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 Oz Rivershade - Le Voltigeur

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Membre du Lotus Noir


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MessageSujet: Oz Rivershade - Le Voltigeur   Sam 3 Mar - 19:46



Oz « La Buse » Rivershade






Prénom et Nom: Oz Rivershade
Âge : 22 ans
Sexe : Masculin
Avatar : Joker – Persona 5
Groupe : Pirate
Métier : Vigie
Espèce : Humain
But : Se remplir de richesses aussi bien pécuniaires que d’aventures.

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Fruit du Démon : (sous réserve de validation) Hie Hie No Mi / Fruit de la glace (vu avec Zeke pour sa disponibilité)
Autres capacités : (sous réserve de validation) Aucune


Description physique


Soyons honnêtes, la première fois que vous voyez Oz, c’est clairement son regard qui va vous capter en premier. Ses yeux d’or dus à ses lentilles de couleur, d’où se dégagent une certaine joie, mais surtout une curiosité insatiable, comme s’il vous observait sous toutes les coutures pour tout savoir de vous. Sachez que ses yeux d’origine sont noirs.
D’ailleurs, vous ne le verrez jamais baisser le regard, sauf quand il vous parle du haut de son perchoir, préférant regarder au loin, dans le ciel, ou comme il aime à le dire « vers l’inconnu ».

Il a constamment l’air taquin, joueur, prêt à sauter de joie, ce qui contraste parfaitement quand un sujet de curiosité arrive, le rendant intéressé, presque dans sa bulle, rendant difficile le fait de lui parler puisqu’il ne vous écoute quasiment plus.
Ses cheveux noir de jais sauront aussi vous captiver, car après avoir bataillé maintes fois pour les coiffer, il a décidé de les laisser agir à leurs guises, les faisant jouer avec le vent, donnant l’impression qu’ils dansent de leurs pleins gré, proposant de temps à autre des petits reflets de lumières. Ils rebiquent, font des boucles, s’agitent presque instinctivement, mais ne viennent jamais déranger la vision de notre pirate.

Son visage est aussi ciselé que son esprit est agile. Pourtant, il regrette l’apparence juvénile que cela lui confère. Avec son menton imberbe où des poils ont autant de chances de pousser qu’un bananier en plein désert et ses pommettes aussi visibles que des fonds marins en pleine mer, on peut facilement le prendre pour un enfant sortant tout juste des jupons de sa mère. Sa bouche assez fine est toujours fendue d’un sourire.

Le corps de Rivershade a déjà fait fondre plusieurs damoiselles qui l’ont observé sous toutes les coutures quand il s’amusait à faire l’idiot dans une taverne en grimpant de partout tel un singe à poudre. Frôlant le mètre soixante-seize, il peut aisément se faufiler et attraper des prises plus hautes. Un corps fin et bien entretenu se perçoit à travers ses vêtements lors des efforts. D’ailleurs, il a déjà rendu jaloux plusieurs marins avec ses abdominaux et ses pectoraux saillants. Ce n’est évidemment pas dans l’excès, juste de quoi être en bonne santé et bien musclé pour ses différentes positions abordées dans le travail de vigie et quand il aide à sortir ou rentrer les voiles.
Malgré des traits particulièrement plaisants à regarder, sa peau est légèrement bronzée par le soleil, donnant une couleur dorée, scintillante. En même temps, à force d’être toujours perché dans les hauteurs, le soleil ne fait aucun cadeau.

Son style vestimentaire est proche de ce qu’on pourrait appeler de l’idiotie à l’état pur. Il adore les couleurs sombres, tel que le noir, le rouge. Pourtant, il lui arrive aussi de porter des vêtements bien plus légers pour avoir plus d’aisances dans ses acrobaties aériennes sur un bateau. Il arbore à ce moment une chemise blanche ample ouverte, un pantalon le laissant agir comme il l’entend. Ce genre de tenues facile à trouver et surtout pratique, mais qui ne protègent en rien son corps fragile.
Sinon quand l’occasion l’exige ou que le temps se fait froid et pluvieux, il adore se blottir dans son long manteau noir à grand col relevé. Le protégeant efficacement des intempéries.
Il trouve plaisant à arborer un masque blanc quand il met pied à terre ou dans un endroit où on pourrait l’identifier. N’imaginez pas que c’est pour se donner un style qu’il porte cet accessoire. En réalité, ayant entendu beaucoup d’histoires de pirates, il a appris qu’il fallait masquer son identité à travers un surnom ou un accessoire pour ne pas remonter à la famille et s’en servir comme d’un moyen de torture contre lui. Comme il se méfie des Francs-marins et de la Marine, ne sachant pas de quoi l’avenir sera fait, il préfère protéger ses proches.



