenaient inutile, ma maîtrise de mon fruit du démon augmentait de jour en jour et je songeais presque à m'en séparer à contre cœur. J'avais écouté religieusement Elohim lorsqu'il parlait du Saint-père et de toute sa clique. Religieusement haha ! Vous avez saisi ?! Ouais euh... Bref ! Moi, j'étais surtout pour la déco en fait ?!

"-D'accord, bon je t'avoues je comprends que dalle à tes histoires de Saint-père mais je fais un effort hein ! Donc moi, je sers à quoi ici ? Et les nonnes ont le droit de fumer au fait ?!"

Une fois au port, on s'était séparé quelques heures, histoire de soufflé un peu. Puis on s'était de nouveau retrouvé non loin d'une place religieuse, y avait une foule dingue ! Pire qu'un concert ! Et y avait un vieux barbu qui arrêtait pas de dire des mots bizarres. C'était vraiment une scène surréaliste pour moi ! J'étais sur le cul. Elo' avait ensuite fait un chemin dans la foule pour venir s'adresser directement à un chevalier servant. Il y tenait à son Saint-père mais je savais pas pourquoi moi ! J'avais juste chuchoter.

"-Si il veut pas je lui pète les rotules t'inquiète !"  


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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Sam 31 Mar - 22:49





Missive dans le Sanctuaire Papale

Quelle impertinence ! Ne pensez-vous pas qu'il est présomptueux d'oser penser que le Saint-Père, affairé à prêcher la bonne parole à ses fidèles dévoués puisse vous recevoir personnellement ?! Vous n'avez guère le temps de réfléchir à votre péché qu'une horde de soldats armés de lances rejoint le chevalier devant lequel vous vous êtes agenouillés.


Le Saint-Père n'accepte pas d'entrevue directe des fidèles, vous ne pourrez pénétrer le sanctuaire à moins d'y avoir été invité par sa Sainteté en personne. rugit le Chevalier, d'un ton qui se voulait autoritaire.

Amen ! hurlèrent la horde de soldat en cœur, frappant le sol de leur lance.

Je vous prie de quitter ces lieux immédiatement. poursuivit-il en portant la main à son sabre. Ou votre présence sera considérée comme un péché, et expiée en conséquence.

Le chevalier qui se tenait devant vous n'était pas n'importe qui. Gabriel Auditore, chef de l'inquisition, avait pour but de faire régner l'ordre religieux sur ces terres sacrés et ses ordres étaient de saintes paroles qu'il serait malvenu d'objecter. Face à votre passivité, les gardes se tenant en première ligne braquèrent leurs armes en votre direction, vous tenant en joue comme gage de sommation. Il vous serait préférable de rebrousser chemin et d'oublier la raison de votre venue ici, sans quoi vous serez dans l'obligation de subir une véri..

ATTENDEZ ! résonna une voix surgissant de nulle part.



Comment ?! Vous devrez m'excuser, il semblerait que je vous ai mal jugés. Votre foi et persévérance semble avoir porté ses fruits. Les portes gigantesques du domaine papal s'ouvrant en trombe, un nouveau chevalier fait son apparition. Son apparition fait naître une incroyable pression. De son incroyable stature, il traverse le long hall menant à votre position, sa cape virevoltant à chacun de ses pas. Ce nouvel arrivant n'était autre que Raphaël de Caña en personne. Et s'il était placé en dessous de Gabriel dans la hiérarchie de l'Inquisition, sa consanguinité avec le Saint-Père lui même en faisait un individu particulièrement respecté dans cette nation.


Ces individus ne sont pas de simples fidèles, ils viennent vraisemblablement de loin. J'ai ouï dire plus tôt dans la journée qu'un navire marchand avait gagner nos quais je ne pense pas que cela soit sans rapport. Laissez les passer, je veillerais moi même à ce qu'ils rencontrent sa Sainteté dans les plus pieuses conditions. dit-il d'un ton tout aussi autoritaire que son congénère, mais porté par une voix bien plus douce.

Amen ! rugit de nouveau les soldats, frappant encore une fois le sol de leurs lances.

Tous les soldats, à l'exception de Gabriel, s'écartèrent et se mirent en retrait pour lui laisser champs libre sans le moindre mot. Raphaël vous adressa à tous les deux un franc sourire en vous invitant à passer par la gigantesque porte d'où il était lui même apparu. Ne l'entendant pas de cette oreille, de son côté, Gabriel rétorqua.

Comment oses-tu ?! Tu sais pertinemment que le Saint-Pè..

Je suis le mieux placé pour savoir ce que veux sa Sainteté, Gabriel. Nous ne pouvons nous prétendre paix et amour si nous refusons d'ouvrir la porte à des partisans potentielles ayant écumés les mers pour recevoir les saintes paroles de notre père. Je me porte garant de leur actes, et que ma volonté soit pécheresse si je me suis trompé à leur égard. coupa-t-il sèchement son aîné, avec la même douceur dont il fait preuve depuis son arrivé. Si vous voulez bien me suivre.


Ouvrant la marche, le Chevalier n'avait prononcé le moindre mot depuis que vous marchiez dans ses pas en directions des quartiers saints. Juste avant de pénétrer ces derniers, mains sur la poignée de la porte, il s'arrêta brusquement.

Ne vous nourrissez pas d'illusions. Je n'ai pas plus confiance en vous, si ce n'est moins, que Gabriel. Simplement, votre présence nourrit ma curiosité, et je ne peux m'empêchez de penser que votre foi, aussi fragile soit-elle, se doit d'être attestée. Il me tarde de découvrir ce que des étrangers tels que vous viennent chercher dans les mains de notre Père.. Et si votre démarche impure, soyez sûr vous recevrez l'absolution de mes mains. menaça Raphaël qui, pour la première fois, s'exprima avec une voix froide et caverneuse.

Il ouvrit finalement la porte, vous laissant pénétrer dans une large pièce où étaient entreposés de nombreux objets de cultes. Le Saint-Père était assis sur un large trône, marmonnant des propos incompréhensibles. Raphaël s'agenouilla immédiatement sans vous inviter à faire de même, car cela semblait relever de la plus grande évidence.




Votre Sainteté, ces deux fidèles souhaiteraient s'entretenir directement avec vous. Ils viennent de loin, portés par leur foi et leur dévotion, recherchant la bénédiction de votre sagesse. dit-il calmement, totalement immobile.

Je reconnais bien là ta grandeur d'âme Gabriel ! Malgré l'interdiction divine empêchant toute rencontre entre ma sainte personne et les âmes pieuses, tu amènes tout de même des brebis égarés en mon saint ! Halleluhuhuhuhuhuhuja ! Et que pourrais-je bien faire pour vous, mes enfants ?

Le Saint-Père s'exprimait avec de grands gestes à chacune de ses phrases, regardant vers le ciel à chacune d'elle comme si elles lui étaient directement amenées des cieux. Cependant c'est désormais sur vous que son regard dur et impassible se pose, attendant des réponses et un comportement des plus purs de votre part si vous souhaitez repartir d'ici en vie.
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Le Cardinal


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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Dim 1 Avr - 16:54






Et bien visiblement, la garde rapprochée du Saint-Père n'était pas du genre à plaisanter avec la sécurité de celui-ci. Un homme imposant muni d'une armure scintillante barrait le passage. Et au vue de ce qu'avait dit Phendrana, il fallait mieux faire quelque chose avant que tout ceci ne dégénère. Alors qu'il s'apprêtait à prendre la parole pour s'expliquer un peu plus clairement sur ses intentions, une voix résonna en surgissant de nulle part.

Les grandes portes faisant face au Cardinal s'ouvrèrent d'un coup. Au loin, un homme s'approchait alors que des cliquetis métalliques suivirent ses pas. Lui aussi portait une armure scintillante, se démarquant des autres gardes de par sa présence. Le Cardinal Jeroahaz avait déjà entendu des légendes quant à des personnes en armure immaculée d'or. Il s'agissait des Chevaliers de l'Inquisition, l'élite de l'élite quand il est question d'assurer la paix et la protection du Saint-Père. On ne devenait pas un Chevalier de l'Inquisition facilement, il y avait un tas de pré-requis pour espérer atteindre ce statut presque divin. À la suite d'une joute verbale entre les deux antagonistes, l'homme invita les francs-marins à le suivre.

Suivant aussitôt l'homme, Elohim susurra quelques mots à l'oreille de Soeur Kane.

— Nous nous contenterons d'engager un débat verbal et spirituel avec le Saint-Père. disait le Cardinal en avançant toujours.

D'après le discours qu'avait prononcé le chevalier, le fils de David avait tiré une ou deux facettes de sa personnalité, tout d'abord il avait foi comme la grande majorité des habitants de Saint-Urea, mais il faisait aussi preuve d'une grande bonté. De même, l'atmosphère autour de lui était pesante, comme s'il était sûr quant à ses capacités. Cela se confirma lorsque, avant de pénétrer dans les quartiers saints, il invectiva en quelques sortes les deux étrangers. Il n'avait pas confiance et c'était bien normal. Quoi qu'il en soit, ce fut clair pour le Cardinal, cette discussion avec le Saint-Père allait être des plus mouvementées.




La pression était palpable. Le coeur de l'homme de foi battait la chamade. Après tout, il allait rencontré un homme ayant une très grande importance et un très grand impact pour les personnes faisant preuve de foi. Attendant patiemment, ce qui était pourtant quelques secondes s'avéra être une éternité pour Elohim. Est-ce que le Célestin VIII allait accepté la proposition qu'il allait faire ? Ou bien plutôt, est-ce qu'il arriverait à se montrer convainquant ? Cette discussion allait pourtant marquer une nouvelle étape, une nouvelle étape qui permettra peut-être de changer les choses, non... changer la face du monde un de ces jours...

Subitement, la porte s'ouvra en grand laissant un amas de lumière venir à la rencontre d'Elohim et de Phendrana. On disait qu'il n'y avait un lieu plus saint que celui-ci dans le monde. Une fois remis de ses émotions, l'homme de foi observa la pièce. Il y avait des bricoles religieux un peu partout, mais ce qui était le plus important c'était le trône massif où le Saint-Père était assis. Sans attendre, le chevalier vînt à se prosterner face à la figure emblématique de la religion. Il était vrai qu'il y avait certaines règles et coutumes à respecter, celle-ci en était une. Donnant une petite tape dans le dos de Soeur Kane avant de croiser brièvement son regard, le Cardinal Jeroahaz imita leur hôte en s'agenouillant respectueusement face au vieil homme.

Le Saint-Père avait une voix des plus douces mais aussi des plus graves. Il s'adressa directement à eux en s'exprimant aussi bien avec sa voix qu'avec des gestes. On disait que Célestin VIII était un homme des plus charismatiques, qu'il était capable de convertir n'importe qui à la foi et aussi qu'il avait déjà arrêter des guerres rien qu'avec la parole. Conte ou légende ? Quoi qu'il en soit, il était là, en chair et en os face à Elohim et Phendrana. Désormais, il fallait faire preuve d'intelligence mais surtout d'une très grande foi et piété.