Description mentale


Vouloir parcourir les différents chemins de l’esprit d’Oz peut s’avérer ardu pour le premier idiot venu. Pourtant, si vous arrivez à discerner notre voltigeur, vous pourrez facilement voir à travers lui.
S’il vous arrive de le rencontrer au détour d’un saut périlleux, vous entendrez d’abord son rire aérien. Un rire qui vous transporte, car notre adorable tête brûlée est ainsi, toujours joyeuse, s’amusant de tout et de rien, voyant le bon côté des choses continuellement.
Cependant, admettons que vous êtes suffisamment rapide pour vous approcher de lui. Alors c’est un bombardement de questions qui vous attend avant de boire et s’amuser en sa compagnie, il vous entraînera au sommet des mâts les plus hauts pour vous faire admirer la vue.
Notre compatriote est ainsi, une curiosité insatiable, des yeux qui scrutent tout ce qui est à leur portée avant de s’amuser et faire découvrir aux autres la liberté et la joie de parcourir librement et sans filets un monde entier qui ne demande qu’a révélé ses secrets devant vos yeux.

Ne soyez pas trop pressé à vouloir rencontrer cet homme qui vit dans les hauteurs, car il pourrait bien vous réserver quelques surprises.
Tout homme aussi jovial et agile ne peut pas être parfait. Il mentirait s’il vous soutenait qu’il a horreur du danger. Qu’il ne veut pas se jeter dans une bataille juste par plaisir. En réalité, cet acrobate est une vraie tête brûlée, un funambule qui adore jouer avec sa ligne de vie. Pour lui, il n’y a rien de plus exaltant qu’un moment où tous les destins sont joués et où le hasard décide.
Il ne veut plus d’une vie toute décidée à l’avance, il veut que tout soit un mélange d’aventures, de chances et de hasard.
Admettons qu’une bagarre de taverne se déclenche, il s’amusera et observera la situation en hauteurs, mais si une malheureuse choppe perdue se brise vers lui, alors d’un grand rire il se jettera dans la mêlée, fera les poches à ceux qu’il peut et distribuera quelques coups bien placés.
Oz est un véritable singe à poudre.

Tout ça est très amusant me dire-vous, mais qu’en est-il s’il devait faire un choix entre son envie de se battre et sa loyauté envers un capitaine ou un équipage.
Le choix sera assez difficile pour lui, il pourra hésiter sur le moment, mais n’ayez crainte, un équipage est important pour lui, son passé lui a appris que c’était une chose importante à protéger et faire passer avant son propre plaisir. Il écoutera les ordres et agira en fonction, remplis d’un sérieux que vous ne pourrez distinguer qu’à travers ses yeux, ne se détachant jamais de son sourire en situation d’action.
D’ailleurs, vous l’avez sûrement compris, mais il sera toujours le premier à vouloir créer une situation d’amusement sur un bateau. Les trajets, c’est intéressant pour lui, mais le faire avec des rires, c’est encore bien mieux et si de la boisson accompagne le tout, alors c’est parfait.

Maintenant admettons qu’un franc-marin s’approche de lui, pensez-vous qu’il aura le même accueil ? Bien entendu que oui, car Oz est si naïf qu’il pensera que ce sera un nouveau adepte de la boisson. Cependant, si ce dernier avoue à quelle faction il appartient, notre ami se montrera distant. Il n’a pas un avis négatif sur ce groupuscule, mais il pense que des trésors comme cet hypothétique siècle perdu ou ces mythiques armes antiques devrait servir à combler une curiosité plutôt que détruire.
La Marine n’est pas mieux lotie à ces yeux. Il n’entend d’eux que les échos au détour d’une sortie de spectacle ou au coin d’une rue malfamée. Pour lui, ce sont juste des personnes abruti par des lois qui les dépassent et veulent faire régner un pseudo-sentiment de justice et de paix. En échange de cet idéal, ils sont prêts à étouffer toutes traces de liberté, de création, de joie. Ils préfèrent tuer que discuter, vitrifier une zone au lieu de réellement la pacifier.
Si un conflit devait éclater entre ces deux camps, il n’en aiderait aucun, sauf si une bonne raison l’y pousse. Il pourrait y intervenir juste pour son propre camp, profitant de l’occasion et de la fin du combat pour affaiblir les deux parties.
Mais cela n’est-il pas tout simplement des aprioris ? Si quelqu’un prenait vraiment le temps de lui expliquer en quoi consiste son camp, ne pourrait-il pas le faire changer d’avis ? Pas sur le coup non, mais au moins il vous écoutera et vos paroles feront peut-être un chemin dans son esprit. C’est une tête brûlée, pas un idiot.



Histoire


Il fait froid, si froid. La glace s’insinue petit à petit en lui, dans sa peau, dans sa chair, dans ses os. Comme si un millier d’aiguilles vous transperçaient en même temps. Il sentait sa chaleur le quitter petit à petit, le hasard venait de livrer les cartes, c’est ainsi que sa vie allait se terminer ? Le froid consumait tout, il devait se réchauffer. Il se roula en boule, frictionnant ses mains contre ses bras. On dit que lorsque la mort approche, on revoit sa vie devant ses yeux, c’est si vrai, Oz vit le film commencer au fond de lui, mais d’une manière à laquelle il ne s’attendait pas.

Il se revit encercler par les marines, le petit coffre en acier à la main. Il venait d’être coincé dans un cul-de-sac, comment il avait pu être aussi bête ? Se faire piéger si facilement. Les marines avaient tous dans les yeux cette flamme, la flamme que le sang coulera cette nuit. Derrière eux se trouvait le port avec les bateaux qui paressaient tranquillement. Il ne devait pas mourir, il ne pouvait pas mourir, il serra dans son autre main le masque pris à la vite lors de sa fuite, un masque blanc, avec du noir autour des yeux.
Les marines avaient leurs sabres au clair et leurs pistolets en silex pointé vers lui. Il se revit abandonner tout espoir et tout placer dans un dernier geste, celui d’ouvrir cette petite boite et de croquer à pleines dents ce qui se trouvait à l’intérieur. Puis un silence mortel qui s’abat. Il ouvre à nouveau les yeux, les marins ne sont plus là, il est seul. Une brume lourde rase le sol et s’approche petit à petit de lui.
Les bateaux commencèrent à être couvert de givre, la douleur revenait, non, il devait la fuir, il ferma à nouveau les yeux, voulant remonter le temps.

Le voltigeur cligna sous la lumière agressive. Il était sous une immense tente rouge, les pieds dans du sable. Il était revenu au cirque, quand son regard se posa sur ce qu’il tenait dans les mains, son esprit se dégagea de son corps, il se voyait de l’extérieur tendre cette petite boite en acier vers ses compagnons du cirque. Il la montrait à Fleur-De-Misère, la belle dont il était conquis. Belette venait lui donner une bourrade dans le dos pour le féliciter d’avoir récupéré un fruit du démon. Boulet le disputait, lui expliquant qu’ils s’étaient inquiétés pour lui et qu’il était bien trop fou d’avoir fait ça, lui demandant où il l’avait trouvé.
Oz regardait la scène, voulant interagir avec ses compagnons, il essaya de les toucher, mais passa au travers. Il se vit se gorger de fierté devant ses compagnons, ce qu’il pouvait être naïf.
L’inéluctable arriva, des larmes perlaient sur ses yeux en revoyant la scène. La Marine qui débarque en force, saccageant tout ce qui passait sous leurs lames, réclamant le petit coffre. Jamais Oz n’avait voulu de ce saccage, il voulait juste épater Fleur-De-Misère. Il ne savait pas ce qu’ils étaient devenus maintenant.
Celui qui avait condamné ses compagnons prenait ses jambes à son cou, c’était la règle, chacun pour soi si l’un de nous se fait prendre, tout le monde se retrouveras plus tard. Cette règle était idiote, il se vit s’échapper par la porte des artistes, saisissant au passage un masque blanc, se dirigeant vers le port.
Le réel Oz se retourna et vit un amiral. La tente était à nouveau vide. Une lame bleutée se trouvait dans ses mains, du givre se formait sous ses pieds. Le Froid. Il était encore là, présent, toujours à le chasser. Sa démarche inéluctable vers Oz. Il recula et trébucha, pourtant, il ne sentit pas le sol.