— Votre Sainteté. Tout d'abord, nous vous remercions chaleureusement de bien vouloir nous accueillir. Permettez-moi donc de nous introduire. disait-il en affichant une posture pieuse. Je suis le Cardinal Jeroahaz et voici Soeur Kane, veuillez ne pas considérer comme péché ses maladresses, Soeur Kane n'est pas encore totalement familière avec les rites religieux, étant convertie depuis peu.

La première étape était tout d'abord d'engager un début favorable à une continuité dans cette discussion qui allait être tendue. Il fallait aussi noyer le poisson en prévoyant une éventuelle action de Phen qui ne semblait pas être vraiment familière avec cet environnement.

— Je suis ici pour poursuivre l'enseignement de mon tuteur. Peut-être l'avez vous connu ? Il s'agit du feu Pasteur Ezechiel qui siégeait lui aussi en South Blue. Paix à son âme.




Toisant le Saint-Père sans le quitter des yeux. L'homme de foi avait entamé la seconde étape en précisant son appartenance à la caste depuis plusieurs années déjà. Élève du Pasteur Ezechiel, il ne savait pas si l'homme ayant servit pendant quarante ans l'Église était assez connu pour l'être vis-à-vis du Saint-Père. Pourtant si c'était le cas, alors cela ferait bien avancé les choses.

— Le Seigneur guide ma destinée. Et le Seigneur m'a guidé vers ce lieu à votre rencontre, Votre Sainteté. En ce jour, je me présente à vous pour suivre la volonté divine. En ce jour, j'ose croire que le Seigneur vous a déjà fait prendre connaissance de ma missive. Et si vous imaginez que j'oserai parler en son nom en vain, que je blasphème, alors j'accepterai volontiers le courroux divin. disait-il.

Parlant avec conviction en employant un ton calme, le Cardinal Elohim Jeroahaz venait d'être plutôt clair pour ce qui était de sa foi. Comment allait réaagir Phen ? Après tout, il l'avait juste brièvement expliquer la situation dans laquelle ils étaient.

— Votre Sainteté. Je sais, ô combien la foi est importante. Mais je sais aussi que Saint-Urea est actuellement en proie à des gens de mauvaises foi, des partisans du gouvernement et non pas des partisans du Seigneur. J'ose croire que Votre Sainteté prend soins des âmes pieuses. C'est pourquoi j'en appel à sa bonté. disait Elohim en marquant un temps de pause. Moi, Elohim Jeroahaz, fondateur du Culte, quémande votre appuie pour aider les opprimés et les personnes dans le besoin, les pauvres pour lesquelles le gouvernement ne prend pas le temps d'agir. finissait le Cardinal.

Tremblez, païens, le monde tremblera prochainement sous l'impulsion du Seigneur.



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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Dim 1 Avr - 17:59

Soeur Kane



C'était grave la merde ! Non seulement, je m'étais retrouvée dans un putain de temple à la con, mais en plus y avait des types chelou qui voulait se battre avec des mots. J'étais morte de rire intérieurement ! Comment on pouvait se battre avec des mots sans déconner ? Bref, fallait que je sois dans mon rôle à fond. Je pouvais pas faire capoter l'entrevue à Elohim, mais d'un côté je me demandais bien pourquoi il m'avait dit de venir ? Moi techniquement, toutes ses conneries de cul bénits, j'en avais rien à cirer ! Donc si j'étais là, c'était forcément qu'il avait prévu qu'on défonce tout le monde bah ouais ! C'était obligé ! Ouais ou pas. Bref je commençais à fouiller dans ma bure pour choper mes cig...Ah non-mauvaise idée, je vais me retenir. Par contre j'étais surprise ! Le mec est soit disant important et personne nous fouilles ? Bon ok ! Soit ! Puis là, Elo m'annonce la couleur "Débat spirituel et verbal" putain ouais... Cool... Super. Wouha... Y a du vin j'espère sans déconner ?

Mais mon comportement avait changé du tout au tout une fois qu'on était entré dans la pièce, il y avait des tonnes d’œuvres d'art, de vieux ouvrages, des pièces d’orfèvrerie millénaires. Ma curiosité d'historienne avait été piquée au vif, si bien qu'il y avait eût un moment de latence au moment où j'étais censé être à genoux devant son "Éminence". J'avais pris tellement de retard qu'Elohim m'avait mis une tape dans le dos. Je m'étais pas agenouillée devant le Contre-Amiral mais devant un vieux gâteux qui idolâtre une entité supérieure inconnue fallait le faire ? Mon cul ouais ! Elo' allait me le payé ça et bien cher ! Je vous jure que j'aurais plus jamais besoin de briquet à partir d'aujourd'hui ! Bon analyse un peu ce bordel, j'étais carrément pas dans ma zone de confort. Mais j'avais une petite idée en temps, après tout, j'étais une vraie bibliothèque sur pattes avec tout ce que j'avais pu lire dans ma vie. Mais y avait un petit détail qui me chagrinait... Ouais euh, la dernière fois que j'étais sur Saint-Uréa j'avais brûlé une église, pris un prêtre en otage et tirée sur une foule de fidèles shooter à la foi dominicale. Fallait donc la jouer fine et pas trop se faire remarquer. Je m'étais enfin relevée, puis Elohim s'était directement adressé au Sain-père avec des termes bien plus appropriés que les miens. J'avais tout écouté religieusement, oh le jeu de mots ! Ouais bref... J'en avais appris un peu plus sur mon nouvel ami purificateur qui avait toujours une sale gueule depuis le Cap. Faut dire que le Contre-Amiral l'avait bien défoncé... Je suis persuadée que c'est à cause de son fruit, mais bon. Il avait parlé de lui, puis de moi "Soeur Kane" sans déconner, il a osé ?! Et là... J'ai compris pourquoi j'étais là...


Elohim, Cardinal de Jerohaz en personne venait de défier poliment le Saint-Père. Il avait énoncé des faits clairs et précis tout en les maquillant habillement dans la politesse et le respect dû au Saint-Père. Ce type méritait bien plus que moi d'être "Tour" au sein de l'ordre des Francs-Marins. Jamais je serais arrivée à m'exprimer de la sorte. C'est ainsi que j'ai compris la raison de ma présence. Si j'étais là, c'est parce que je suis  le plan B. Elohim comptait faire entendre raison au Saint-Père par le pouvoir des mots...

"Vi Veri universum vivus vici"

"Par le pouvoir de la vérité, j'ai, de mon vivant, conquis l'univers." Elohim était un être purement bon. Plutôt que d'imposer ses idées par la violence où le combat, il voulait faire entendre raison et vérité à son adversaire. J'étais tellement loin de son niveau et de sa maturité. Mais devais-je être réellement blâmer ? Je n'étais qu'un soldat, depuis toujours... Je ne savais rien faire d'autre que me battre. Peut-être que l'on peut substituer la matraque à la conversation, les mots conserveront toujours leur pouvoir. Les mots sont le support de la compréhension et, pour ceux qui les écouteront, l'énonciation de la vérité. Elohim l'avait compris, moi pas. Je me devais d'assurer ses arrières coûte que coûte, c'était mon rôle de Second, mais aussi de Valkyrie. J'étais là pour distribuée la mort, donner des armes, des armures, des moyens à mes soldats de devenir des puissances incontestables ! Et c'est ce que je devais faire pour mon compagnon aujourd'hui et maintenant ! Il était peut-être temps que Phendrana Kane devienne autre chose qu'une brute sanguinaire et alcoolique, il était peut-être temps qu'elle redevienne ce qu'elle était par le passé ! Une femme brillante, intelligente, redoutable. Oui, c'était cette Valkyrie dont l'Ordre avait besoin ! Je m'étais hisser sur la pointe des mes pieds pour susurrer quelques mots à l'oreille du Cardinal. Pour ne pas faire capoter son plan, j'avais eût une idée.

"-Précise que j'ai fais vœu de silence et que je ne m'adresse qu'à mon bon Cardinal qu'en de rare occasion."

Il était temps que Soeur Kane montre sa foi !
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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Lun 16 Avr - 21:59





Missive dans le Sanctuaire Papale

Votre audace n'a définitivement aucune limite ! Mais le destin ne sourirait-il pas aux audacieux ? Ça serait probablement votre cas ici. Séduit par votre dévotion, par cette foi brûlante qui vous anime, le Saint-Père leva les yeux au ciel, marmonnant quelques paroles inaudible semblable à une prière dans une langue éteinte, avant de se diriger vers vous, plus précisément vers toi, Elohim, en posant la main sur ton épaule.

Levez vous mes enfants, vous êtes ici dans le sanctuaire de Dieu, et donc vous êtes ici chez vous. Elohim Jeroahaz.. Le culte dis-tu ? dit-il en caressant son épaisse barbe, se tournant ensuite vers Raphaël. Tu me surprendras toujours mon fils. Les faire entrer ici en clamant une simple visite de courtoisie, mais l'enjeu de cette rencontre n'était pas là n'est-ce pas, Raphaël ? Tu savais pertinemment qui étaient ces individus que le Seigneur a amené jusqu'à nous..

Le chevalier n'eut qu'une réaction discrète, souriant simplement, sans avoir bougé de sa position à genou depuis leur arrivée. Il finit par relever la tête vers le Saint-Père, une expression des plus sérieuses illuminant cette fois-ci son visage. Le chevalier s'exprimait avec la même fermeté, pourtant emplie de douceur, qui le caractérisait à la perfection.


Effectivement votre Sainteté, il est vrai que l'organisation du nom du Culte est un groupuscule qui a attiré mon intérêt il y a peu, et l'identité de cet homme m'était d'ores et déjà connue. Je souhaitais, non seulement vous faire ouïr la foi et la volonté de cette homme, mais aussi m'assurer moi même de la mansuétude de sa quête divine. révéla alors Raphaël pour votre grande surprise. Mon Père, je pense sincèrement que cet homme pourrait être bénéfique à notre cause, le Gouvernement ne peut..

Assez Raphaël ! interrompit brusquement le Saint-Père dans un grand geste, avant que le Chevalier ne baisse immédiatement la tête comme signe de servitude. J'apprécie ton implication et tes prises d'initiative mon enfant, mais je te sais aussi opposé au Gouvernement Mondial que tu ne cesses de qualifié de pécheurs, ton jugement ne peut qu'être altéré par ta passion. Le Gouvernement ne peut représenter un ennemi, et tu en es conscient, Raphaël.

Mais..

Il n'y a pas de mais ! interrompit-il une nouvelle fois, avant de se retourner vers vous. Néanmoins, mon enfant, je reste admiratif devant ta ferveur.. Il est dans notre commun intérêt de se soutenir au nom du Seigneur. A partir d'aujourd'hui, tu pourras légitimement considérer Saint-Urea comme un..