Il se retourna et attrape in extremis le rebord d’une fenêtre à quinze mètres du sol. Il venait de sauter d’un toit pour suivre le convoi de marines en contrebas.
Après l’un de ses numéros, il s’était promené en ville à la recherche de quelques objets pouvant accidentellement tomber dans sa poche et avait entendu une conversation. Des marines auraient accosté et trimballeraient avec eux un étrange petit coffre. Un détail vint dessiner un sourire sur le visage de notre acrobate. Ils ne seraient pas beaucoup, comptant sur la nuit et leur discrétion pour passer rapidement à travers la ville.
Pour Oz, cela signifiait une prise facile et un nouveau moment pour mettre en jeu sa vie. Que pouvait renfermer ce coffre ? Des trésors ? Une médaille ? Il voulait le découvrir.
Il avait eu du mal à localiser le petit convoi de cinq personnes. Ils faisaient tout pour être discret et avaient même mit une tenue civil, mais leurs armes brisaient ce déguisement.
Depuis, il les avait suivis de toit en toit. Bondissant et se cachant dans la pénombre quand il le devait pour ne pas être repéré. Il avait longtemps fait des vols comme ça, ce n’était pas difficile pour lui de les suivre, sauf au moment où il manqua de rater la fenêtre.
Maintenant le convoi était en dessous de lui, il repéra la petite boite que transportait la personne du milieu, elle n’avait pas l’air à son aise.
Oz sourit et se laissa tomber sur elle.
Le pauvre bougre se retrouva assommé tandis que le phénomène de foire en profita pour prendre la boite et s’enfuir. Il entendit des cris et des ordres derrière lui, mais bondit de ruelle en ruelle, tentant de les semer.
Il arriva enfin devant le chapiteau du cirque, ses compagnons allaient être si fiers de lui. Il venait de s’accaparer un trésor inestimable, du moins il l’espérait, et il avait semé sans problèmes un détachement de la Marine.
Une carte était accrochée à l’entrée de la tente. Il l’ouvrit sans se rendre compte qu’un silence pesant s’était installé autour de lui et que du givre recouvrait le chemin qu’il avait emprunté.

Le siècle perdu et les armes antiques sauveront ce monde….maintenant soulève toi avant que le Froid ne t’attrape…

La lettre était signée par un certain Le Duc, une personne dont Oz ignorait tout même son groupuscule à part ce qu’il en avait entendu, des sortes de révolutionnaires un peu trop brutaux.
La lettre commençait à geler entre ses mains. Quand elle se brisa une vague de froid projeta Oz en arrière.

Il se réveilla dans une bibliothèque. Il s’était encore endormi entouré de livres sur divers sujets, comme la botanique, l’ornithologie, des ruines, les légendes, les pirates et marines de renoms.
Comma à son habitude, il venait la nuit dans ce type d’endroits pour satisfaire sa curiosité maladive.
Il fallait bien reconnaître que le travail qu’il avait fourni au cirque avait fini par payer. Il pouvait maintenant se balader sur les toits de la ville en trouvant bien plus facilement les accroches qu’à l’époque. Il avait aussi appris à crocheter une serrure de fenêtre ou faire les poches des badauds pour récupérer de quoi se nourrir.
Pourtant rien de tout ça ne calmait sa soif d’apprendre, son envie de tout connaître. Il avait entendu parler des Francs-Marins récemment, il n’avait pas tellement prêté l’oreille. De ce qu’il a compris, c’était des personnes qui se penchaient sur le Siècle Oubliée et les Armes Antiques. Notre jeune acrobate aimerait tellement se plonger dans ce siècle qui devait regorger de curiosités en tout genre. Un jour, peut-être qu’il verrait pour rejoindre les francs-marins. Ils étaient difficiles à trouver, un jour peut-être.
Pour le moment il se reconcentra sur son livre, adossé à une étagère de bibliothèque. Le livre semblait vieux par sa couverture en cuir usé. Il parlait des fruits du démon connu. Ces étranges fruits au goût horrible donnant des pouvoirs à celui qui les mange. Apparemment certains donnaient la capacité de se transformer en animaux, d’autres en lave, certains en miroir ou capable de créer des barrières. Il aimerait bien contrôler le feu, ce serait pratique pour le cirque et cela donnerait encore plus de show. Il s’imaginait créer des boules de flammes, cracher des flammèches, ce genre de choses. De quoi épater toute la bande et surtout la belle rouquine, elle avait un nom de fleur, il n’arrivait pas à le retenir, Fleur-De-Printemps ? Peut-être de pluie…
À travers la fenêtre, l’aube commençait à se manifester. Il était temps pour le jeune apprenti du cirque de ranger tous ces vieux livres et rentrer vers sa nouvelle famille. Il essayait de ne jamais penser à ce passé si ennuyeux.
Quand il prit le dernier livre pour le ranger, un œil jaunâtre l’observait à travers l’étagère, là où aurait dût se ranger le recueil d’histoires.
Oz eu juste le temps d’esquiver sur le côté qu’une lame bleutée passa à travers et fit voler en éclats la bibliothèque, créant une tempête de givre. Ses pieds commencèrent à geler, non, il ne devait pas s’arrêter, il devait continuer. Il devenait de plus en plus dur de lutter contre ce froid intense.
Des cris provinrent au loin, une flamme se promenait, il voulait rejoindre cette flamme, ne regardant qu’elle.
Avec de grandes difficultés, il avança un pied après l’autre, essayant toujours d’accélérer pour courir après cette flamme. Petit à petit, il y arrivait et se mit enfin à courir tant bien que mal, s’éloignant d’une silhouette déchiquetée maniant une lame d’un bleu glacial.

Le décor changea brusquement, le blanc, laissant place au noir des murs, le ciel bleu laissant la chaleur du soleil le réchauffer. Pourquoi était-il parti déjà ? Pourquoi courait-il ? Pourquoi avoir fugué de chez ses parents ?
Les cris des esclavagistes se rapprochaient derrière lui. Il ne voulait pas finir entre leurs griffes. Il commença à sentir des larmes perler sur ses petites joues d’enfant de treize ans.
Il vit au loin une tente rouge, il devait s’y réfugier s’il voulait sauver sa peau. Il courait encore et encore, son souffle devenait de plus en plus court, il n’était pas très agile et devait ralentir pour franchir un obstacle, perdant du terrain.
Le rouge salvateur se rapprochait de plus en plus de lui. Il pouvait presque sentir le souffle des enleveurs d’enfants sur sa nuque.
Il se rua à travers l’ouverture de la tente, trébucha et tomba par terre, glissant sur du sable pour finir aux pieds d’un groupe bizarre.
Il y avait un homme qui avait le visage allongée, on aurait dit un animal, une jeune fille aux cheveux de feu, un gros costaud tatoué aussi.
Oz regarda derrière lui et vit les esclavagistes arriver tranquillement, un immense sourire au visage. Le jeune garçon supplia des yeux les inconnus.
Il y eu des échanges de mots que le garçon ne comprenait pas, vu la réaction des gros balourds en face, ça ne devait pas être gentil. L’un des esclavagistes sortit un couteau et menaça celui à visage de belette. Le gros costaud arriva et se mit à rire en brisant le poignet d’un des balourds.
Oz ne comprenait pas très bien, mais apparemment, il faisait partie d’une troupe. Les kidnappeurs partirent non sans proférer des menaces.
Les inconnus aidèrent le petit à se relever en le questionnant sur sa famille. Oz réfuta tout en bloc, disant ne plus vouloir aller dans cette famille ennuyeuse, il ne voulait pas d’une vie toute décidée à l’avance.
Les gens du cirque essayèrent de le convaincre que c’était dangereux dehors sans personnes pour veiller sur lui. Mais Oz campait sur ses positions en affirmant qu’il préférait être seul qu’avec l’ennui d’une vie monotone.
La Belette soupira et lui proposa un marché, il pouvait rester auprès d’eux à condition qu’il écrive une lettre à ses parents pour lui expliquer où il était et avec qui. En échange du git et du couvert, il devrait travailler pour le cirque.
L’accord avait été scellé et le jeune homme se mit à aimer s’occuper dans un premier temps des lumières puis finir par s’occuper des cordages en développant son agilité et enfin faire partie des numéros en devenant un voltigeur. Il ne voulait plus quitter cette vie, il voulait tout faire pour rester avec eux.
Les couleurs chatoyantes, la fièvre du spectacle, les acrobaties qu’il effectuait, les gens scandant son surnom, ils hurlaient tous le même : La Buse.
Il bondissait sur son fil, faisant exprès de chuter pour se rattraper avec sa main, se délectant des cris de terreurs des spectateurs, puis remonta sur son fil pour continuer sa traversée avant de tomber et attraper un trapèze, se balancer, le lâcher et dans une pirouette aérienne retomber au sol sur ses pieds.
Oui, il était si bien dans cette troupe qui l’avait accueilli. Quand il rouvrit les yeux pour saluer la foule, elle n’était plus là. Le cirque était vide, sa respiration accélérer commençait à dégager un nuage de fumée au fur et à mesure que la tente prenait une teinte bleutée.
Il le savait qu’elle revenait sans cesse, plus il courait, plus elle marchait, prenant son temps, un moment ou un autre Oz serait essoufflé, se reposerait et le Froid sera là, le rattrapant inlassablement.
Il lui restait un dernier sanctuaire, il le savait, mais ne voulait pas y retourner.
Le froid devenait de plus en plus agressif à chaque secondes perdue. Il soupira et ferma les yeux.