ATTENDEZ VOTRE SAINTETÉ ! résonna une vois qui vous est familière.


C'était Gabriel, bien destiné à laver l'affront qui lui avait été fait, qui pénétra en trombe dans les quartiers du Saint-Père, accompagné d'une quinzaine de soldats de l'Inquisition qui vous entoura rapidement tous les deux.


Chose étrange était que ces soldats paraissaient bien différents du précédent groupe que vous avez pu voir. Bien loin de l'apparence de simples gardes, ceux-ci présentaient une armure bien plus élaborée et des armes plus menaçantes. Ils ne semblaient pas être à prendre à la légère. Gabriel s'agenouilla face au dirigeant de l'île.

Ces individus vous trompent votre sainteté !

Amen ! rugirent les soldats en frappant leurs épées contre leurs boucliers.

Ce sont des criminels, recherchés par la Marine pour leur méfaits ! Sous couvert de je ne sais quel fabulations, blasphémant le nom du Seigneur, ils ne souhaitent tout bonnement que la protection de notre patrie pour se protéger des représailles de leurs fautes ! rugit-il d'un ton solennel en présentant deux affiches de recherches, les vôtres, pécheurs. Nous les savons, même, en relation direct avec la Franc-marinerie, ce groupuscule malfaisant, diluant le monde dans le chaos ! Leur place n'est pas dans votre divin sanctuaire, mais au pied d'une pierre tombal !


Sans prononcer le moindre mot, le Saint-Père se saisit des deux avis de recherche, en les dévisageant longuement, comme s'il souhaitait que ceux-ci ne soient que de simples faux. Il n'en revenait pas. Après un moment de réflexion, il les écrasa d'une main, animé par une profonde frustration et un profond dégoût, déformant son visage.



EST-CE LA VÉRITÉ ?! hurla le Saint-Père, suintant une haine jusque là jamais montrée.

Raphaël grimaça. Il espérait secrètement que vos récents faits, dont il avait pleinement connaissance, ne parviennent aux oreilles de son roi. Son visage se déforma à son tour, fixant Gabriel avec une animosité sans équivoque. La tension écrasait l'entièreté de la salle.

Pensiez vous ne ressortir aucune conséquences de votre triste notoriété ?! Comment allez-vous vous justifier face à vos méfaits ?!
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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Mar 17 Avr - 1:06






Bonté divine. Les paroles du Cardinal Jeroahaz semblaient être concluant. Si l'on prenait en compte l'attitude du Saint Père, tout s'était bien déroulé. Mais l'un des autres points importants était la présence de Raphaël. D'après la conversation qu'il avait avec le Saint Père, il connaissait déjà Elohim et le Culte. Qui plus est, il semblait déjà avoir pris conscience que le Gouvernement Mondial ne pouvait assurer totalement la protection des civils. Manque de ressources ? Sûrement pas, les hommes à la tête du gouvernement mondial étaient fortunés. Là était le problème d'après Elohim, il y avait des castes et les castes les plus aisées étaient plus importantes que les autres.

Alors que tout semblait être parfait, dans le plus beau des mondes, un homme fit son apparition. S'il avait bien retenu, il s'agissait de Gabriel, le Commandant de l'Inquisition réputé pour sa fermeté. Quoi qu'il en soit, dorénavant des chevaliers lourdement armés étaient autours de Soeur Kane et du Cardinal. Et désormais que Gabriel avait fait part de ce qu'il savait, le Saint Père était entré dans une sorte de rage blasphématoire. Toisant le visage du Saint Père, de Gabriel, des chevaliers puis finalement de Raphaël, l'homme de foi soupira intérieurement. Cette situation n'était pas des plus confortables, certes, mais jamais la conviction de l'héraut de Dieu ne faillira.

Jetant un rapide regard à Phendrana, Elohim lui faisait parfaitement confiance, elle saurait - il l'espérait - gérer la situation par elle-même. Malgré le peu de liens tissés entre eux pour le moment, l'homme de feu ne doutait à aucun moment des capacités de la Valkyrie. Surtout quand il était question de parler avec les poings. Néanmoins, l'heure était à la communication verbale.

— Il semblerait que je doive me justifier auprès de vous pour tout ceci. disait Elohim en étant parfaitement calme.

Prenant le temps de souffler, le fils de David ferma les yeux pendant un court instant avant de toiser l'assemblée qui s'était accumulée autour de lui et de sa camarade. Marquant une expression plus sérieuse, il était temps de dire ce qu'il avait à dire.




— Peu m'importe comment vous me nommez. Criminel, hérétique, blasphémateur, engeance de Satan ou quoi que ce soit d'autre. Mais. Inévitablement, je n'accepterai pas qu'on dise que je blasphème le nom du Seigneur miséricordieux. disait-il d'un ton plutôt sec, mais sans ressentir une quelconque once de haine.

Mouvant lentement ses bras et ses mains pour effectuer des petits gestes sans s'attirer la crainte des chevaliers, le fils de David toisa par la suite les trois intéressés. Le but n'était pas de convaincre ou quoi que ce soit, la vérité est absolue et seule les âmes salvatrices sauront la discernée.

— Oui. Il est vrai que nous sommes recherchés par la Marine pour avoir tenter de sauver un homme qui, condamné à la peine de mort, aurait pu se repentir. Paix à son âme, malgré notre tentative, ce sont les hommes... non. Un homme de la marine qui lui asséna le coup fatal sous nos yeux. continuait Elohim en bougeant toujours lentement. J'ose pensé que vous, Gabriel, avez oublier l'un des commandements de notre Seigneur. « Tu ne tueras point » à dit notre bon Dieu. Qui sommes nous donc pour choisir qui à le droit de vie ou de mort ? Nous ne sommes pas Dieu. Asséner la mort est une fatalité, une instance trop puissante pour que nous la contrôlions parfaitement.

Soufflant à nouveau, il leva la tête en l'air en soupirant.



— J'ose pensé à nouveau, l'omission de votre part d'un autre commandement du Seigneur. « Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. ». Chacun à un droit de réponse et de parole avant toute sentence. Pourtant... tournant légèrement la tête de manière à avoir le commandant de l'inquisition dans son champs de vision. ... votre témoignage est proche de l'accusation, une accusation qui nous fait préjudice.

Après avoir dit tout ceci à un homme qui ne faisait que son devoir, le fils de David, le Cardinal Jeroahaz tourna la tête en direction du Saint Père toujours aussi colérique, mais surtout de Raphaël qui d'après ses précédents dires, pouvait être un allié de taille dans cette joute verbale.


— Moi, Elohim Jeroahaz, ose pensé que la stasis existe belle et bien dans ce monde. L'Homme lui-même gangrène la création de notre Seigneur. Il la détruit à petit feu en osant créer des castes divisant les fils et filles de notre créateur. Pourtant, parmi tout ces gens, il reste des personnes habitées par la foi. disait l'homme de foi. Je suis de ceux qui souhaitent remettre ce monde en place. Je suis de ceux ayant foi en notre bon Seigneur, mais aussi ayant foi en l'Homme. Malgré cet hérétique ayant assassiné sciemment un autre de ses congénères, je sais qu'il y a des gens ayant un grand coeur dans la marine. C'est pourquoi, je pense qu'il y a aussi des personnes bonnes dans la franc-marinerie.

Observant Phen du coin de l'oeil en souriant, il termina enfin son long monologue.

— Avant de juger ceux qui nous ressemblent, mais qui sont tant bien différents, il faut d'abord essayer de les comprendre. Si leur voie s'éloigne du bon chemin, il est de notre devoir de les guider sur le bon chemin. disait-il avant de concluer. Utopie me diriez-vous... Je le sais très bien, mais je lutterai jusqu'à la fin pour servir notre Seigneur miséricordieux. Je viendrai en aide à ceux délaissés par les forces de ce monde telle que le Gouvernement Mondiale. Pour eux, je serai un martyr s'il le faut. Pour eux, je combattrai cette stasis.

Gonflant son buste pour le mettre en avant, redressant sa posture pour se mettre aussi droit que possible. Elohim toisa le Saint Père et les autres personnes présentes en attendant une réaction de leur part. Pourtant, sa main droite se dirigea lentement tour à tour vers des personnes.

— Soeur Kane, Sir Raphaël, Sir Gabriel, Votre Sainteté. N'êtes-vous pas fondamentalement pour protéger les opprimés, vous aussi ? demanda le fils de David.



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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Mar 17 Avr - 7:57

Tour



Gabriel était entré prêt à mener une inquisition ou partir en croisade. Il aurait sûrement dressé des bûchers sur la place publique s'il avait eût le temps. Il était furibond et avait dans ses mains deux feuilles de papier, je pouvais seulement y distinguer un chiffre "40". 40 quoi ? Mille ? Millions ? Vu nos actes, ce seraient des millions... Une entrée de prime si haute, c'était plutôt rare, nous avions vraiment dû énervé le gouvernement pour que l'administration soit si rapide pour traité nos primes. Toujours est-il que maintenant, l'assemblée était en ébullition et qu'une quinzaine de soldats nous avaient encerclés. Je suis la Valkyrie putain ! Ils croyaient pouvoir venir comme ça et me niquer ? Attends un peu que je sorte les... Non. Aller savoir pourquoi, mon esprit avait dit non. Pourquoi se battre ici ? Il m’aurait fallu environ deux secondes pour me retourner en sortants cinq fils qui auraient transformé en cube les gardes. J'aurai fait couler le sang dans la maison du "Tout-puissant" et perdu des alliés de choix ?! Non. Je n'avais pas bu une seule goutte d'alcool depuis une semaine et tout me semblait plus clair désormais. Il y avait une autre solution à tout ceci. Phendranah Kane tu est bel et bien la Valkyrie, un personnage divin dans ton genre à toi, il est temps que je réfléchisse ! Après tout, j'étais une érudite moi aussi.

J'avais pris soin d'écouter religieusement les paroles d'Elohim, chacun de ses mots semblait être lourd de sens pour lui. J'étais tout ce qui a de plus athée, mais je pouvais me souvenir de chacun des livres que j'avais pu lire au sujet des religions et des cultes, des sectes, des groupuscules, du chamanisme, des rites, tout ce qui pouvait de près ou de loin de rapprocher de l'ordre du Divin. Je pouvais m'en souvenir, car j'avais lu, appris, compris, saisit et identifier que mon avenir résidé dans l'art, la culture et l'archéologie. Je ne cache pas que j'étais salement remontée et que j'avais juste envie de buter tout le monde, mais il fallait que je puisse me contenir assez longtemps pour asséner le coup de grâce au plaidoyer du Cardinal. Une fois qu'il avait fini son éloquent discours, j'avais abaissé le capuchon qui était sur ma tête pour que tous puissent voir mon visage. Aussitôt, l'assemblée avait poussée des cris, les chuchotements aller et venait de part et d'autre de la salle.

"-C'est elle, c'est Phendranah Kane !"

J'avais pris soin de visualiser l'ensemble de la pièce avant de m'avancer lentement au centre, tout en apposant délicatement mes mains sur les armes de nos opposants, j'avais aussi fait un signe pour appeler au calme et au silence.

"-Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le Diable lui-même."


Le silence était retombé en bloc, un silence lourd, comme celui qui agite une cour d’exécution et qui n'est perturbé que par la respiration du bourreau lui même.

"-Ce que dis le Cardinal est entièrement vrai. Je suis Phendrana Kane. Je suis fille d'un père charpentier, et d'une mère érudite et aimante. J'ai rejoint la Marine à mes dix-huit ans. Quelques années plus tard, pour avoir aidé des personnes en dangers, des pirates en fait, j'ai été condamné à mort par la Marine. J'ai dû fuir, me cacher, semer le chaos et la mort dans mon sillage. Oui, j'ai tué ! J'ai tué à plusieurs reprises. Froidement parfois. Pour fuir une institution pervertie et un gouvernement corrompu. Le Cardinal a parlé avec sa propre foi ! Je vais donc vous parlez avec ma foi moi aussi. Je suis tout ce qu'il y a de plus athée, mais je dois avouer que plus je reste aux côtés du Cardinal, plus j'ai espoir en la rédemption et au baptême."


Le silence était toujours présent, il y avait cependant eût une grande agitation lorsque j'avais mentionné le fait d'être athée. Mais je sentais pouvoir motiver la foule par mon discours, mes idéaux étaient la seule chose auxquels je pouvais m'accrocher, je me devais de les transmettre.

"- Je ne suis pas une grande et fervente et pieuse personne donc. Mais j'ai pu lire l'hypocrisie qui règne ici ! Oui ! Je sais que notre Divin n'est qu'amour, bonté et bienveillance ! Et depuis que je suis ici, je ne vois que l'œuvre du malin ! J'ai vu la jalousie entre deux chevaliers, qui conduit irrémédiablement au pêché ! J'ai vu l’égoïsme ! On nous juge pour des fins personnelles ! J'ai vu de la colère, du mépris, de l'envie, de l’orgueil ! Et je suis presque surprise de ne pas en avoir vu plus ! Moi aussi, je peux vous juger, tous autant que vous êtes ! Mais ce n'est pas ce que nous enseignes les livres n'est ce pas ?! Ils disent "Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !" Et c'est ce que je fais ! Je ne prends pas en compte les menaces, l'intimidation, ni rien d'autres."


Maintenant que j'avais intimidé tout le monde à ma façon, il était temps d'enfoncer le clou pour clore les propos du Cardinal et semer les graines de la discorde dans les esprits, il était hors de questions que je déploie une nuée de fils ici, du moins pas sans avoir combattu verbalement. J'avais laissé une main passée dans mes cheveux pour remettre une mèche.

"-J'ai vu ce dont est capable le Gouvernement Mondial, j'y ai vu les pêchés et la vilenie. J'ai aussi vu ce dont est capable le Cardinal et ses actes sont uniquement désintéressés, sa bonté d'âme le lui permet, ce qui le rends supérieur à moi, où à n'importe quel suppôt de Satan dont est composé les gens qui régissent cette île. Sous couvert de quoi ? Une protection ? Des avantages fiscaux ? De l'intimidation ? Qui sont-ils pour commander ainsi votre foi ?! J'ai vu la véritable foi, celle du Cardinal, il n'a besoin que de se nourrir et de vivre pour que sa foi devienne une véritable forteresse de bonté dans son sillage ! J'ai suivi cet homme ici ! On me dit de me souvenir de l’idée et non de l’homme, parce que l’homme peut échouer, il peut être arrêté, il peut être exécuté et tomber dans l’oubli, une idée peut encore changer le monde. Je connais d’expérience le pouvoir des idées. J’ai vu des hommes tués en leurs noms... Et mourir en les défendant, contre la Marine, contre le Gouvernement. Mais on ne peut embrasser une idée. On ne peut la toucher ou la serrer contre soi. Les idées ne saignent pas, elles ne ressentent pas la douleur... Et elles ne peuvent aimer, ni ressentir le divin ! Mais l'idée du Cardinal le suivra pendant des années, des siècles peut-être ! Les habitants de Saint-Uréa sont profondément pieux, pacifistes et tournés vers le Divin. Et vous allez laisser le Gouvernement, la marine dicter vos actes et votre mode de vie ? Les peuples ne devraient pas avoir peur du gouvernement mondial. Le gouvernement mondial devrait avoir peur du peuple de Saint-Uréa."

La foule s'était remise à chuchoter, une expression sévère avait déformé mon visage d'habitude si jovial et ou totalement blasé. Je n'étais pas là pour échouer, je le dis, je le redis et je l'ai toujours dis. Mes compagnons d'armes sont tout pour moi, je suis la Valkyrie, je les porte sur le champ de bataille, je les soignes, je les harangue, et je les amène au pied de la victoire. Et il en serait de même pour le Cardinal.




"-Je suis Phendranah Kane ! Tour de l'ordre des Francs-Marins. Et je demande à ce que le Cardinal soit entendu, écouté, et je demande à vous tous ici de sonder vos cœurs, vos âmes et votre foi pour discerner le bien du mal ! La frontière entre le paradis et l'enfer, entre l'ordre et le chaos ! Et je ne partirais d'ici qu'une fois mon devoir accompli, celui qui est de vous montrer les véritables facettes du Gouvernement Mondial, de la Marine. Je suis une Tour et en tant que telle, j'estime devoir apporter la paix et pacifier le monde par les paroles, les actes, et s'il le faut par la violence !"

J'avais croisé les bras, j'avais toujours cet air sévère et puissant, comme si une aura de motivation, s'était formé autour de moi, prêtre à asperger de vérité tout ceux qui m'approche. Les soldats s'étaient remis en cercles autour de moi, mais j'avais déjà commis mon "crime". Mes paroles étaient vraies, pures, et il fallait maintenant appuyer ça avec une manifestation divine, comme si le Divin lui-même était en accord avec mes propos. Oh, ils allaient l'avoir !
J'avais légèrement bougé mes doigts et subitement, tous les chandeliers s'étaient éteints. Il n'y avait plus que la lumière du jour qui filtrait par les vitraux. J'avais encore agité mes doigts, et cette fois-ci le trône du Saint-père s'était mis à léviter ! L'assemblée ne cessait de hurler "Amen","Louez soit le seigneur". Le fauteuil pontifical s'était élevé à quelques mètres de haut avant d'être délicatement reposé à sa place. Chacun des fils ayant servi était revenu se loger au fond de mes doigts.

Ad impossibilia nemo tenetur

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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Sam 5 Mai - 0:35





Missive dans le Sanctuaire Papale

Vous me paraissez bien présomptueux pour des enfants de foi, et je ne suis vraisemblablement pas le seul à le penser. Vos mots, poussés par votre détermination eut l'effet escompté. Cardinal Jeroahaz, votre pieux discours semble avoir quelques peu adoucis vos assaillants, malgré la moue indignée du Saint-Père, et le visage renfrognée de Gabriel. Sœur Kane, il en était de même pour le votre, qui fit chanceler sa Sainteté, épris de doutes qu'il n'avait ressenti depuis fort longtemps. Ces mêmes doutes lui paraissaient presque douloureux, tombant lourdement sur son trône, le visage vers le sol, déformé par un melting-pot d'émotion que l'on ne pouvait interpréter. Face au quiétisme de son supérieur, c'est Gabriel, sur le point d'exploser, qui vous fît face.

J'en ai assez entendu ! rugit-il soudainement. Oser pénétrer en ces lieux sacrés malgré vos perfides antécédents est une chose, oser quémander l'aide de sa Sainteté en est une autre..



Gabriel dégaina son sabre imposant d'un mouvement vif et le pointa vers vous.

.. Mais vous n'êtes personne pour oser faire une demande en ce lieux, votre statut n'a aucune valeur ici, si ce n'est celle que votre cadavre nous rapportera une fois livré au gouvernement. menaça le chevalier d'un ton ferme, avant de reprendre en se tournant vers le Saint-Père. Mon Père, n'écoutez pas ces mécréants, toutes ces belles paroles concernant le Gouvernement Mondial, la liberté, ou même la valeur de leur foi ne sont que calomnies ! Ils souhaitent simplement vous manipuler et utiliser votre grandeur pour s'approprier la protection de notre grande nation. Pensez-vous que d'honnêtes gens auraient sciemment vanté leurs crimes de cette façon ?! Ne voyez-vous pas le mépris et la suffisance de leur démarche ?! continuait Gabriel, en vous tenant toujours en joue.

Au même moment, Phendrana, animée par une volonté dont la nature ne t'étais qu'individuellement connue, tu usas de tes capacités pour créer la discorde dans l'audience. Les bougies s'éteignirent, le trône du Saint-Père lui même se mit à s'élever, toute l'assemblé s'étonna, pris de stupeur. Etait-ce l'oeuvre du divin ? Quelques pieux chevaliers poussèrent des cris d'effrois, levant leurs bouclier machinalement. Raphaël usa de son haki pour comprendre l'origine de cette intervention et dirigea son regard vers toi, l'air grave, il savait que c'était une erreur; ce qui n'échappa au chef de l'inquisition qui compris dès lors la supercherie. D'un mouvement vif de sabre, il trancha tes fils uns à uns, faisant redescendre brutalement le trône.

Voyez, votre Sainteté, la perfidie de ces gens ! Malgré leurs paroles, leurs actes trahissent leur volonté. dit-il en te regardant de haut.

Le Saint-Père eut un élan de lucidité, apporté par son protecteur. Son visage était déformé par les multitudes d'émotions qui l'envahissaient, esquissant des rictus malsains dans des spasmes incontrôlés, murmurant des propos incompréhensibles comme s'il conversait avec une tiers personne qui n'était pas physiquement présente. Son manque de discernement vous était parfaitement palpable, son âge avancé, l'ivresse du pouvoir avait altérer son jugement et ses idéaux que vous veniez de mettre en branle. Comme s'il ne souhaitait plus vous voir, comme s'il souhaitait que tout ceci cesse, il se leva brusquement de son asseoir en vous pointant du doigts, vous, mécréants.


Arrêtes les, qu'ils quittent Saint-Uréa ou subissent le châtiment divin ici même ! fulmina le Saint-Père, furieux.

Mais votre Sainteté, ils..

C'EST UN ORDRE RAPHAËL ! CE SONT DES CRIMINELS, DES PÊCHEURS ! QU'ILS SOIENT PUNIS POUR LEUR FAUTES ! QU'ILS DISPARAISSENT ! continua le Saint-Père, frappant son trône, le visage suintant une haine presque dérangeante.