Un bruit sourd qui se répétait inlassablement. En rythme, un bruit qui réglait comme une horloge la vie d’Oz. Il ouvrit les yeux et se vit à nouveau à l’extérieur de lui-même, contemplant la forge de ses parents. Son père apprenant à un jeune enfant aux cheveux en bataille à tenir un petit marteau en lui disant qu’un jour tout ça sera à lui et il devra perpétuer l’héritage de ses ancêtres.
Le jeune gamin lâcha le marteau et alla plutôt observer une fourmilière pas loin avant de se faire à nouveau placer devant la chaleur de la forge par son père tandis que sa mère s’occupait du jardin.
Une vie prédéfinie, une vie rêvée peut être pour certains, mais une vie qui n’appartenait pas à Oz. Une vie où tout était écrit. Le temps accéléra sa course, jour après jour, nuit après nuit, avant de voir un moment un petit-enfant de douze ans sortir en cachette avec un bagage sur le dos et prendre la poudre d’escampette, observant les étoiles au lieu de regarder la forge.
Une histoire banale n’est-ce pas ? Un simple garçon qui rêvait d’autre chose qu’une routine.
L’acrobate ne se retourna même pas quand son souffle faisait à nouveau de la fumée.
Voilà qui était fait, sa vie entière avait défilé sous ses yeux, la mort n’avait plus qu’à faire son œuvre désormais. Il était si épuisé, si fatigué, il voulait se reposer.
Il sentit le froid mordant sur sa nuque et vit le bout d’une lame bleutée traverser son torse.
Le froid se répandait petit à petit en lui, il allait enfin être libre, voltiger dans les nuages. Ses membres s’engourdissaient quand il sentit qu’on lui tirait la manche.
Il baissa son regard endormi et vit le petit-enfant qui avait fugué la lui tenir, l’observant sans dire un mot. Que voulait-il ? Pourquoi il ne partait pas ? Il voulait qu’on le laisse enfin tranquille.
Le petit garçon fit une moue désapprobatrice et pointa de son petit doigt le ciel étoilé.
C’est vrai, il avait voulu aller tout là-haut à une époque. Pour ça qu’il aimait être voltigeur, il se rapprochait des étoiles de toutes ces choses à découvrir.
Des secrets encore inconnus de tous et surtout de lui. Pourquoi tout devait se finir maintenant ? Non. Pourquoi renonçait-il à toutes ces merveilles qui l’attendent ? Non. Pourquoi devait-il….NON !
Il agrippa la lame qui le transperçait de toutes ses forces pour la repousser. Il sentit le froid refluer dans l’acier froid, il n’abandonnerait jamais, il lutterait jusqu’à ce qu’il crève, mais jamais il ne renoncera à voir de ses yeux tous les trésors de ce monde.
La lame se mit à plier, l’enfant sourit à nouveau et il revit toutes les images à l’envers, mais avec quelques choses en plus. La foule l’acclama après avoir fini son numéro dans un tonnerre d’applaudissements, un livre trouva enfin sa place sur son étagère, un pan d’une tente se souleva pour donner sur des visages amicaux, ses compagnons s’enfuirent tous dans des directions opposées et dans un dernier flash la lame éclata en mille morceaux.
Il se réveilla dans la ruelle, avec les bateaux qui paressaient dans le port. Les soldats de la Marine étaient tous gelés jusqu’à l’os. Un cercle de givre se trouvait tout autour du jeune acrobate. Il ne savait pas ce qu’il avait fait, il n’avait rien contrôlé, juste répondu à une pulsion.
Avant de s’évanouir, il se rappela un livre sur les fruits du démon, chacun réagissait différemment en fonction de la situation, le sien semblait lui avoir fait passer une épreuve pouvant être mortel. Le noir s’abattit sur les yeux d’Oz qui sombra dans l’inconscience.