Statiques jusque là, les chevaliers composant la garde de l'inquisition levèrent leurs épées en rythme en plaçant le plat de leur lame contre leur heaume, s'approchant par petits pas en vous encerclant progressivement. Raphaël ne tenait plus en place, le poing serré, tremblant de toute part en tentant de se contenir. Il ne pouvait désobéir à sa Sainteté mais ne pouvait se résoudre à porter sa lame sur des individus tels que vous, faisant partis de ceux qui changeront le monde, n'écoutant que les rêves et leurs convictions; cette nouvelle génération dont les institutions dirigeantes craignent la monté en puissance. Alors, sans pouvoir se décider, il recula de quelques pas, observant son comparse s'avancer vers vous, le torse bombé, le menton relevé, vous dévisageant avec dédain et amertume, pendant que lui, baissait la tête. Gabriel effectua un léger moulinet avec son sabre, avant de marcher lentement dans votre direction.

Je vais commencer par toi, blasphématrice. Le malin que tu prétends avoir vu plus tôt, va prendre sa véritable forme et laver tes fautes ici même. murmura-t-il d'une voix caverneuse, menaçante.

Après sommation, Gabriel éleva son sabre dans les airs pour venir l'abattre sur toi dans un coup descendant puissant, tu as intérêt à esquiver car si tu te le prends de plein fouet tu risques de..



Comme sorti de nulle part, Raphaël s'interposa entre vous et votre bourreau pour stopper son attaque avec sa propre lame. L'entrechoquement des deux armes produit un bruit sourd, soufflant toute la zone sous l'impact. Surpris par l'intervention de son cadet, Gabriel fronça les sourcils sans retirer sa lame. Le Saint-Père, tout aussi surpris, se leva, sans voix, attendant ses explications spontanées.

Que fais-tu Raphaël ?! Tu vas à l'encontre des ordres divins ! rugit-il.

Je ne peux me résoudre à fermer les yeux sur ce qui se passe ici, Gabriel ! Vos jugements sont aveuglés par votre passion, comment pouvons nous mettre ces individus sur l'échafaud sans même leur accorder une chance de prouver leur foi, si ce n'est au cours d'un interrogatoire armé ?! Comment notre nation, la grande Saint-Uréa, mère miséricordieuse qui se veut accueillir les âmes égarées peut arriver là ?! Une exécution sans sommation pour deux individus venant de loin, se mettant à genou face à vous ?! Comment sommes-nous arrivés là ?! rugit Raphaël, sortant de son calme légendaire. Il reprit, d'un ton qui se voulait plus paisible. Grand-père.. Cet homme tient le même discours que vous il y a dix ans.. Comment ne voulez vous l'entendre ? De quoi avez-vous peur ?

Je ne peux pas te laisser faire ça Raphaël, écarte toi. dit le Chevalier, en serrant son arme entre ses mains.

Ne fais pas ça, Gabriel. murmura Raphaël.

Écarte toi. répéta Gabriel, en insistant sur chaque syllabe.

Les deux hommes reculèrent de quelques pas, se tournant lentement autour, lames armées. Une incroyable pression écrasa la salle entière, tandis que les deux hommes se dévisageaient, prêts à fendre l'un sur l'autre à tout moment. C'est finalement, comme attendu, l'aîné qui s'élança.

SAISISSEZ-LES ! hurla le Chevalier pendant qu'il se rua sur le plus jeune.

Sans prévenir, plus d'une cinquantaine de chevaliers armés et entraînés fusèrent sur vous, bien destinés à vous immobiliser et vous mettre hors d'état de nuire. Le Saint-Père était désemparé, il ne savait plus que penser, son ordre s'éparpillait sous ses yeux, son pouvoir et ses décisions étaient contestés par votre venue, mais aussi par la chair de sa chair. Les deux chevaliers s’échangeaient de violents coups de sabres, les faisant s'entrechoquer dans de puissants bruits de fracas. Leurs mouvements étaient aussi rythmées qu'élégants, comme si aucun d'entre eux ne pouvaient défaire son opposant, ni même le toucher.

Quant à vous, vous devrez vous défaire d'une horde de chevaliers bondissant dans votre direction. Vous qui souhaitiez être pacifiques, et en sortir avec une solution diplomatique, comment allez vous gérer cette situation?

hrp: la force des chevaliers varient de 1500 à 3500 Dorikis pour les plus puissants d'entre eux, ceux à 3500 possèdent le haki de l'armement au niveau 1, ou le haki de l'observation au niveau 1.
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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Sam 5 Mai - 13:06







Tant de choses se déroulèrent à la suite des actions d'Elohim et de Phendrana. Tant de choses, pourtant il ne semblait y avoir qu'une conclusion possible pour le moment. N'était-ce pas un lieu saint après tout ? Un sanctuaire divin où l'on venait pour se recueillir et demander la grâce du Seigneur. N'était-ce pas ça que l'on appelé le sanctuaire papal ? Et pourtant dans ce lieu saint, les uns et les autres se combattirent en prenant uniquement l'ordre désintéressé de celui qui était spirituellement le plus proche de Dieu. Celui-là même qui venait d'ordonner de faire disparaître deux personnes quémandant tout simplement son aide pour protéger les opprimés.

Désormais, eux se trouvaient dans la position d'opprimé. Du moins, c'était ce qu'on pouvait croire. Le Cardinal Jeroahaz n'était pas opprimé, tout simplement attristé par cette scène. En prenant la place d'Elohim, il n'y avait que des âmes opprimées autour de lui. Des personnes opprimées par l'aveuglement religieux, ils avaient totalement tort sur leurs pensées religieuses. Comment est-ce que des personnes qui disent avoir la foi sont capable de commettre un acte aussi répugnant que de blasphémer en souillant le lieu le plus saint au monde ? Un lieu où il était quasiment possible de s'entretenir avec le Seigneur en personne.

Face à lui, des camarades se battaient entre eux, est-ce que cela avait vraiment un sens ? La foi n'existe pas pour faire vacillé les liens que l'Homme créé. La foi est là pour solidifier ces liens, la foi existe pour unir et non pas divisé. Fermant ses lourdes paupières, son corps endolori par la douleur que provoquait cette scène, le Cardinal Jeroahaz ne répondait plus de rien. C'était comme si son esprit s'était fermé pendant un instant, tout ses sens s'éclipsèrent simultanément pour ne laisser que le néant. Le messager de Dieu se devait de réfléchir dans un moment comme celui-ci, il s'était fermé au monde extérieur pendant un instant qui sembla durée des minutes. Pourquoi. Pourquoi fallait-il que cette rencontre tourne ainsi... Pourquoi l'Homme se restreint-il uniquement à se battre pour faire passer des idées puériles... Pourquoi est-ce que le Cardinal avait acté sa présence ici... Non. Pourquoi est-ce qu'il était sur terre ? Une infinité de réponse circula dans la tête de l'homme de foi, des questions souvent sans réponse, pour le moment du moins.




Ouvrant lentement ses paupières, son regard se figea pour se porter en direction du ciel. Une larme pesant de compassion coula alors de son oeil droit. Une simple perle, mais elle était lourde de sens pour Elohim. À vrai dire, malgré la présence d'allié dans sa quête du Graal, une profonde tristesse avait gangrené son corps au fur et à mesure de sa vie. Non pas un sentiment d'abandon, on pouvait plus l'exprimé comme un sentiment de solitude. N'y avait-il vraiment personne pour entendre raison, personne qui penserait ne serait-ce comme lui et qui se dévouerait à la tâche ?

— ...Miséricorde

Son regard figé, son corps immobile, tout ce qu'il entendait était un fragment des lames de Gabriel et de Raphaël s'entrechoquant. Et parmi ces fragments, il ressentait une sorte de peine indescriptible... La douce mais chaude compassion du Cardinal n'y changerait certainement rien. Ses deux poings se crispèrent pour se serrer lentement. Un son percuta subitement le crâne de l'homme-feu, un tintamarre répétitif où l'on avait du mal à mettre le nez sur des mots. Pourtant, peut-être à cause de l'état d'Elohim, peut-être à cause de son imagination, peut-être à cause de sa foi, des mots lui vinrent en tête au fur et à mesure que le son frappait son crâne. Durant ce moment, c'était comme s'il avait quitté son corps et flottait au-dessus de celui-ci, aussi libre que l'air.

— ... Homme miséricordieux... ...Ordres divins... Aveuglés par la passion... ...Âmes égarées... Foi... Joute fratricide... ...Peur

Quel était cet étrange sentiment qui avait envahi son corps pendant un court instant... ? Quoi qu'il en soit, Elohim avait pris conscience d'une chose. Les hommes autour de lui avait peur, peur de la réelle foi, mais aussi peur des représailles gouvernementales. Cela avait assez durée, il fallait mettre un terme à cette mascarade. Comment des hommes qui se disent servir le Seigneur ont-il peur de leur propre foi ? La leur est rongée par cette peur et se traduit par ces actes blasphématoires. Tout ça, pris seulement deux ou trois minutes en terme de temps physique, mais spirituellement cela avait semblé être des heures entières... Mais le résultat était là.




— Vous avez perdu la raison... disait Elohim tandis que des chevaliers bondirent sur lui et Soeur Kane. L'heure n'est plus à la compassion à présent. Entendez-vous les cliquetis de l'horloge ? Lucifer se pavane en ébranlant votre foi. Il n'y a aucun doute... continua-il en pesant ses mots Mes frères, Mes soeurs. disait-il lentement C'est l'heure de la messe.

Soudainement, des flammes s'élevèrent autour de lui et de sa camarade. Des flammes chaudes percutèrent les chevaliers trop proche ou bien fermèrent l'accès à ceux-ci. Évidemment, dans un premier temps les chevaliers paniquèrent en hurlant des mots tels que démon ou engeance de Satan.

— Contente toi de les blessés au minimum, les immobilisés serait parfait. Même s'ils sont contre nous, ils restent des civils que l'on doit protéger. Ce ne sont pas nos ennemis, juste des hommes perdus. disait-il à Phen avant d'estomper les flammes les encerclant. Je compte sur toi, "Soeur" Kane. disait-il avec un ton sincère et légèrement moqueur.

Et c'est alors que l'Hérault de Dieu s'immisça parmi les gens de foi ébranlée.
Ses poings s'illuminèrent, s'enflammèrent, montrèrent la vélocité des flammes vengeresses.
Ses poings empli de compassion et de foi frappèrent dans un premier temps un homme menaçant.
Toquant contre le plastron de cet être perdu face à la foi dévorante, son poing le percuta.
Miraculeusement, son corps s'envola sur les siens et comme des anges déchus, ils tombèrent.
Mais, l'heure, l'heure était à la messe.
Le fils de David n'en avait pas encore fini, il devait libéré les âmes de ces hommes.
Son poing droit s'élança avec toute sa fureur contre une dizaine de partisans.
Et là, les flammes du Seigneur s'abattirent sur leurs lourdes carapaces de métal.
Mais le fils de David était docile, la force des flammes était diminuée à son paroxysme.

Le Cardinal venait donc d'abattre sa volonté sur plusieurs chevaliers, mais il en restait quand bien même encore un sacré nombre. D'ailleurs, il s'était limité en les frappant sans trop forcé dans ses coups, son intention n'était pas de blesser ou même de se protéger. Son intention était tout autre, face à la peur, les hommes n'avaient qu'un choix. Voilà la réponse du Cardinal.



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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Sam 5 Mai - 14:01

Foi


"-Bas les masques."



C'étaient les seuls mots qui étaient sortis de ma bouche. Mon petit numéro de nonne et ma confession de foi ne menaient à rien. Une fois plus c'était la violence, qui serait l'unique vecteur du dialogue. Mes fils s'étaient fait trancher aussi vite qu'ils étaient apparus, comment ce chevalier à la grande gueule avait pu les voir ? J'en savais foutre rien, mais j'avais grave la rage ! Le Saint-père avait l'air clairement emmerdé par les paroles d'Elohim et un peu moins par la mienne, après tout, je n'étais pas un modèle de foi et exemple de vertus, mais j'y travaille. Le chevalier avait proféré ces menaces avant d'abattre son épée dans ma direction, j'avais pas bougé d'un centimètre ! Ils voulaient des preuves de foi en voilà une, je suis capable de mourir pour mes idées et celles de mes compagnons. Bon en vérité, je m'attendais pas à ce qu'il balance son épée aussi vite le pèlerin. Mais l'autre chevalier, Raphaël, était venu s'interposer. Moi, j'attendais juste le feu vert de compagnon d'armes. Je ne vous cache pas qu'à ce moment j'avais juste envie de rayer Saint-Uréa de la carte et de dessiner des phallus et des diables sur tous les saints temps de la ville, je voulais les rendre à l'âge de pierre. Mais j'avais "foi" en mon compagnon, et si au final cette religion, et ces histoires de foi n'étaient qu'une fable et une fantaisie ? J'en savais pas grand chose... Ça m'intéressait pas en fait. J'étais attaché à des valeurs plus réelles et j'étais moi-même croyante à ma façon. Je croyais en Elohim, c'était mon "divin" à moi, et j'avais une confiance désormais aveugle en lui. Il voulait aider et prêcher la bonne parole, et même sa religion lui crachait dessus.

Un cercle de soldats armés s'était massé autour de nous, les ordres ennemis étaient clairs et précis. On, ce serait cru dans ces mauvais livres d'histoires qui parlent d'inquisition et de sacrifice humain, on n'était pas loin du cliché en fait ! Mais Elohim avait pris sa décision, un cercle de feu s'était formé autour de nous.

"-Pas de raison que je gardes ça alors..."


J'avais balancer ma robe de nonne un peu plus loin avant de sortir mon paquet de clope, j'étais visiblement à court de feu, rien dans les poches. Du coup je m'étais gentiment penchée pour venir allumer ma tige sur les poings fumants de mon ami. Se pencher avec le mini-short dans un temple s'était peut-être pas une bonne idée en fait en y réfléchissant bien. Et il m'avait clairement donner ses ordres. Des ordres simples et précis. J'avais poser mes mains sur ma taille en m'avançant au frontière du cercle enflammé avant de dégainer mon arme et de faire feu deux fois en l'air. Ça aurait du être le coup de trop, après l'attaque d'Elohim mais un semblant de calme semblait s'être installé.

"-Wow wow wow ! Putain, mais sans déconner ! Détendez-vous tous les gars ! Y a rien qui vous choque là ? Vous êtes tous ici sans exception, à part moi. Des pieux défenseurs de la foi, vous êtes le fer de lance de la religion. Et vous voulez tuer une personne qui vient ici pour montrer sa foi et implorer l'aide qu'il lui est du ? Vous savez que vous ne valez pas mieux que la Marine et le gouvernement ? Votre religion est votre raison d'être, d'agir, de vivre, et de mourir. Et vous pervertissez la seule chose pure qu'on vous donne pour qui ? Pourquoi ? Pour le petit chevalier Gaby' qui visiblement ne veut qu'une chose ? La mort de notre Saint-Père ici présent ?! Et pourquoi ? Prendre sa place ! Regardez donc ! Depuis que nous sommes ici, dès que Gabriel ouvre son grand claque merde, le Saint-père réagit automatiquement derrière. Son jugement est altéré à cause de cet homme ! Nous sommes uniquement ici pour parler et discuter de la foi."


J'avais pointé du doigt Gabriel, dans ma tête je l'avais tué huit fois de manière toujours plus horrible. Mais j'étais là pour démontrer que je pouvais changer ! Je ne pouvais plus être cette Phen' insipide et odieuse, alors si moi, je le pouvais... Eux aussi peut-être.

"-Gabriel sérieux, je peux t'appeler Gaby d'ailleurs ?! Tu réfléchis deux minutes des fois ? T'as vu les primes ? On est entré dans le classement à 44 et 45 Millions. Tu sais que ça veut dire qu'on est dangereux et tu es prêt à mettre en danger le Saint-Père ici même et prendre le risque de voir le temple de la foi détruit ? Je veux dire, je suis sûre qu'à l'heure qu'il est la gazette des mers parle de nous et explique comment on peut tout faire péter. Vous voulez vraiment ça ? Des morts inutiles ? De la destruction ? Un carnage supplémentaire. Je peux vous garantir un truc. Si je passe ici et que je dois vraiment me battre, je vais détruire absolument tout. Vous n'aurez plus que des gravats et des cendres ici."

J'avais marqué une longue pause avant de m’asseoir en tailleur et de croisé les bras. Toujours ma clope au bec je laissait de la fumée s'échapper de ma bouche. Et là, j'ai compris ce jour là, que j'étais plus la même.

"-Je refuses de me battre."


J'avais fermer les yeux et pris un air triste et accablée par la situation.

"-Si l'un d'entre vous tente de me toucher. Ou de blesser Elohim. Je jure devant "Dieu" et votre religion... Que je serais la Valkyrie intransigeante qui administre la mort aux soldats. Je jure aussi que je détruirais la moindre parcelle de ce palais. Maintenant j'en appel à votre raison et à votre calme pour reprendre le dialogue."

J'avais utiliser mes fils pour léviter et sauter par dessus le cercle de feu, j'étais arriver devant le Saint-Père avant de... Me mettre à genoux devant lui, la tête baissée vers le sol.

"-Et j'implore la clémence du Saint-Père qui je sais, dans sa sagesse et sa dévotion laissera le Cardinal s'exprimer. Et bon... J'en demande peut-être trop mais si Gabriel pouvait sortir faire un tour, car il commence à me démanger celui-ci."


J'étais sincère dans tous mes propos, Dieu m'était-il apparut ce jour là ? La fatigue des combats et de la vie m'avait-elle suffisamment peser sur les épaules pour que je deviennes à mon tour une personne respectable et sage ? Ou bien était-ce le poids de mes nouvelles responsabilités chez les Francs-Marin ? Je n'en savais rien. Mais à partir de ce jour, de cet instant. Tout avait changé. L'indomptable Valkyrie, Phendrana Kane était à genoux et implorer la logique et la sagesse.
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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Dim 20 Mai - 14:57





Missive dans le Sanctuaire Papal



Au milieu des flammes vives et sombres, un concerto anarchique de destruction et de beauté, les lames s'entrechoquent et le sang gicle. Raphael et Gabriel dansent véritablement, leurs gestes souples et magnifiques trahissant un entrainement accompli pour des combattants vertueux. Pourtant, dans leurs armures dorées et sacrées, c'est plus que leurs corps qui s'affrontent : ce sont leurs croyances.
Leur foi.

Les cheveux blonds de Raphael flottent dans l'air tandis qu'il se penche et évite une attaque, en pare une autre et parvient à repousser Gabriel. Pendant ce temps, certains chevaliers se sont tout simplement arrêtés de bouger pour mieux admirer les deux frères d'arme livrer leur duel sans merci.

- Holy Blade.

Lâchés dans l'air, les mots de Gabriel semblent léviter. Tous savent ce qu'implique cette psalmodie irréversible. Le long sabre du commandant de la Garde voit sa lame se teinter d'une sombre clarté. Le Haki Noir de ceux qui connaissent les préceptes de l'armement.

- Abandonne, avertit Gabriel, tu ne peux pas gagner.

Mais Raphael n'en démord pas. Dans ses yeux brille la lueur de la détermination, celle qu'un homme qui croit en ses convictions et est prêt à se battre pour elles dégage. Il raffermit sa position, écarte légèrement les jambes pour assurer son appui et renforce l'emprise de ses doigts sur la garde de sa lame.

- Peut-être est-il temps que les choses se mettent à changer.

Gabriel s'avance alors puis assène un coup d'une violence rare. Si Raphael parvient à l'éviter, l'attaque crée néanmoins une véritable lame d'air qui vient s'encastrer dans un mur et littéralement le perforer. De sa longue chevelure d'or, le petit-fils du Saint-Père garde sa concentration. Il voit tout. La prochaine attaque est évitée de justesse, aperçue comme au ralenti et anticipée, puis la suivante et encore une autre.
La lutte de la force contre celle de l'esprit, symbolique même de tout ce qui se trame sur Saint-Urea depuis peut-être trop longtemps. C'est alors à ce moment-là que tu décides d'agir, Phendrana. Tu sors du cercle de flamme et te diriges vers le Saint-Père. Au-dessus des bruits de lame, ta voix s'élève. Tes mots les touchent, chacun à sa façon. Peut-être par le danger encouru par Célestin VIII, la garde de Gabriel est moins affinée, à moins que ce ne soit la fatigue, peut-être, et il n'en faut pas plus à Raphael pour le désarmer. La lame tombe au sol dans un bruit métallique qui sonne le glas de cet affrontement. Tous sont surpris, peut-être par le résultat de ce combat plus que par la situation dans son ensemble. Raphael, lui, n'affiche aucune expression au moment où il se tourne vers Phendrana.


- Vous avez obtenu votre droit de parole, voyageur, reprit Raphael, très lentement, et malgré mes convictions profondes qui me rendent sensible à votre cause... Vous avez commis l'impardonnable.

Son sabre est toujours dégainé, son arme, presque animée, semble perdre ses traits de protectrice pour devenir une menace. La tension change, l'atmosphère s'alourdit.

- Je ne sais pas quel ego vous anime et qui vous a fait croire que vous étiez capable de présenter un quelconque danger pour notre île mais... Sachez que personne ne menace Saint-Urea impunément. Les membres de la garde ont des points de vue souvent divergents et nos idées ne s'accordent que rarement. Pourtant, tout ce que nous faisons, tout ce pourquoi nous combattons et agissons, se trouve ici, sur cette île, dans ce palais. Et vous, vous... Vous voudriez le détruire ? Je sais faire preuve de clémence, je sais remettre en question notre ordre quand il est vindicatif, mais je ne peux tolérer que quiconque tente de mettre à mal la stabilité de ce lieu sacré.