Le réveil fut très douloureux, comme si tout ce qui composait son corps craquait à chaque respiration. Il se réveilla et posa ses deux pieds au sol et observa la pièce. Il était dans une espèce de chambre d’auberge, avec juste un lit, une petite table avec un pichet d’eau, un verre et une fenêtre donnant sur la rue animée. Au loin, il observa la mer calme, South Blue n’a jamais été aussi belle à ses yeux que maintenant qu’il avait échappé de peu à la mort.
On frappa à sa porte et un petit homme grassouillet avec une calvitie avancée passa timidement sa tête à travers l’entrebâillement. Il observa le sol au niveau des pieds d’Oz, quand ce dernier baissa son regard, il vit une fine pellicule de givre entourer la zone. L’acrobate se mit à paniquer ce qui accentuer encore plus le givre formant de petits pics.
L’homme le rassura immédiatement et lui dit que c’était normal pour un nouvel utilisateur. Il rentra avec un plateau repas.
La journée s’écoula tandis que le petit homme du nom de Van lui expliqua qu’il l’avait retrouvé dans la rue, entouré des corps congelés des marines. Il l’avait ramené dans son auberge pour prendre soin de lui malgré le danger que représentait d’héberger un criminel. Oz avait apparemment baragouiné dans son sommeil, c’est ainsi que Van eut connaissance du fait qu’il était un nouvel utilisateur de fruit du démon. Il lui proposa de l’aider à se contrôler ayant vu passer moult de personnes dans son auberge et quelques utilisateurs avec qui il avait échangé, il possédait ainsi quelques connaissances dans le milieu. En échange de son aide et d’une chambre, il lui demanda de l’aider à l’auberge.

Les semaines s’écoulèrent tandis qu’Oz apprenait de mieux en mieux à se servir de son pouvoir la nuit, tandis que le jour, il rivalisait d’adresse et de spectacles pour servir les clients rendant ainsi l’auberge plutôt populaire. Il faut avouer que c'est toujours amusant de voir un serveur vous apporter votre assiette en marchant sur les mains ou en grimpant le long d'une poutre pour vous la descendre via le lustre.

Une nuit, il voulait voir ce qu'il pouvait faire. Il avait installé un mannequin fait avec de vieilles barriques dans l'arrière-cour, le renforçant avec des coussins bons à jeter. Il soupira et se concentra face à ce qu'il imaginait être un adversaire. Il ouvrit ses yeux jaunes dû aux lentilles récemment achetées. Ses mains se transformèrent en griffes de glaces et il sauta sur le côté comme pour éviter un coup, tournant sur lui-même pour asséner un coup de griffe dans le tonneau qui laissa une trace de givre. Il sauta en l'air pour rejoindre l'opposée du mannequin tout en donnant des coups dans les épaules. Il simula une nouvelle contre-attaque en se baissant, faisant apparaître de la glace sur sa jambe tendue pour faucher la base des tonneaux qui s'envolèrent. À ce moment, Oz fit apparaître des pics de glaces informes autour de lui qu'il lança sur les tonneaux pour les transpercer violemment et les ficher dans le mur extérieur de la taverne. Il créa deux couteaux de glaces qu'il lança sur deux barriques qui menaçaient de tomber au sol, finissant de les clouer.
Oz souffla et fit disparaître ses griffes de gel. Il afficha ensuite un immense sourire, il avait enfin appris à manipuler son fruit.