Gabriel revient alors sur le devant de la scène, se posant aux côtés de Raphael. Sur son visage serti d'une chevelure noire, un sourire satisfait s'inscrit. Car c'est ainsi que vont les Chevaliers, souvent adversaires, mais frères avant tout quand leur ordre est mis en danger.

- Êtes-vous de ceux qui profèrent des menaces en l'air ou assumez-vous vos mots ? Les paroles de frère Jeroahaz me touchent, mais elles ne peuvent faire oublier les phrases belliqueuses que vous venez de prononcer. Sachez que vous ne nous effrayez en rien, que, peu importent vos primes ou peu importent ces choses sans valeur que vous considérez comme sacrées, la foi triomphe de tout.

Simultanément, Gabriel et Raphael se mettent en position, le premier posant son sabre sur son épaule et le second pointant sa lame droit vers Phendrana. A nouveau, écrasante et intenable, la pression s'alourdit, comme si la volonté-même des murs était contre vous. Tout devient soudainement hostile, du sol aux colonnes, en passant par les vitraux.
Puis, enfin, les deux Chevaliers s'élancent, avec une vitesse phénoménale, vers l'objet de leur protection, vers le Saint-Père qui semble plus désemparé que jamais, face à cette soeur Kane dont les habits légers sont intolérables dans un tel lieu. Quelle sera donc ta réaction, Phendrana, face aux deux anciens ennemis idéologiques que tes mots irréfléchis ont allié contre toi ?

A moins que...

Les portes s'ouvrent d'un seul coup et une nouvelle présence pénètre dans le palais, suivie d'une voix.

- Et si tout le monde se calmait ?

Les bruits de pas résonnent dans un silence qui s'est installé au moment même de cette arrivée, comme si les respirations elles-mêmes se sont tues quand la voix s'est élevée. Sans la moindre once d'hésitation, tous les chevaliers se tournent vers cette personne et s'agenouillent. Raphael et Gabriel, eux qui étaient prêts à enfoncer leur lame dans ta gorge, Phendrana, mettent leur épée au sol et s'inclinent à leur tour. Au bout d'un long instant d'hésitation, c'est finalement la vieille voix tremblotante du Saint-Père qui trouble le calme pesant, destinée au nouvel arrivant :

- Enfin... Mais... Mais... Où étais-tu donc passé ?

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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Dim 20 Mai - 21:20







La situation était délicate et il fallait faire attention aux moindres gestes que l'on faisait. Ainsi, Elohim dissipa au fur et à mesure son cercle de flamme. La réaction des chevaliers fut instantanée et très vite ceux-ci revinrent à la charge en l'entourant. Pourtant, aucun ne semblait vouloir l'approcher de trop près. Après tout, ils avaient vu l'homme en action et il avait balayé une partie des leurs en un moindre temps, sans incroyablement forcé. Entre temps, Phen avait filé dans les airs afin de faire causette à Gabriel, mais surtout au Saint-Père. Un acte risqué qui attira l'attention des chevaliers. Le combat de Raphaël et de Gabriel s'acheva ainsi suite à cette action. Pour le coup, la Valkyrie avait envenimé les choses par sa parole. Aurait-il était préférable qu'elle combatte ? Non, pas pour autant.

L'atmosphère change et une pression se fit sentir. Elohim détourna son regard en direction de Raphaël. Après tout, lui était plus ou moins un allié sur lequel il pouvait se fié dans cette situation, du moins c'était ce qu'il pensait. Désormais, il se dresse face à lui et à sa camarade en compagnie de Gabriel. La tournure que prirent les évènements n'étaient certainement pas du goût du fils de David. En effet, c'était maintenant deux chevaliers dont la force n'était plus à prouvé qui se dressaient face aux francs-marins. Qui plus est, les chevaliers les accompagnant n'était en rien des combattants ordinaires. Après tout, l'inquisition est la garde d'élite du Saint-Père.


L'ambiance était pesante et l'homme de feu ne savait pas vraiment quoi faire. Face à la foi dévorante animant les chevaliers les opposants, il n'y avait qu'une chose qui permettrait d'arrêter toute cette mascarade : la foi. Dans une telle situation, le Cardinal Jeroahaz ne pouvait plus que compté que sur sa propre foi. Il ne comptait pas forcément sur un miracle, mais il espérait que quelque chose se produise et que tout ceci s'arrête une fois pour toute. Il n'était pas venu ici en tant qu'ennemi, ni en tant qu'ami, mais en tant que bon croyant. La seule réaction d'Elohim fut d'inspirer un bon coup, joignant naturellement ses mains de manière pieuse en levant la tête vers les cieux. Marmonnant des psaumes incompréhensibles pour les non érudits, ses paupières se fermèrent alors que face à eux les chevaliers chargèrent avec une vitesse phénoménale.

S'abandonnant à son propre sort, Elohim fit une chose toute simple et pourtant d'une très grande symbolique dans un sanctuaire aussi saint que celui-ci : il pria avec l'ensemble de son corps et de son âme. Soudainement, comme une intervention divine, les portes s'ouvrèrent d'un coup brusque tandis qu'une voix résonna dans l'ensemble de la salle.

Dès lors, l'homme de foi ouvrit de nouveau ses paupières pour apercevoir l'ensemble des chevaliers, Raphaël et Gabriel inclus, inclinés en direction de cette nouvelle personne. Un silence presque morbide prit place, pourtant ce même silence fut brisé par une personne de grande envergure : le Saint-Père en personne. En regardant vers là où ils étaient tournés, Elohim put apercevoir un homme à la carrure plutôt imposante. Les cheveux blancs tout comme ceux du Saint-Père, une toge froissée le démarquant des autres personnes qui circulaient dans le palais, une cape dans un piteux état et ainsi qu'un tissu dissimulant son oeil gauche. Son allure singulière démarquait cette personne des autres et une aura indescriptible se dégageait d'elle alors qu'elle venait à peine de faire son apparition. Il se fraya un chemin à travers les chevaliers à genoux pour finalement passer entre Elohim et Phendrana en adressant un sourire à chacun. Il se dressa ainsi face au Saint-Père.




— Et bien, c'est une bonne question que voilà. avait-il dit. Je suis parti en quête à travers les quatre Blues, sillonnant chaque île pour voir de mes propres yeux la misère qui s'opère. Les bandits et les hommes de mauvaise foi sont de plus en plus prédominant.

L'homme posa sa main droite sur l'épaule du Saint-Père. Une aura chaleureuse se dégageait de cet homme qui avait visiblement le droit de s'adresser à Célestin VIII d'une manière totalement familière. Qui était-il ? Par la suite, il tourna les talons pour faire face à Raphaël et à Gabriel qui levèrent la tête.

— Et bien, ne serait-ce pas le jeune Raphaël et ce très cher Gabriel ? Vous avez bien grandit depuis la dernière fois que je vous ai vu. Cela doit bien faire... quinze ans depuis notre dernière rencontre. disait l'homme en faisant virevolté sa cape en arrière.

Brisant le silence uniquement perturbé par les paroles de l'homme, Elohim fit sa révérence en s'inclinant de la manière la plus respectueuse possible avant de demander :

— Vous... Vous êtes bien le second prétendant à la fonction papale, n'est-ce pas... ? Vous êtes... Abraham E. Bahamut ? demanda l'homme de feu.

Question à laquelle l'homme répondit en hochant la tête de haut en bas. Abraham E. Bahamut était un cardinal au même titre que l'était le Saint-Père. Il était ainsi le principal concurrent de Célestin VIII pour accéder à cette fonction. Néanmoins, il se désista en faveur de l'homme qui se trouvait de nos jours encore sur ce saint siège. Pourtant, il possédé une influence semblable au Saint-Père de par son caractère charitable et sa foi irrévocable. Néanmoins il y a de cela quinze ans, il se volatilisa de Saint-Urea sans rien dire à personne. Ainsi durant ces quinze ans, il en avait profité afin de parcourir les quatre blues. Il avait vu de ses propres yeux des villages infestés de pirates maltraitant la population sans aucune intervention des forces du gouvernement, visiblement bien trop occupé pour venir en secours à des petites îles insignifiantes à leurs yeux.

— Alors vous êtes enfin venu ici, Cardinal Jeroahaz. J'attendais justement votre venu. disait Abraham.

À ces mots, Elohim leva un sourcil étonné de savoir que le vieil homme connaissait son nom. Pourtant durant les dernières minutes, personne ne l'avait prononcé. Alors pourquoi est-ce qu'Abraham E. Bahamut connaissait son nom ?

— Tu te demandes peut-être pourquoi je connais ton nom. N'est-ce pas ? demandait-il. La réponse est simple. Depuis les deux dernières années, j'ai entendu parler du Culte et de ses actions. L'idée étant plaisante, j'y ai plus ou moins participé. À vrai dire, j'ai fais des dons récurrents en faveur de ton organisation pour t'aider dans ta quête.

Maintenant, tout revenait à l'esprit d'Elohim et tout était logique. Les dons étant anonymes puisque désintéressé, il ne pouvait pas savoir que la personne qui offrait une grande quantité d'argent au Culte était Abraham lui-même. Et grâce aux dons, le Culte avait acheté des ressources dans le but d'aider les autres, sans lui jamais l'organisation n'aurait put survivre aussi longtemps. Quoi qu'il en soit, il fallait désormais revenir à l'instant présent. Revenant vers le Saint-Père, le numéro deux de Saint-Urea s'exprima de nouveau :

— Les intentions de ces deux personnes ne sont pas mauvaises ! Je l'ai vu de mes yeux, le Cardinal Jeroahaz est un homme juste qui se bat avec sa foi. Mes frères, mes soeurs. L'heure n'est pas à la querelle entre nous, personnes de bonne foi. Nous devons lutter ensemble contre l'oppression et faire resurgir la foi dans l'âme des opprimés ! disait Abraham d'une voix solennelle. Qu'on agisse une fois pour toute pour sauver cette terre fondée par Notre Seigneur !! Au nom du Père, du fils et du Saint-Esprit ! Amen.

À la suite de ses mots, Elohim fit le même signe de croix que le vieil homme avant de prendre la parole en se penchant par pur respect, modifiant les paroles d'Abraham :


— Le Culte est révolu. Désormais que je possède cette prime, je ne pourrais plus agir aussi librement pour protéger la veuve et les orphelins. C'est pourquoi, j'implore votre aide, au nom de ceux-là. C'est pourquoi, au nom de votre autorité papale, je vous implore de fondez un Ordre Pontifical pour purger ce monde de ses pécheurs.



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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Dim 20 Mai - 23:13

Changement




Le combat était inévitable, des fins et invisibles fils étaient en train de sortir de mes doigts. J'avais pourtant prévenu Gabriel et Rapahël, cette fois, j'ai réfléchis avant d'agir, j'ai pris le temps de discuter. Où est-ce que ça mène ? À l'éternelle violence. Alors pourquoi vouloir changer ma façon d'être si le résultat est toujours le même ? En fait, pirate, Franc-marin, soldats. Nous étions tous guerriers. Je suis sûr maintenant quand j'y repense, que nous ne nous sommes pas battus contre l'ennemi. Nous nous sommes battus contre nous-mêmes. L'ennemi était en nous. Nous étions la guerre. Alors que je m'apprêtais à réaliser l'une de mes attaques les plus destructrices, qui aurait d'ailleurs sûrement tuer le Saint-père en un seul et unique coup. Une chose improbable s'était produite. Tout le monde s'était retourné pour apercevoir l'un des prétendants au trône. Moi qui avais toujours crû qu'il s'agissait d'Elohim, mon manque de connaissances me laisser paraître bien stupide. Mais j'étais clairement loin de deviner la suite, Elohim avait pris la parole, et avait formuler une requête. Une simple requête, et autant vous le dire à ce moment précis, je ne savais pas qu'elle m'impacterait autant. Il voulait que le Royaume divin de Saint-Uréa fondes un ordre pontifical pour purger les pêcheurs.
En tant qu'archéologue et historienne, j'avais pu lire bien des choses sur ce type d'ordre religieux. Croisade, guerre sainte, purification, grâce, embrasement. Des mots pour justifier bien des choses, de bonnes choses, mais aussi de mauvaises choses... Des purges ethniques, des missions pour les malheureux, des soupes populaires, des absolutions pour les infidèles. C'était un terme générique, qui sait ce qui pouvait réellement se cacher derrière les mots "Ordre pontifical". J'en savais foutrement rien, mais mon espoir venait de s'éteindre, était-ce là l'avenir des Francs-Marins ? S'en remettre à des préceptes religieux plutôt que d'étudier l'histoire et distiller les germes de la vérité ? Je ne savais pas... À ce moment précis, une autre idée m'avait traversé l'esprit: Le Lotus Noir. Étais-je plus habille qu'Elohim pour le juger ainsi ? Clairement pas. Je savais que les Francs-Marins étaient en train de perdre, nous étions la seule action frontale au nom de l'ordre et nous étions les "seuls" à faire des vagues devant un Gouvernement et une Marine toujours plus absolutiste, toujours plus puissante. Alors qui étais-je pour blâmer Elohim de prévoir un plan de secours en cas de fin des Francs-Marins ? Absolument personne... Je me devais de l'aider pour le moment, car c'était la seule chose qui nous unissait en dépit de nos flagrantes différences. Nous étions amis, et nous avions des idéaux. Mes fils n'étaient plus... Je m'étais relevée péniblement, mon genou me faisait terriblement souffrir depuis mon combat contre le Contre-Amiral Legrand... J'étais debout, j'avais posé un regard doux et apaisé sur Gabriel et Raphaël, avant de me détourner d'eux et d'observer Elohim.
C'est ce jour que j'ai compris... Compris que je n'étais plus Phendrana Kane, je n'étais plus cette pseudo-alcoolique, ni cette fumeuse de cigarettes de contrebande, ni cette énergumène qui ne pense qu'à tout détruire. J'ai pris conscience que j'étais Phendrana Kane, une femme intelligente, cultivée, puissante, que j'étais capable de mille et une prouesse sur les mers, que je devais enquêter sur le siècle perdu. J'ai compris qui j'étais. J'étais... Phendrana Kane.

"-Bah une bonne chose de faites..."

Je m'étais retournée vers Gabriel et Raphaël avant de tendre ma main droite avec un grand sourire, après tout, si je n'étais plus celle que j'étais je n'avais absolument aucune raison des vouloir leur mort... Ou pas. Bref.

"-Sans rancunes hein ?"
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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Mar 22 Mai - 14:53





Missive dans le Sanctuaire Papal


Célestin VIII était en proie à la plus profonde des réflexions, peut-être encore plus intense mais bien moins stressante depuis que le nouveau venu est arrivé. Depuis que son ami et conseiller était revenu.

- Si... Si Abraham le dit alors...
- Votre Sainteté !
Commença Gabriel, mais il se ravisa bien vite en voyant le visage du Saint-Père.
- Mais... Et cet ordre... Que va-t-il faire...

Cette fois, cet fut Abraham lui-même qui réagit. Son visage était chaleureux, compréhensif et aimant. Rester près de cet homme ressemblait à un doux apaisement constant.

- Œuvrer pour un monde meilleur. Le Cardinal Jeroahaz est un homme de foi et je suis convaincu que son but est simple, celui d'ériger en vérité l'accomplissement de la paix et de la miséricorde.
- Je ne puis regarder cela sans agir. Vos intentions sont peut-être louables, mais nous ne pouvons accorder à des étrangers le droit de transmettre leur foi blasphématrice ! Ils ont tenté de nous corrompre par des tours de passe-passe. Notre devoir est de pardonner celui qui nous offense, mais nous ne devons pas oublier ! Votre Sainteté, je vous en prie.

- Gabriel, reprit le Saint-Père, cette fois visiblement courroucé, mais il fut de nouveau interrompu par la voix douce et calme d'Abraham, qui agissait sur lui comme une véritable infusion de paix.
- Ce n'est rien, mon ami. Les doutes de ce cher Gabriel sont compréhensibles, et je lui en voudrais de ne pas les avoir tant sa tâche et son devoir sont ardus et nécessaires pour la survie de la foi. Mais...

Abraham se retourna, son sourire apaisant glissant lentement vers une mine plus sérieuse, plus sûre. En lui brillait l'éclat de la confiance, aussi bien en ses propres capacités que par ce que les autres pouvaient penser de lui. Il avait un don, un don véritable, pour placer les espoirs dans son être et écarter les doutes. Tel était donc cet homme qui aurait pu devenir le Saint-Père.

- Je sens encore dans vos cœurs les germes de doute, alors il est de mon devoir de les faire disparaître. Je me porte garant, aujourd'hui et à l'avenir, de cet ordre pontifical. Je les guiderai s'il le faut afin que vous sachiez que jamais il ne se détournera du droit chemin.

Les mots résonnèrent dans le palais au moment même où le clocher de l'Eglise se mit à sonner. Tout était parfait, millimétré et encadré.
Il n'en fallut pas plus pour Célestin VIII qui s'apaisa enfin pour de bon, comme soulagé. Raphael, lui, restait silencieux. Il t'avait effectivement serré la main, Phendrana, mais il était resté pensif depuis. Il ne savait que trop peu quoi penser et tout lui paraissait si soudain, si rapide. Il se souvenait de ces instants où, plus jeune, il écoutait Abraham parler et s'abreuvait de ses mots. Mais il était parti pour ne revenir que maintenant. Magnifique coïncidence providentielle ou...

- Je les guiderai. Au nom de Saint-Urea, de la foi et du Saint-Père, je mènerai moi-même les envies du cardinal Jeroahaz. Ensemble, je m'en porte garant, nous aiderons notre prochain et accomplirons ce pourquoi nous vivons et respirons sur cette terre. Par-delà les océans, plus loin que les montagnes, nous avancerons inlassablement pour apporter la parole de notre Seigneur.

Abraham se retourna enfin vers toi, Elohim, avant d'avancer dans ta direction. Ses yeux se plongèrent dans les tiens avant qu'il ne te tende sa main, amical et presque paternel.

- M'acceptes-tu à tes côtés, Cardinal Jeroahaz ?


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MessageSujet: Re: Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père   Ven 25 Mai - 15:06






Visiblement, le Cardinal Abaraham E. Bahamut était un homme très respecté. En outre, si on analysait le comportement et l'attitude nouvelle du Saint-Père depuis qu'il avait fait son entré, mais aussi son retour, celui-ci était beaucoup plus calme et beaucoup plus docile à parler. Était-ce donc ça le pouvoir d'un homme ayant le potentiel d'être Saint-Père mais qui refusa pour voyager dans le monde afin de voir de ses propres yeux ce qui ne se tourner pas rond ? Faisant profil bas, le Cardinal Jeroahaz écouta attentivement la conversation entre les deux hommes âgés avec des interventions impromptus de Gabriel. Au fur et à mesure, Elohim avait la conviction que cette rencontre allait servir à quelque chose. Et ceci était un grand pas pour lui, mais surtout pour la foi.

S'il ne laissait apparaître aucune émotion dans sa tête, c'était pourtant autre chose dans la tête du Cardinal. Il venait d'accomplir quelque chose qui avait de la valeur à ses yeux. Cette rencontre avec le Saint-Père s'était avéré tumultueuse, mais aussi pleine de surprise. L'arrivé impromptu d'Abraham avait donné une toute autre tourne à la situation. Mais la conclusion était bien celle attendue. L'attention d'Elohim se porta ainsi entièrement aux paroles du vieux Cardinal. Dans un sens, il ressemblait à son mentor, le pasteur Ezechiel et c'était peut-être pour ça qu'il buvait ses paroles comme s'il s'agissait d'un flot divin. Ainsi, ce fut aussi lui qui sortit l'homme de feu de sa torpeur et surtout de ses songes. Il parlait en étant convaincu de ce qu'il disait et il demanda une chose :

— M'acceptes-tu à tes côtés, Cardinal Jeroahaz ? avait-il dit.

Le regard d'Elohim s'embrasa et il balbutia quelques mots incompréhensibles en entendant la requête d'Abraham. Il n'était pas du tout prêt pour cette question. Se raclant la gorge, il reprit pourtant de plus belle en répondant à sa demande :

— Ce serait un honneur de vous avoir à mes côtés, Mon Cardinal. Je me dois pourtant de clarifier quelque chose. disait Elohim. J'aiderais les opprimés en votre compagnie, Mon Cardinal. Néanmoins je le ferai de la manière la plus discrète possible. Si des forces extérieurs venaient à apprendre que Saint-Urea coopère avec un homme dont la tête est mise à prix, tout sera fichu. J'ose dire que je serai l'Ombre et vous la Lumière guidant les hommes. concluait-il en souriant.

Le buste dressé, son regard se porta alors vers le Saint-Père. S'agenouillant face à celui-ci, son regard se figea et croisa le sien. Un regard plein de détermination pour bien faire comprendre qu'il n'y avait ici que des frères qui combattront ensemble. Ils combattront ensemble pour soigner ce monde en proie à la folie. Et c'est ainsi qu'Elohim termina cette rencontre :

— Puisse le Seigneur nous guidez et nous donnez sa bénédiction. En ce jour, l'Ordre Pontifical fait ses marques pour éradiquer la gangrène de ce monde.

Et ceci n'était que le commencement d'un projet bien plus grand...



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Missive dans le sanctuaire papale - w/ Phen & le Saint-Père
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