Son style était tout à son image : Dynamique, préférant se baser sur sa propre rapidité et son agilité, mais il ne négligeait pas la force brute, de temps à autre il l'utilisait pour voir les capacité de son fruit avec son niveau actuel.
Une fois qu’il était prêt, il voulut reprendre la mer et se diriger vers de nouveaux horizons. Un jour, il retrouvera peut-être des personnes du cirque, mais la règle voulaient qu’ils aient tous quitté l’île.
Il ne pouvait décidément pas aller au port avec sa belle gueule et demander à monter sur le premier pont venu. C’est à ce moment que le destin lui donna un petit coup de pouce.
Alors qu’il servait des clients comme à son accoutumé à grands renforts de rires, de pirouettes et d’acrobaties, un certain Shapo vint à sa rencontre.
Il lui expliqua qu’il formait un équipage et qu’il comptait braver la mer de tous les périls pour se hisser en haut du classement des pirates. Oz rêvait quant à lui de découvrir les richesses du monde, ce que lui promit Shapo s’il acceptait d’être sa vigie.
Un accord fut conclu entre les deux hommes et le lendemain, Oz embarquait sur un navire, du moins il le pensait avant de découvrir, à côté d'un magnifique brick-goélette, une simple petite barque assez étroite où Shapo sauta à l'intérieur tout joyeux. Ce n'était pas l'image qu'il se faisait de son départ épique, mais c'est ainsi que commença son aventure en rejoignant l’équipage d’Eden Garden.




Sinon, ton pseudo à toi, derrière l'écran ? Yanxon
Si t'as un commentaire à faire, fais-le maintenant ! Navré si l’histoire parait boiteuse, c’est un exercice que j’ai voulu tenter. Sinon très beau forum avec des systèmes vraiment intéressant Smile


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MessageSujet: Re: Oz Rivershade - Le Voltigeur   Lun 5 Mar - 12:00




Validation


Salut Oz ! Me voilà enfin sur ta fiche Very Happy

Qualité : 400/500


un nouveau adepte -> nouvel

Il se revit encercler par les marines -> encerclé

Il se retourna et attrape in extremis -> attrapa

sa respiration accélérer commençait à dégager un nuage de fumée -> accélérée

Bon ! Un style correct, mais parsemé de pas mal de fautes, et parfois même de certains mots qui nous empêchent de bien te suivre. Pense à bien te relire surtout !

Cohérence : 350/500


Des marines auraient accosté et trimballeraient avec eux un étrange petit coffre -> ouhla. J’ai jamais compris pourquoi c’était nécessaire de transporter un fruit avec un convoi extrêmement pas discret. Si c’est quelque chose de dangereux et d’important, on le cache, on l’expose pas devant tout le monde, tu penses pas ?

Il l’avait ramené dans son auberge pour prendre soin de lui malgré le danger que représentait d’héberger un criminel -> Ca par contre, ça n’a vraiment pas de sens. Tu es un criminel, il ne peut pas être sûr de ton innocence. Jamais de la vie un type normal aurait pu vouloir t’aider haha C’est trop simple !

En-dehors de ça, j’aime beaucoup le délire post-bouffage de fruit. C’est quelque chose qui m’a toujours paru logique, mais qu’on ne voit que trop peu souvent. Bien joué !

Longueur : 150/250


Si ton histoire est globalement longue, le flou général que tu as volontairement installé nous empêche finalement de bien situer ton perso, et c’est assez dommage. Des dialogues auraient été bienvenus, pour comprendre au mieux sa psychologie et son comportement vis-à-vis des autres, et une véritable scène de combat avec ton fruit, plutôt que le seul entrainement, n’aurait pas été une mauvaise idée !

Originalité : 400/500


Le délire traumatique est en soi une super idée, tout comme l’idée de ta prez sous forme de flashbacks désordonnés ! Néanmoins, je regrette un peu que tu n’aies pas essayé de t’impliquer plus dans le délire One Piece avec certaines touches d’humour habituelles et propres au manga.

Subjectivité : 250/250


Une prez vachement sympa que tu nous présentes là, assez atypique, il faut l'avouer ! J'ai beaucoup aimé te lire et j'ai hâte de voir ce que tout va donner dans l'équipage Very Happy

Le fruit t’est accordé o/

Note finale : 1500 Dorikis





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